La grâce des brigands – Véronique Ovaldé

Alors que je pensais avoir glissé Esprit d’hiver de Laura Kasischke dans mon sac, c’est finalement La grâce des brigands qui s’y trouvait et que j’ai donc commencé à lire. Tous deux reçus dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire de Price Minister, c’est surtout le premier qu’il me fallait (et me faut) critiquer et noter.

 

Résumé : Maria Cristina Väätonen a seize ans lorsqu’elle quitte la ville de son enfance, une bourgade située dans le grand Nord, entourée de marais et plongée dans la brume la plupart de l’année. Elle laisse derrière elle un père taciturne, une mère bigote et une sœur jalouse, pour s’installer à Santa Monica (Los Angeles). C’est le début des années 70 et des rêves libertaires. Elle n’a pas encore écrit le roman dans lequel elle réglera ses comptes avec sa famille, et qui la propulsera sur la scène littéraire. Et elle n’est pas encore l’amante de Rafael Claramunt. Séducteur invétéré, cet excentrique a connu son heure de gloire et se consacre désormais à entretenir sa légende d’écrivain nobélisable.
Est-il un pygmalion ou un imposteur qui cherche à s’approprier le talent de Maria Cristina Väätonen ? (quatrième de couverture)

 

Mon avis : Et bien, c’est un avis partagé que je vais vous livrer cette fois. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, à m’attacher au personnage et à cette narration extérieure, ce narrateur qu’on ne parvient pas à identifier (ou alors je suis passée à côté).

 

Le style d’écriture est agréable, fluide mis à part certaines phrases très longues où l’on finit par se perdre un peu. L’histoire est découpée en épisodes, en périodes de la vie de Maria Cristina qui ne suivent pas toujours un ordre chronologique mais qui se répondent. L’enchainement entre ces différentes parties n’est pas très clair, on a l’impression de tranches de vie mises côté à côte. Et c’est peut-être ce qui m’a un peu perdue en chemin.

 

La grâce des brigands c’est cette petite fille issue d’un village canadien propulsée à Los Angeles, un monde dont elle ne connait les codes, à milles lieux de l’univers dans lequel elle a grandi, grâce à une bourse. Petit à petit, elle délaissera les cours, commencera à écrire et son innocence sera à la fois son meilleur atout et sa malédiction.

 

Quant au fameux appel de sa mère et cet enfant qu’elle veut lui confier, ce moment qui ouvre le livre, il n’est que prétexte à raconter ces quelques tranches de la vie de Maria Cristina puisqu’il n’est traité que dans les 30 à 50 dernières pages. Et puis, plus que tout, le quatrième de couverture met l’eau à la bouche, ouvre plusieurs voies et celles-ci ne sont finalement pas explorées à fond. Ce qui m’a laissé un goût de trop peu.

 

Bref, je n’ai pas détesté mais je n’ai pas adoré, ce n’est pas un roman qui m’a transporté ou m’a touché. Serais-je passée à côté ?

 

Ma note : 14/20
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