D’un livre à l’autre, un monde de différences

Grand écart entre ces deux derniers livres passés entre mes mains. Qu’il s’agisse de la langue dans laquelle ils ont été écrits (et lus), de l’intrigue, du style ou encore du monde dans lequel ils nous emportent…

Mientras vivimos – Maruja Torres (Tant que nous vivons en français)

Résumé : Judit a 20 ans et veut être comme Regina Dalmau, une romancière célèbre qu’elle admire de façon obsessionnelle. En ce jour de la Toussaint, elle marche dans Barcelone vers l’appartement de son idole, persuadée que celle-ci va reconnaître son talent littéraire et l’aider à quitter sa banlieue populaire. Judit ignore que Regina, à l’approche de la cinquantaine, se pose des questions sur son succès et le sens de ce qu’elle écrit. Elle engage Judit comme secrétaire. La présence de la jeune femme chez elle va obliger Regina à affronter les véritables raisons de sa crise et à chercher dans un passé qu’elle a mis sous clef dans une pièce interdite le souvenir de celle qui a guidé ses pas d’écrivain. Dans cette passionnante histoire d’admiration, de jalousie, de vérité et de mensonge, de haine et d’amour, trois femmes sont à la recherche de leur identité et de leur place dans le monde. Ce roman a reçu le prix Planeta 2000. (Babelio)

Mon avis : J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, dans les premiers chapitres. Sans doute parce que j’ai trouvé le personnage de Judit assez antipathique au début, car il se mêle chez elle la rêverie obsessionnelle et l’espoir extrême avec une ambition démesurée. La rencontre avec Regina ne m’a pas non plus séduite. Jusqu’à ce que l’on plonge dans son passé qui, comme souvent, éclaire son présent.

Des débuts difficiles donc et une fin qui m’a totalement conquise. Sans doute cela s’est-il amorcé dès le milieu du roman. Bref, il s’agit d’une très belle histoire sur les liens, autres que ceux du sang, qui peuvent se créer entre deux personnes. Sur les projections de l’une sur le futur de l’autre, sur la voie que celle-ci choisie, sur la culpabilité, les regrets mais aussi et surtout sur ce qui est transmis à l’autre et sur l’amour. Et sur l’influence de tous ces éléments sur la personne que l’on devient.

Pour un roman qui m’a conquise difficilement, j’en suis sortie remuée, troublée et satisfaite finalement.

Allegiant – Veronica Roth (3e tome de Divergente)

Résumé : La société de factions en laquelle Tris Prior croyait autrefois est fracturée par la violence et les luttes de pouvoir et marquée par les morts et les trahisons. Donc quand on lui a offert une chance d’explorer le monde au-delà des limites qu’elle connaît, Tris était prête. Peut-être qu’au-delà des frontières, elle et Tobias trouveront une nouvelle vie simple ensemble, sans mensonges compliqués, loyautés enchevêtrées et souvenirs douloureux.
Mais la nouvelle réalité de Tris est encore plus inquiétante que celle qu’elle a laissée derrière elle. Des découvertes anciennes deviennent rapidement vides de sens. De nouvelles vérités explosives changent le coeur de ceux qu’elle aime. Et une fois de plus, Tris doit se battre pour comprendre les complexités de la nature humaine – et d’elle-même – tandis qu’elle doit faire face à des choix impossibles sur le courage, la fidélité, le sacrifice et l’amour. (Blog Divergent Source France)

Mon avis : Difficile de vous en parler sans spoiler la fin. Si l’évolution de Tris et Tobias dans le monde des factions et les combats qu’ils y ont menés nous ont tenus en haleine dans les deux premiers tomes, l’histoire ne s’arrête pas après avoir laissé le monde des factions derrière eux. Le monde qu’ils y découvriront, très différent du leur en apparence, est cependant très similaire quand on y regarde bien.

Un troisième tome qui apporte une fin intéressante, bien qu’inattendue. Loin d’être une happy end, je l’ai trouvée très réaliste et c’est pour moi un bon point pour l’auteur. J’aime quand un livre ne se termine pas toujours bien, sans pour autant tomber dans l’extrême mélodrame.

Plus que cette fin, il y a aussi la société de ce « nouveau » monde que dépeint Veronica Roth qui suscite l’attention et la réflexion. De nombreux parallèles peuvent être fait avec notre passé et notre présent.

Et puis, il y a aussi ces chapitres où l’on alterne successivement le point de vue de Tris et puis celui de Tobias. ça apporte un certain rythme à l’histoire et nous permet de l’aborder sous des angles différents.

Seul (petit) bémol pour ma part, j’ai moins ressenti la tension, l’urgence de lire dans ce dernier tome. Peut-être parce que je l’ai finalement lu en anglais, impatiente de finalement connaître le fin mot de l’histoire, peut-être parce que le ressort de l’intrigue est aussi différent.

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