De la Rome antique aux sectes en Europe en passant par la Reine d’Angleterre ou le menu de mes dernières lectures

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas garder le meilleur pour la fin et je vais commencer par le roman qui m’a le plus emballée de mes trois dernières lectures.

L’impératrice des Sept Collines – Kate Quinn

Résumé : Empire romain, Ier siècle de notre ère, sous le règne de Trajan.
Fougueux et obstiné, Vix, jeune gladiateur à la retraite, revient à Rome afin d’y faire fortune. L’insaisissable Sabine est la fille d’un sénateur en quête d’aventure. Tous deux se connaissent depuis l’adolescence, et nourrissent une passion réciproque. Mais si elle aime s’amuser avec le beau Vix, Sabine rêve d’un grand destin, ce que Vix ne pourra jamais lui offrir, contrairement à Hadrien, le futur empereur, auquel elle est promise.
Alors que Rome se prépare à de grands changements, les deux amants, happés chacun de son côté par le tourbillon de l’histoire, sauront-ils se retrouver ? (Babelio)

Mon avis : Fiction historique (mais il est à noter que lorsque l’auteur modifie l’histoire pour coller à son récit, elle le signale en fin d’ouvrage) avec tous les ingrédients classiques : amour, intrigues politiques, un peu d’action sur les champs de guerre, coups bas et trahisons. Bref, la sauce prend bien malgré, peut-être, un certain manque d’inventivité. J’ai été happée par l’histoire mais je n’ai pas autant savouré ma lecture qu’avec un Ken Follett, par exemple. À lire si vous en avez l’occasion. En terminant ma lecture, j’ai pensé que c’était tout à fait le genre d’ouvrage à donner lieu à une suite, et après une petite recherche, je vois que « La maîtresse de Rome » en est en fait le « début » (quoique j’ai l’impression qu’ils peuvent parfaitement se lire séparément, comme je viens de le faire). Il y aura peut-être donc une suite…

El contenido del silencio – Lucía Etxeberria (Le contenu du silence, en français)

Résumé : Gabriel est sans nouvelles de sa soeur depuis dix ans, lorsqu’il reçoit un sinistre appel : Cordelia serait l’une des victimes du suicide collectif d’une secte à Tenerife. Il délaisse aussitôt les préparatifs de son mariage et entreprend le voyage dans l’archipel des Canaries pour faire la lumière sur ce drame. Sur les pas de sa cadette, il plonge au cœur d’une étrange constellation familiale et affronte ses peurs et ses névroses, jusqu’à donner voix au silence qui s’est interposé entre sa sœur et lui. Suspense psychologique sur fond de paradis perdu et de paysages sauvages, Le contenu du silence est une variation sur le mensonge et la trahison qui dénonce l’embrigadement des sectes et épingle l’aliénation que peut représenter la famille.
Entre mirage et désir, Etxebarria mène une enquête subversive et brise les tabous. (Babelio)

Mon avis : J’ai été déconcertée par ce roman, qui sort du lot parmi les autres livres de Lucía Etxebarria à plus d’un titre. L’ambiance générale en est plus lourde, plus sombre et il m’a fallu atteindre la moitié-trois-quarts du livre pour comprendre où elle nous emmène. Au final, j’ai d’ailleurs bien du mal à dire si j’ai aimé ou pas… mais en tout cas, ça reste une lecture intéressante, ne fut-ce que pour le sujet qui est traité sans culpabilité ni faux semblants et la description de l’île de Tenerife qui m’a donné envie d’aller y faire un tour un jour…

La reine des lectrices – Alan Bennett

Résumé : Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde empesé so British de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor.
Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture. (Babelio)

Mon avis : L’intrigue est assez simple et tient aux deux premières phrases du résumé, c’est la partie la moins intéressante à mes yeux de cette fiction. Ce qui est en fait, par contre, l’intérêt, c’est toute la partie découverte de la littérature, éveil et évolution du lecteur/de la lectrice au fil de ses lectures, dans laquelle chacun peut se retrouver. Quelques brins d’humour et de situations cocasses disséminés de-ci de-là m’ont aussi fait sourire et la fin est tout simplement inattendue et surprenante…mais je ne vous en dirais pas plus !

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