[El camino] Viloria de la Rioja-Villafranca Montes de Oca

Réveil plus que matinal en ce deuxième jour. Mes compagnons de chambre ont commencé à se lever vers 5h du matin et, même si ils font attention de ne pas faire trop de bruit, rien à faire, j’ai été réveillée. J’ai quand même attendu 5h30 pour sortir de mon sac de couchage. Résultat, alors que je pensais quitter l’auberge vers 7h du matin, je me suis mise en route vers 6h15. Ça a au moins un avantage : on peut profiter du lever du soleil.

Début de la journée et lever de soleil

Début de la journée et lever de soleil

L’objectif du jour, c’était Villambistia ou Espinosa del Camino, c’est-à-dire maximum 16 km. Sauf que, quand tu pars à 6h15, les 16km, tu les atteins vers 10h30. Un peu tôt pour s’arrêter, j’ai donc tiré 4 km plus loin. Objectif surpassé !

À la sortie de Viloria de la Rioja

À la sortie de Viloria de la Rioja

Quand au chemin en lui-même, aujourd’hui, il était assez désagréable… On a presque constamment longé la N120 (super, la vue sur les camions !) et on a dû la traverser à plusieurs reprises. Bref, c’était un peu bof.

Le hic, quand on part à 6h du matin, c’est que lors des deux premiers arrêts, je n’ai trouvé aucun café ouvert. Pas moyen de s’arrêter pour prendre un café donc. Ce que j’ai enfin pu faire vers 9h30 à Villambistia. Heureusement, je n’ai pas attendu d’y être pour prendre une pause. À la sortie de Belorado, après avoir marché quelques 8 km et n’ayant vu aucun café ouvert, je me suis arrêtée pour grignoter un sandwich et appliquer de la crème solaire. J’avoue avoir vu certains de mes compagnons de chambre se tartiner à 6h du matin et ça m’a semblé un peu inutile, si tôt. Surtout si on ne renouvelle pas l’application.

Quelque part entre Viloria de la Rioja et Villafranca Montes de Oca

Quelque part entre Viloria de la Rioja et Villafranca Montes de Oca

Bref, si la fatigue s’est fait sentir et si les deux derniers kilomètres m’ont semblé très long, la journée a encore été plutôt agréable.

À l’arrivée, mon choix s’est porté sur l’auberge privée, San Antón, reconvertie en hôtel. On a donc le choix entre les chambres de type « auberge » ou « hôtel ». À partir de 5€ la nuit dans un dortoir de 16 personnes avec lits superposés, 8€ la chambre de 8 personnes avec lits superposés ou 10€ la chambre de 10 personnes avec des lits simples et séparations entre chaque lit. Après, il y a évidemment les chambres individuelles, plus chères. Chambres et sanitaires corrects, une cuisine et une salle de séjour à disposition, un restaurant avec menu du jour et une caféteria avec terrasse. L’endroit était donc plus qu’agréable.

Premier souci pour moi : je n’ai pas été très prévoyante et suis sortie de Logroño avec 30€. Résultat, je suis presque à sec et il n’y a pas de distributeur automatique à Villafranca Montes de Oca, le prochain étant à Burgos, à 40 km d’ici. Résultat, je suivrais les conseils de la réceptionniste et proposerais aux gens de payer leur repas par carte et qu’ils me donnent l’argent en liquide. Je parviens ainsi à avoir assez de liquidité pour tenir jusqu’à Burgos. Ouf !

L’après-midi, j’essaie, sans résultat, de faire une sieste. Pas moyen. Je pars alors m’installer sur la terrasse pour lire. Mais, vers 17h, le temps commence à changer, le vent se lève, il ne fait plus aussi agréable. Je décide alors de rentrer et retrouve Ashley, l’australienne de Brisbane rencontrée à Viloria la veille. On papote en français puisqu’elle apprend notre langue. Plus tard, nous rejoint Susannah, l’anglaise rencontrée la veille. Je papoterai aussi avec un couple de français, Claude et Pascal, ainsi que Jacques, un autre français qui fait le chemin seul, et avec qui je dinerai. Jacques transporte d’ailleurs toute une pharmacie avec lui et se fait un plaisir de soigner les petits bobos des uns et des autres…histoire de repartir plus léger ensuite ! Il me proposera d’ailleurs d’appliquer un baume aux huiles essentielles sur l’hématome que je me suis fait au coup de pied la veille en ayant trop serré mes chaussures…

Lors du diner, ils ont partagé avec moi leurs rencontres et expériences sur le chemin, il faut dire qu’ils marchent déjà depuis 2-3 semaines et ont commencé en France. Entre autres, ils me raconteront la rencontre d’Ignace et Daniel. Ce dernier est malvoyant et faisait le chemin seul. Jusqu’à ce qu’il rencontre Ignace. Depuis, ils marchent ensemble et s’entendent comme larrons en foire. Une des belles rencontres du chemin que je garderai en mémoire…

Demain, la journée s’annonce plus difficile : le temps se gâte, on donne de la pluie pour toute la journée et le premier village se trouve à 13 km d’où je me suis arrêtée aujourd’hui. Sans oublier que le guide annonce trois premiers kilomètres difficiles avec une série de pente… Enfin, on verra demain !Signature

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