Un weekend, deux films

Cela faisait maintenant deux semaines que je n’avais plus mis les pieds dans les salles obscures et, une fois qu’on a un abonnement, il faut quand même penser à le rentabiliser de temps en temps. Je me suis donc décidée pour deux films ce weekend.

Inside out (Vice-versa)

Synopsis : Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité,  Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie… (Allociné)

Mon avis : En un mot, une déception. Si la conception de notre fonctionnement cérébral, avec les cinq petites voix, les souvenirs clés, etc est franchement intéressante, j’ai carrément pas marché dans le ressort dramatique de l’histoire. Vraiment trop Disney et trop simple. Je m’attendais à autre chose, d’un peu moins évident, enfantin et simple. Comme si une erreur, une mauvaise réaction nous faisait perdre l’ensemble de nos habilités sociales dans un domaine…

C’est une chose que je ne fais jamais, car souvent je suis trop prise par l’histoire pour avoir ce recul, mais j’ai souvent visualisé ce fameux schéma de l’histoire qu’on apprend en cours de français et qui est vraiment ici dans sa plus simple expression.

Les ficelles sont aussi énormes, on sent venir la « morale » à mille lieux et ça gâche un peu tout… On évite heureusement le côté chansons niaises et mielleuses, c’est toujours ça de pris.

Un petit coup de cœur cependant pour l’ami imaginaire de Riley qui est vraiment juste super !

Que horas ela volta (Une seconde mère)

Synopsis : Depuis plusieurs années, Val travaille avec dévouement pour une famille aisée de Sao Paulo, devenant une seconde mère pour le fils. L’irruption de sa fille, qu’elle n’a pas pu élever, va bouleverser le quotidien tranquille de la maisonnée… (UGC)

Mon avis : Comme souvent avec les livres, mais je le fais parfois avec les films aussi, je n’avais lu aucun résumé. Un film lusophone, ça change de ce qu’on voit d’habitude, ça valait donc la peine de sauter sur l’occasion.

Et contrairement au premier, je n’ai pas été déçue. Dans les cinq minutes, on sait clairement de quoi ça va parler. De ses femmes qui élèvent les enfants des autres pour faire bouillir la marmite et payent quelqu’un d’autre, une sœur, une mère, une tante pour s’occuper des leurs. Les relations mère-enfant en sont donc un peu brouillées et mêlées de culpabilité, de rancœur, de jalousie peut-être aussi.

Car si il n’est pas facile en tant qu’enfant d’être spectateur de la relation maternelle qui peut exister entre une mère et un enfant qui n’est pas le sien, il n’est pas plus évident pour la mère de voir les liens qui peuvent se tisser entre celle qui s’occupe de la famille et la chair de sa chair, surtout quand celle-ci ne vous autorise pas à vous approcher autant.

Plein de petites choses sont abordées dans ce film et pour ma part, il a très vite écho à ce sujet sur lequel j’avais travaillé un peu lors d’un stage dans une ong madrilène, la cadena de cuidados. La question des classes, de la mobilité sociale, du sacrifice en font aussi partie.

Bref, un film à voir.

Signature

4 réponses sur « Un weekend, deux films »

  1. J’ai également été déçue par Vice-Versa mais pas autant que toi.

    J’ai bien aimé l’idée de voir la vie au travers de nos émotions (et pour ça, j’ai adoré le générique de fin) mais j’ai trouvé que la quête de Joie était beaucoup beaucoup trop longue. Et c’est vrai que le film a un côté fort enfantin.

    Il aurait peut-être été intéressant que davantage développer la vision des émotions des parents, par exemple, ça aurait peut-être rendu le film plus « adulte ». Après, ça reste un dessin animé dont la cible principale doit avoir en-dessous de 12 ans 😉

  2. « Vice Versa » me donnait pas envie. Pis pleins d’amis m’on dit qu’il était génial « qu’il nous faisais réfléchir sur nos vies », qu’on se reconnaissait forcement dans un des personnages… Alors je me suis dit que je le regarderais peut-être, pis ton article me conforte dans ma première idée !

    1. Perso, si j’admire l’idée principale, le concept, le déroulement du film en lui-même et l’intrigue m’ont beaucoup déçue. Après, je trouve peut-être un peu exagéré le « il nous fait réfléchir sur nos vies », moi, ça ne m’a pas semblé si « bouleversant » que ça.

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