BlasMusikPop – Vea Kaiser

Et voilà, le petit dernier des romans reçus dans le cadre des opérations Masse Critique de Babelio. Une lecture qui n’a pas toujours été simple, mais qui s’est révélée pleine de surprises.

Résumé : Johannes se destinait à autre chose qu’à cette vie frustre dans le village de ses ancêtres. Son grand-père, Johannes premier du nom, avait lui-même quitté Saint-Peter-sur-Anger pour aller étudier en ville – et observer le développement des vers solitaires ! -, avant de revenir et de s’établir comme médecin. C’est ce dernier qui a communiqué à son petit-fils son goût du savoir et sa passion pour Hérodote, qui font de lui un original dans ce microcosme alpin où se cultiver est considéré comme hautement suspect. Ainsi, lorsque le jeune homme échoue au baccalauréat, quel drame ! Le voici condamné à rester parmi les « barbares ». Et il ne tarde pas à se faire embrigader dans l’un des événements majeurs de la localité : la venue d’un grand club de football hambourgeois… (Quatrième de couverture)

Mon avis : J’ai eu du mal à entrer dans la première partie du livre. L’histoire de Johannes, le grand-père, qui atteint d’un ver solitaire dans ce village perdu dans les Alpes autrichiennes doit attendre plusieurs mois pour avoir accès à un vermifuge, ce qui le poussera à quitter son village pour étudier la médecine, est un poil tirée par les cheveux. Elle a au moins le mérite de planter le décor : un petit village, perdu dans la montagne, qui vit un peu beaucoup à l’écart du monde et qui n’a pas changé d’un iota au fil des ans.

Quant à la relation qui va naître entre le petit-fils et le grand-père, elle m’a paru être très proche d’un embrigadement scientifique et culturel, l’envie d’un parent de faire de sa progéniture un « savant ». D’ailleurs, l’attachement de Johannes à son grand-père l’empêchera de prime abord de se laisser aller à son penchant pour les sciences humaines et l’histoire, plutôt que les sciences « dures ». Mais laissons ce point de côté.

Là où l’histoire a vraiment démarré pour moi, c’est à l’adolescence de Johannes et son entrée au lycée. À partir de là, il quitte le huis-clos du village pour se confronter au monde, aux autres et somme toute à lui-même.

Ensuite, à partir de son échec au baccalauréat, le rythme s’accélère et ce qui aurait dû être une catastrophe devient peut-être une chance. Une chance de changer son regard sur ces gens qu’il cotoie depuis toujours et méprise, auxquels il ne s’est d’ailleurs jamais mêlé. Et puis, un concours de circonstances va faire de lui un personnage clé dans l’événement de l’année, voire du siècle, au village : un match amical entre l’équipe locale amateur de football et une équipe professionnelle d’Hambourg. S’il se voit mêlé à tout cela contre son gré, il découvrira finalement la richesse de ce village : une certaine cohésion sociale, entraide et solidarité à tout épreuve.

Bref, c’est un roman qui aborde tout un tas de sujets (et il y a d’ailleurs de belles analyses de ceux-ci sur Babelio), dont chacun se sentira plus ou moins proche et adhérera plus ou moins. Il est assez caricatural, avec ce parler « patois » (chapeau d’ailleurs à la traductrice pour la transcription) omniprésent au village (à part dans la bouche des deux Johannes) mais aussi dans la représentation des personnages et du monde selon Johannes. Du moins, dans les quatre premiers cinquièmes du roman.

Si j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, en définitive, c’est une lecture assez intéressante et un ovni au milieu de mes lectures habituelles. Il vaut le détour, donc !

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