Quand le malaise s’accentue…

J’en ai déjà parlé brièvement, à quelques reprises, sans jamais vraiment entrer dans les détails. Comment pourrais-je qualifier cette situation ? un « simple » malaise ? une rupture ? En tout cas, aujourd’hui, je dirais que les choses ne se sont clairement pas améliorées, que les racines en sont profondes, que le pardon reste possible mais qu’il sera difficile de réparer ce qui a été cassé…

La cause de tout cela ? Un équilibre entre leurs deux enfants que mes grand-parents maternels n’ont jamais su trouver et qui se joue aussi à notre niveau, celui des petits-enfants, un souvenir qui est remonté à la surface de la mémoire de ma sœur et le refus d’en parler des mes grand-parents. Le refus de reconnaître cet acte qu’ils ont laissé passer sans rien dire, allant jusqu’à traiter ma sœur de menteuse, et par là le refus de s’expliquer et surtout de s’excuser. Et c’est ça surtout qui ne passe pas chez ma mère. Le refus d’en parler, l’excuse de la mémoire qui flanche et pourtant un tel « accident » et la frayeur qu’elle leur a causé sur le coup, ont pourtant dû les marquer…

Ce fut la goutte d’eau qui a fait débordé le vase pour ma mère, déjà plein d’inégalités de traitement entre elle et sa sœur et de petites phrases presque assassines. Autant dire qu’elle ne passera plus l’éponge. Si mon grand-père essaie encore de la contacter de loin en loin, elle reste distante. On le serait à moins…

Moi-même, l’aînée de leurs petits-enfants et qui ai profité d’un lien particulier (ou du moins je le croyais) avec eux, je n’ai plus l’envie de les voir, de leur parler. Je ne sais pas comment me comporter, je marche sur des œufs et en même temps, j’aurais envie de les secouer. Je n’ai plus rien à leur raconter, pas envie que ce soit répété et puis commenté par d’autres. Et puis, surtout, je crois que la confiance est rompue. Et ça, on ne peut pas passer outre. D’ailleurs, le jour où j’en ai pris conscience, j’en ai pleuré car ce jour-là, j’ai eu l’impression que plus jamais je ne pourrais compter sur eux et ce sentiment d’abandon m’a fait mal.

Oh, je pense que si j’avais un souci financier, il me suffirait de les appeler. De faire comme la sœur de ma mère, de me plaindre que c’est dur, que c’est cher mais ce n’est pas de ce genre de soutien ou de relation que je souhaite. Et ce qu’ils ont brisé à l’époque, sans s’en rendre compte, a peut-être mis du temps à se fissurer, à se craqueler, mais le résultat est malheureusement bien là aujourd’hui…

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3 thoughts on “Quand le malaise s’accentue…

  1. Je ne sais pas si ça va te rassurer mais des inégalités dans les famille, il y en a partout. Moi-même, mes parents, Fred, ses parents. La majorité des familles vivent ceux-là… Je suis posée en victime vis-à-vis de ce que m’a fait vivre ma mère mais j’imagine que pour ceux qui sont indirectement touchés, cela ne doit pas être facile non plus… C’est pas cool. Courage A.

  2. Ping : Le coup de fil du vendredi | Et cr0quer la vie...

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