Une année dans la vie d’une femme – Guillemette de La Borie

Deux Masses Critiques privilégiés de Babelio à quelques jours d’intervalle, ce n’est déjà pas courant. Ça l’est encore moins quand je suis sélectionnée pour les deux. Voici donc le deuxième roman reçu ces dernières semaines.

Résumé : Alia est une Parisienne des beaux quartiers, la cinquantaine, deux grands adolescents déjà embarqués dans la vie, un ex-mari pas trop dérangeant, un cercle d’amies qu’elle retrouve pour un dîner chaque premier lundi du mois, un boulot enthousiasmant, un tempérament optimiste. Que du bonheur.
Son souci, c’est Campniac, la grosse maison périgourdine familiale où personne ne va jamais et qui se dégrade. Pas d’autre solution que de la vendre.
Quand des examens médicaux décèlent chez Alia une grave maladie d’origine génétique, elle éprouve dès lors le besoin de se ressourcer au Périgord. Plus elle y passe de temps, plus elle s’attache à la maison et à la région. Elle se laisse rattraper par ses souvenirs, nombreux, qui rejaillissent. Et Alia comprend bientôt que derrière les murs de la bâtisse, sa famille ne dessine pas les contours qu’elle imaginait… (Babelio)

Mon avis : Si j’ai passé d’agréables moments en compagnie d’Alia, j’ai quand même ressenti un arrière-goût de trop peu…

Tous les ingrédients étant pourtant réunis : l’aube d’une nouvelle vie, d’un recentrage sur l’essentiel, un secret de famille, une vieille maison dans le Périgord à retaper et des liens d’amitié forts. Et pourtant, il m’a manqué de la profondeur, aller plus au fond d’émotions, d’histoires. J’aurais voulu découvrir la vie des personnages secondaires au-delà de la proximité immédiate d’Alia et pas juste quelques éléments glissés de ci de là, qui donnent envie d’en savoir plus, une soif qui ne pourra être comblée.

J’ai aussi trouvé la découpe de l’intrigue en douze chapitres, à l’instar des douze mois de l’année, artificielle et surtout inégale. Artificielle, car j’ai eu, à plusieurs reprises, la sensation que certains événements racontés dans un chapitre, dans un mois, se trouvaient à cheval sur deux mois, voire avaient eu lieu le mois passé. Inégale, parce que les chapitres sont loin d’avoir la même longueur, le plus court compte moins de 10 pages et le plus long, soixante. Et je n’ai pas l’impression que cela soit réellement justifié quand on suit l’évolution de l’intrigue. À moins que cette découpe ne soit calée sur le rythme et l’importance et le contenu des diners-copines, mais alors, je trouve que cela aurait pu être exploité un peu plus.

Cela étant, j’ai quand même passé un agréable moment et j’appréciais de retrouver Alia au creux des pages. Reste que j’aurais voulu en savoir plus, beaucoup plus sur tout un tas de chose…

Bref, une lecture plaisante mais sans plus, pour laquelle je remercie Babelio et les éditions « Presses de la Cité ».

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