Libre d’être femme – Catherine Bensaid

Eh bien, ça fait longtemps qu’on n’a plus parlé livres par ici ! Il faut dire que depuis que j’ai commencé « No logo » de Naomi Klein, le rythme s’est clairement ralenti. Ce n’est pas un livre dont on peut lire cinq minutes par-ci, cinq minutes par-là… Résultat, j’en lis un ou deux chapitres et puis j’alterne avec autre chose. Comme avec ce livre-ci, dernier ouvrage reçu dans le cadre d’un Masse Critique de Babelio.

Résumé : La femme libérée est-elle libre ? Elle s’est battue pour défendre ses droits, contre l’inégalité et l’enfermement subis pendant des siècles. Mais vit-elle aujourd’hui  chaque étape de son existence selon ses aspirations les plus profondes ?

Chaque jour, Catherine Bensaid reçoit en consultation des jeunes filles et des femmes. Et chaque jour, elle fait le même constat : beaucoup sont prisonnières, déchirées entre les attentes dont elles sont l’objet et ce qu’elles désirent. Quel est donc ce poids que nous portons en héritage ? Et comment retrouver notre liberté d’être femme ?

Mêlant les paroles de ses patientes et celles des femmes écrivains à sa propre expérience, l’auteur analyse ce qui entrave nos vies et nous montre comment inventer une existence qui nous ressemble. Libre d’être femme est un livre qui permet de mieux se comprendre et de trouver la force de se révéler à soi-même. Pour s’ouvrir à l’autre, à l’amour, à la vie. (Quatrième de couverture)

Mon avis : Je m’attendais à quelque chose de plus « sociologique », moins personnel, ou peut-être une espèce de guide ou mode d’emploi et j’y ai trouvé tout autre chose. Les premiers chapitres ne résonnant pas particulièrement en moi, je dois avouer avoir été un peu déçue par ceux-ci et puis mon intérêt s’est ravivé.

Catherine Bensaid mêle sa vie, les témoignages d’auteures, plus ou moins autobiographiques, plus ou moins teinté de fiction, et des phrases d’anonymes prononcées en consultation pour nous offrir là une espèce de liste de toutes ces choses, ces liens, ces relations, ces attentes qui nous entravent. Ceux-ci sont regroupés par chapitres et égrenées au fil des étapes de la vie. Par là, elle nous permet de prendre conscience de nos chaînes, et dès lors de pouvoir s’en défaire et d’abandonner aussi, parfois, la culpabilité.

La lecture est agréable, le style donne presque l’impression d’une conversation avec une amie bienveillante et à l’écoute. Cet ouvrage a le mérite d’ouvrir des portes, des possibilités que l’on découvre et à chacune de choisir, construire son chemin en toute conscience.

Si, comme je le disais, les premiers chapitres ont éveillé peu de choses en moi, les suivants ont plus souvent résonné à l’unisson de ce que je pense, ressent ou souhaiterais. Bref, c’est un livre que j’ai pris plaisir à lire et qui est finalement plus qu’intéressant.

Chose que je fais rarement, voire jamais, je vous partage ici un passage qui résonnera, je crois, en beaucoup d’entre nous :

Nous avons du mal à vivre avec ce que nous sommes : nous ne cessons de nous reprocher le régime que nous devrions faire, les exercices que nous remettons au lendemain ou ne faisons pas assez, nos dépenses excessives ou le soin insuffisant que nous portons à notre apparence. Nous nous sentons coupables de ne pas être assez séduisantes, mais aussi de l’être trop et de déranger les bonnes convenances, ou d’éveiller la jalousie.(pp.149-150)

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