[El camino] San Antón – Carrión de los Condes

I may not have done it best, but I did it !

Moral : Un bon « troisième » jour de camino : des hauts et des bas et quelques larmes.

Physique : Mal aux pieds, mal aux pieds et mal aux pieds.

Hôtel : Santiago.

Quelle bonne surprise au réveil de découvrir mon pied droit intact, guéri. L’ampoule, ouverte hier, est bien refermée. C’est donc plein d’enthousiasme et d’optimisme que j’entame cette journée, avec pour objectif de m’arrêter au village suivant pour un arrêt pharmacie. Hélas, cet état de grâce ne durera pas…

Si le manque d’électricité ne m’avait pas gênée la veille, ce matin, c’est un peu plus compliqué. Le déjeuner, lampe frontale au front, est une expérience tout à fait surprenante.  Mais quel spectacle magnifique d’apercevoir les étoiles entre les arcs des ruines. Encore une fois, l’endroit est tout à fait exceptionnel…

Je me mets en route vers 7h30, le temps de préparer mes pieds. Direction Castrojeriz où j’espère trouver une pharmacie. Ce n’est qu’en arrivant dans cette petite ville que je m’aperçois qu’on est dimanche et qu’à moins que la seule pharmacie de Castrojeriz soit de garde, c’est foutu. Après un détour pour trouver la pharmacie, force m’est de constater que la chance n’est pas de mon côté aujourd’hui. La douleur dans les pieds étant revenue, je commence à douter de mes capacités à arriver au bout de cette journée et des suivantes car il n’y a aucune pharmacie avant 30 kilomètres et je ne peux quand même pas encore compter sur la générosité de mes compagnons de route pour me fournir en Comp*ed ! Premières larmes, donc, devant ce défi, cet obstacle, en sortant du village.

Un peu plus loin, se profile déjà le deuxième défi, inattendu (je n’avais pas potassé mon guide la veille), du jour : une énorme côte. 12%, en virage sur 2 à 3 kilomètres. Et là, à nouveau, les larmes. Qu’à cela ne tienne, je dégaine le mp3 et c’est parti pour l’ascension. Longue et douloureuse, j’ai laissé échappé quelques larmes de soulagement une fois au-dessus. Sauf qu’après avoir monté, il faut bien redescendre… Ce ne fut pas de tout repos non plus.

J’ai tenu le coup jusqu’à Itero de la Vega mais je n’en pouvais plus. Quatorze kilomètres de douleur, obsédée par le fait d’arriver (je n’ai d’ailleurs pas pris le temps de faire des photos, entre le stress et la douleur) et puis, surtout de me voir contrainte de sauter les 30 kilomètres suivants. Impossible de traîner mes pieds dans cet état encore deux jours. Bref, à l’auberge-restaurant où je me suis arrêtée pour me restaurer, j’ai fait appeler un taxi pour avaler la distance jusqu’à la pharmacie la plus proche.

Me voilà donc arrivée à Carrión de los Condes. Le taxi me dépose devant la pharmacie et je m’en vais faire le plein de comp*ed de tous les formats (ou presque). Si je me sens un peu déçue d’avoir dû sauter une si longue distance, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu grand chose. Ce fut un long tronçon où le chemin longeait la nationale. Mon seul regret serait peut-être de n’avoir aperçu le Canal de Castilla, une ancienne écluse, que du taxi et ne pas avoir pu en prendre une photo. C’était vraiment très beau…

Une fois le passage à la pharmacie réalisé, il ne me reste plus qu’à trouver un logement. J’ai beaucoup tourné dans les petites rues de cette ville, pour trouver une auberge fermée et trouver porte close dans une autre. Je me suis donc finalement dirigée vers un petit hôtel où pour 35€, j’ai eu droit à une chambre à trois lits pour moi toute seule. Et franchement, je crois que c’est ce qui manque le plus quand on fait le chemin : avoir de l’espace pour soi et ses affaires. Bref, j’en ai profité pour étaler toutes mes affaires sur les deux lits inoccupées et traîner en tee-shirt et culotte toute la soirée (il faisait plus de 30C°).

Le soir, j’ai soupé dans une cervecería mais je n’ai pas trouvé ça super bon. Déçue de mon repas, je suis ensuite retournée dans ma chambre où une mauvaise surprise m’attendait : je n’avais emporté qu’un seul chargeur pour tous mes appareils (gsm, liseuse et mp3) et celui-ci me lâche le troisième jour ! Heureusement que j’avais emporté une batterie externe !

Malgré tout cet espace pour moi toute seule, je n’ai pas bien dormi et me suis réveillée plusieurs fois. Le stress de la journée à venir, sans aucun doute. Un tronçon de 17 km sans aucun village et surtout mes pieds, qui même lorsqu’ils ne touchent pas le sol, restent douloureux et me lancent.

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