[El camino] Carrión de los Condes – Calzadilla de la Cueza

I am not afraid of storms for I have learned how to sail my ship

Moral : stress et fatigue mais ça mieux qu’hier

Physique : toujours pas ça pour les pieds

Albergue : Camino Real, privado. Avec piscine !

La nuit n’a pas été de tout repos, malgré la solitude, et le stress est tel ce matin que j’étais à deux doigts de vomir avant de quitter la chambre et de reprendre ma route.

À cette heure matinale, seul un bar à la sortie du village est ouvert. Sous les conseils de l’hôtelière, c’est donc là que je m’arrête pour déjeuner. Depuis le début, je ne rêve que de tostadas à l’huile d’olive et une fois de plus, je dois en faire mon deuil. Ce sera pâtisseries industrielles. Bof, mais il faut bien faire contre mauvaise fortune, bon cœur. D’autant plus qu’il n’y aura rien sur le chemin aujourd’hui.

Si j’avais trouvé précédemment que 10 kilomètres entre deux villes/villages, c’était long et dur, là, ce fut 17 ! Juste un bar mobile, ouvert en été, mais sans toilettes (je ne vous raconte pas l’état des bas côtés à l’endroit où il y avait quelques arbres et un semblant d’intimité – je n’ai pas osé y soulager ma vessie pour ma part… pas assez couvert et bon, l’état des lieux était loin d’être avenant).

Une route, entre les champs, qui semble ne jamais s’achever, voilà le programme du jour. Ce fut difficile, d’autant plus que mes pieds n’ont pas cessé de me faire souffrir. La journée fut cependant un peu plus sociale. J’ai papoté à plusieurs reprises, à plusieurs pauses avec deux françaises. Ça m’a remis un peu de baume au cœur et a remis mes objectifs, clairement trop ambitieux, en perspective.

Les derniers sept kilomètres, une fois le bar mobile dépassé et une petite pause bien méritée, ont été très durs. Je n’en voyais pas la fin ! J’ai donc accéléré et accéléré pour arriver au plus vite et mettre fin au supplice…

L’auberge d’aujourd’hui est assez basique. Un café-« restaurant »-boutique, un dortoir d’une bonne vingtaine de lits et une deuxième chambre plus petite et quatre douches et deux toilettes pour tout ce petit monde. Par contre, elle dispose d’un chouette patio et d’une piscine. Si je pensais y tremper les pieds en arrivant, le soleil qui a bien tapé tout l’après-midi m’en a dissuadée finalement.  J’en ai quand même profité pour faire une lessive car on annonce une chute de températures dès demain et de la pluie.

La lessive a séché super vite et j’ai passé l’après-midi à lire à l’ombre, dans le patio. Mes pieds vont mieux, ça ne me tiraille plus autant mais ce n’est pas encore ça non plus.

Encore une fois, le souper n’a pas été terrible. Toujours les mêmes plats un peu bof et lourds. Alors que je rêve d’un truc comme un « arroz a la cubana », simple mais bon. Enfin, j’espère que ça sera mieux demain…

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