Merde in Europe – Stephen Clarke

Une fois n’est pas coutume, voilà un livre en anglais (qui a été publié en français sous le titre God save le Brexit ? ) que ma petite sœur m’a mis dans les mains de force (oui oui, de force).

Résumé : La presse britannique raconte que les billets de banque en euros rendent les hommes impuissants. Que Bruxelles veut renommer le sud-est de l’Angleterre la « zone trans-Manche » et redéfinir le kilt écossais comme une jupe féminine. Pire encore, les journalistes anglais prétendent que les saucisses anglaises et les chips au bacon seraient bientôt interdites par l’administration européenne.
Face à toutes ces folles rumeurs, Stephen Clarke envoie son héros, l’Anglais gaffeur Paul West, à Bruxelles pour essayer de rétablir la vérité.
Installé dans la capitale belge, Paul découvre les vraies absurdités de ce microcosme de fonctionnaires privilégiés, tout en travaillant pour une députée européenne française qui, soi-disant, veut convaincre les Anglais de rester dans l’Europe.
Multipliant les maladresses linguistiques et diplomatiques, Paul s’interroge : les Anglais sont-ils capables de devenir d’authentiques Européens ? Ou vaut-il mieux pour tout le monde que les Britanniques restent retranchés sur leurs petites îles ? (Amazon)

Mon avis : Je suis assez partagée par ce roman. La fiction se mêle quand même à des éléments véridiques et il est difficile de savoir, parfois, où s’arrête la fiction. J’ai aussi été un peu gênée par ma difficulté à cerner l’opinion de l’auteur sur l’Union Européenne. Est-ce un livre pour ou contre ? Il y dépeint les travers des institutions et surtout de ceux qui y travaillent, parfois de manière assez virulente, et l’on peut voir là de bonnes raisons de critiquer cette bureaucratie énorme. Mais en même temps, son « héros » travaille à maintenir son pays au sein de l’Union après s’être posé la question : serions-nous, nous britanniques, mieux en dehors de l’Union, ou pas ? Et la réponse semble finalement être plutôt oui.

À côté de ça, il explore l’acharnement des médias britanniques à disqualifier l’Europe aux yeux de leurs concitoyens et le double jeu des partis pro-Brexit. Chaque chapitre s’ouvre d’ailleurs par une « citation », extraite des médias britanniques, qui vise à tourner l’opinion publique contre l’Union Européenne en transformant les textes qui en sortent.

Bref, je n’arrive pas à avoir un avis tranché à propos de ce livre. Certains points fictionnels sont too much pour moi et je crois que j’ai eu un peu de mal à entrer dans ce monde des Eurocrates qui ne m’attire aucunement, tel qu’il y est décrit et tel qu’on peut l’apprécier tous les jeudis soir Place Lux.

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