Invisibles et remuants – Nicolas Ancion

Un sujet intéressant, un quatrième de couverture qui donne envie d’ouvrir le livre et un auteur belge que j’apprécie, voilà les raisons pour lesquelles ce livre s’est glissé dans mon butin de la Foire du Livre de cette année.

Résumé : « Nous sommes entrés en résistance. Nous avons pris les armes. Vos armes. Et nous allons les retourner contre vous. » Le photographe Bruno Wagner accepte, pour un magazine prestigieux, de réaliser un reportage sur l’Espagne ravagée par la crise économique. Il retrouve dans les ruines du capitalisme spéculatif les représentants d’une humanité à vif, lessivée par des années de précarité et de colère, animés d’une rage décuplée par les humiliations. Le colonel Stadtler, lui, à la tête d’une unité des services secrets français, suit les traces d’un bioterroriste susceptible de déclencher une épidémie mortelle de masse. Entre paranoïa et crainte d’un massacre aveugle, il devra mettre à l’épreuve ses ressources et son intégrité afin d’éviter la catastrophe. Nicolas Ancion nous livre ici un roman haletant, au carrefour des genres, pointant sous le thriller les rouages implacables de notre modernité. (Babelio)

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Mon avis : Voilà un roman complexe, à la croisée des genres et jouissif.

Tour à tour, on se trouve plongé dans un thriller, une critique de notre société de consommation, du système économique dans lequel on vit et enfin, presque, un documentaire, le tout sous fond de craintes bien actuelles.

Le mélange des genres peut paraître déstabilisant mais la recette prend bien et les pages se tournent sans qu’on s’en aperçoive.

En bref, peut-être un ovni, mais un ovni délicieux, que l’on prend plaisir à parcourir.

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Foutue semaine

Je m’en doutais, je l’ai senti venir dès vendredi passé, je n’ai donc pas été étonnée de cet appel de ma mère lundi après-midi m’annonçant le décès de mon grand-père. La semaine n’a donc pas été folichonne, même si j’ai tenté de me garder le plus occupée possible.

Le jour même, j’ai hésité à aller à mon cours de salsa et je m’y suis finalement rendue. J’ai bien fait, ça m’a fait un bien fou de décharger les tensions.

Mardi, diner de préparation du mariage de ma sœur avec ses demoiselles d’honneur. Une chouette soirée malgré les circonstances et une belle petite bande. Ça promet pour son EVJ et le mariage !

Mercredi, veille de l’enterrement, je me suis couchée tôt. Deux nuits que je rentrais tard, mon corps a dit stop.

Jeudi, drôle de journée. Une cérémonie froide à l’église et une situation plus que compliquée avec la famille. Ce fut un soulagement une fois terminé.

Le reste de la journée a été plutôt agréable, histoire de me changer les idées. Cours de yoga, quelques parties des « Aventuriers du rail » et puis, je suis allée boire un verre avec des amis. La soirée s’est prolongée, on a dansé un peu et on a bien dû se résoudre à rentrer en taxi.

Vendredi, j’ai eu le contrecoup de cette semaine où je n’ai pas arrêté une minute. Il a suffit d’une journée à la maison pour que ce que je cherchais à fuir débarque furieusement. Chouette soirée jeux de société, par contre.

Et puis samedi, j’ai bien cru que j’allais aller me recoucher direct. Le gsm qui refuse de s’allumer (enfin, après une demi-heure, j’ai finalement trouvé une solution) mais je me voyais déjà passer l’après-midi en magasin et à devoir claquer une somme astronomique pour le remplacer. Autant je ne m’en sens pas dépendante (je peux tout à fait sortir de chez moi sans mon téléphone), autant la sensation de me retrouver « coupée du monde », m’a fait légèrement fait flipper.

Et puis ce midi, diner en famille, ça va être sympa, comme d’hab’ !

N’empêche, cette semaine aura aussi été marquée par mon côté tête de linotte : mardi, j’ai oublié mon agenda et mon carnet « préparation du mariage » chez ma sœur et jeudi, j’ai oublié mon parapluie chez mes parents et enfin ma gourde au cours de yoga. Si pour les deux premiers, ce n’est pas trop grave, la gourde est portée disparue (j’ai appelé plusieurs fois, ils ne l’auraient pas retrouvée et je n’ai pas eu le courage de retourner jusque là pour vérifier.)

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Le coup de fil du vendredi

Vendredi. Mon coloc’ est sur le point de partir pour le weekend, mon gsm sonne. J’arrive trop tard pour décrocher mais je vois que c’est notre médecin de famille qui a appelé. Un poil inquiète (je pense d’abord à mon père, qui a fait un malaise cardiaque il y a quelques années), je le rappelle.

Il est sur le point de partir pour quelques jours et il voulait nous contacter avant, au cas où et comme il m’a appelée car il n’arrivait pas à joindre mes parents. Il m’annonce que mon grand-père ne va pas bien du tout. Cela fait déjà deux-trois jours qu’il ne s’alimente plus (il semble penser que je dois être au courant mais j’apprendrai par la suite que même ma mère n’avait pas été prévenue). Il est maintenant inconscient et sous morphine, c’est très probablement la fin. Et vu le malaise qui règne dans la famille (j’en ai déjà parlé un peu ici et , principalement), il voulait nous prévenir.

Je raccroche. Un peu sous le choc. Même si nos relations se sont vachement dégradées ces deux-trois dernières années et que ça doit faire maintenant un peu plus d’un an qu’on n’est plus en contact (à l’exception d’une visite au home, il y a un à deux mois), ça reste mon grand-père.

J’appelle ma mère. Qui n’était absolument pas au courant. Ni le home, à qui elle a pourtant bien demander de la prévenir en cas de souci, ni ma grand-mère ou ma tante ne l’ont prévenue. C’est hallucinant !

Mais laissons de côté les « raisons » de ce « silence ». Il m’a fallu un peu de temps pour encaisser le choc, pour en comprendre les implications. Mon grand-père n’en a sans doute plus pour longtemps et même si j’ai l’impression d’avoir perdu le grand-père de mes souvenirs d’enfance et d’adolescence depuis quelques années déjà, là, ça devient juste irréversible. L’espoir, la possibilité d’un retour en arrière n’est plus possible. Je ne retrouverai plus jamais le grand-père que j’ai aimé et celui qui s’en ira probablement bientôt m’a terriblement déçu ces dernières années. C’est sans doute ça le plus difficile à accepter, le fait qu’il n’y aura pas de « happy end » de dernière minute. Car, au final,  cela fait longtemps qu’il ne va pas bien et que ce soit pour lui ou pour un autre, vivre dans l’état dans lequel je l’ai vu la dernière fois, je pense que la fin est plutôt une délivrance (mais ça n’engage que moi).

Et puis, ce qui m’a énormément touché aussi, c’est l’appel de ma sœur. Celle qui considère qu’elle n’a plus de grand-parents depuis cet incident. Elle dit être indifférente à la situation mais voulait savoir comment j’allais, comment j’avais pris la nouvelle, moi qui avait un lien particulier avec mes grand-parents.

Bref, une page de ma vie, une époque de ma vie va se tourner définitivement dans les jours à venir probablement.

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Sérénité… ou presque

La semaine a été globalement bien agréable, avant ce coup de fil imprévu vendredi en soirée.

Reboostée par un weekend de trois jours, j’ai commencé la semaine en douceur au boulot. Par contre, ce fut une semaine assez inégale au niveau de l’affluence, assez bizarre finalement.

Quelques bons fous rires sur les temps de midi avec les collègues, ça met toujours la pêche, mine de rien. Sans oublier ce moment « so cute » : ma collègue qui m’annonce qu’elle m’a préparé un sachet avec différents thés mais qu’elle l’a oublié chez elle. J’ai hâte de voir ça !

Un petit peu de shopping ce weekend, il était temps que je me rachète des pantalons ! Et franchement, ça fait plaisir de rentrer dans des pantalons deux tailles plus petites que d’habitude. Triomphe en cabine ! Par contre, j’ai un peu déchanté sur la balance ce matin, mais à mon avis, c’est juste un effet « mauvaise semaine du mois ».

J’ai enfin terminé le quatrième tome d’Outlander. Autant j’en apprécie la lecture, autant après deux à trois semaines, je vois arriver la dernière page comme une délivrance. J’aurais peut-être dû les lire en français…

Et puis, ce coup de fil du vendredi soir, du médecin de famille, parce qu’il n’arrivait pas à joindre mes parents. Mon grand-père est sur la fin, inconscient et sous morphine, il ne s’alimentait plus depuis 2-3 jours. Et sans le coup de fil du médecin, on aurait pas été prévenu… Ni le home, ni ma grand-mère, ni ma tante ne nous ont tenus au courant.

Et le petit moment qui fait déborder les larmes, c’est quand ma sœur qui ne veut plus entendre parler de mes grand-parents maternels, m’appelle pour voir si ça va, comment je vais, comment j’ai pris la nouvelle.

Bref, ce weekend, j’essaie de m’occuper un maximum pour ne pas trop penser, ne pas trop y penser.

Et vous, votre semaine ?

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Franchement, les weekends de trois jours, qu’est-ce que ça fait du bien ! Surtout, quand le samedi matin, on a cours. Autant je ne traîne pas les pieds pour aller au cours de néerlandais, autant je commence à avoir du mal à perdre tous mes samedis matins. Enfin, c’est bientôt la fin…

Et contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre, la semaine a été relativement calme au boulot, malgré un ou deux jours un peu plus intenses. Et puis, on a pas mal rigolé entre collègues aussi, ce fut vraiment une chouette semaine.

Parmi les petits trucs sympas, il y a aussi eu le cocktail des cours de langue ou l’occasion de grignoter des spécialités des quatre coins du monde. Et puis, l’afterwork au boulot. Vraiment une belle manière de terminer une journée.

Le weekend a été relativement calme avec une après-midi shopping imprévue entre déstockage M*r du N*rd et petite promenade au D*cks. Ça tombait bien, je n’y avais encore jamais mis les pieds. Pas d’extase sur les boutiques présentes pour ma part mais il faut dire que le centre commercial est plutôt bien conçu et qu’il est agréable de s’y balader.

Et puis, un dimanche tout en douceur, avant de jouer les prolongations demain, encore une semaine de quatre jours qui s’annonce pour moi.

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Douce semaine

Douce… car, malgré la fin du mois, on a pas eu droit à la grosse affluence, donc pas trop de stress. Enfin, ça ne fait peut-être que retarder l’échéance à mardi…

Douce… car plutôt calme, ça fait du bien de temps en temps.

Douce…car nous avons organisé la deuxième soirée de préparation de l’EVJ de ma sœur. Après le moment papote, on passe à l’organisation à proprement parler, ça fait de chouettes soirées.

Douce…comme la mousse du tchai latte prise en sa compagnie ce mercredi.

Douce… comme de voir, encore, le chiffre sur la balance, baisser.

Douce…comme un pique-nique au soleil avec des amis ce dimanche.  Mais là, trop de soleil, je suis lessivée.

Mais bon, elle n’a pas eu que des bons côtés cette semaine, mais ceux-là, là, tout de suite, je préfère les oublier…

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A United Kingdom

Ce film, ce sont des amis qui m’ont proposé d’aller le voir. Je n’y ai pas beaucoup réfléchi, j’ai dit oui.

Synopsis : En 1947, Seretse Khama, jeune Roi du Botswana et Ruth Williams, une londonienne de 24 ans, tombent éperdument amoureux. Tout s’oppose à leur union : leurs différences, leur famille et les lois anglaises et sud-africaines. Mais Seretse et Ruth vont défier les diktats de l’apartheid. En surmontant tous les obstacles, leur amour a changé leur pays et inspiré le monde. (Cinénews)

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Mon avis : Globalement, c’est un chouette film. Après, on pourra regretter la mise en scène de l’histoire d’amour entre Seretse et Ruth, qui est bouclé en quinze minutes, mariage compris. Ça va juste terriblement vite. Mais bon, ce n’est pas sur cet aspect de l’histoire que le réalisateur a décidé de s’attarder.

Très vite, les obstacles se présentent sur leur route. Que ce soit des autorités britanniques (qui ne veulent pas froisser l’Afrique du Sud), de l’oncle de Seretse, régent en son absence et de leurs deux familles en général. Sans oublier, pour Ruth, cet isolement causé par le rejet de sa personne par les colonialistes et par le peuple de Seretse.

Globalement, il m’a manqué quelque chose dans ce film pour être séduite. J’ai passé un agréable moment, découvert un pan de l’histoire de cette région du monde que l’on connaît mal et admirer les paysages et la lumière de cette zone d’Afrique du sud qui m’a beaucoup rappelé mon voyage au Zimbabwe, il y a dix ans déjà.

Bref, un film intéressant mais il manque peut-être un peu de profondeur.

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Americanah – Chimamanda Ngozi Adichie

Ce roman, j’en ai énormément entendu parler. Alors, cet été, lors d’un passage au Furet du Nord, quand je l’ai découvert sur une table, je l’ai emporté. D’abord en français, avant de le redéposer après avoir trouver l’ouvrage en anglais (ça tient un peu de choses, la couverture était vraiment plus belle).

Résumé : Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.

Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?

Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.

À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. (Babelio)

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Mon avis : Vu le temps dingue que je mets à lire un tome d’Outlander en anglais, j’avais un peu peur en le commençant mais finalement, c’est passé tout seul.

L’écriture est fluide et efficace, parfois poétique. Les réflexions y sont profondes et je me suis laissée emporter par l’histoire d’Ifemelu.

Pas mal de choses personnelles, d’opinions ou de visions du monde et des choses ont résonné en moi car Chimamanda Ngozi Adichie balaye de nombreux thèmes et ça en fait un récit dense et complet.

J’ai été complètement époustouflée par ce récit et je crois que c’est d’ores et déjà l’un des gros gros coup de cœur de cette année. Je ne peux que vous en recommander la lecture très chaudement et, pour ma part, j’envisage de lire ses autres ouvrages.

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Long weekend et petite semaine

Eh bien, elle fut bien belle, cette semaine. Un long weekend et une semaine off, qu’est-ce que ça m’a fait du bien !! Par contre, je n’ai aucune mais alors aucune envie de retourner au boulot demain.

Le long weekend s’est magnifiquement terminé de manière inattendue mais bien agréable. De quoi bien démarrer ma semaine de congé !

Si je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais faire niveau rangement à l’appart’, j’ai quand même bien avancé dans certaines choses.

Par contre, ma douleur dans le mollet n’a pas (encore) disparu… Mardi, je me suis mise à courir pour avoir le bus, et paf, ça n’a pas loupé, grosse douleur. Résultat, médecin le lendemain et échographie vendredi. Ce qui a eu pour conséquence de m’empêcher de profiter de cette semaine de congé pour sortir danser la salsa.

Vendredi, un vrai moment de détente et de bien-être avec un superbe massage du dos chez Therapy. Une fois encore, j’ai profité d’un bon et une fois encore je me suis dit que ça vaudrait vraiment la peine de réserver une fois un vrai massage ou soin « normalement ».

Samedi, il a fallu reprendre le pli du cours de néerlandais. Après deux semaines de répit, ça a été un peu compliqué mais c’était sympa de retrouver les autres élèves. Et puis, vu le temps dégueu qu’il faisait, un petit ciné et une soirée à cocooner, ça a été une journée très cool.

Sans oublier la bonne surprise de ce jour lorsque je me suis pesée au réveil, ça y est, c’est reparti à la baisse !

Et vous, votre semaine ?

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Commencer un régime, ça change quoi ?

Voilà, ça fait maintenant un mois que j’ai commencé ce régime. L’alerte a été sonnée par le gastro-entérologue et donc, cette idée un peu vague que j’avais de prendre un jour rendez-vous chez un(e) diététicien(ne) est arrivé.

Alors, après un mois, perso, les « résultats », je ne les vois mais j’ai commencé à les sentir dans certains vêtements et encore plus quand j’ai enfilé quelques pièces que je ne portais pas depuis un bout de temps. Reste que la perte rapide des deux premières semaines (-3kg), s’est fortement ralentie la troisième avant de faire du surplace cette dernière semaine. La faute, sans doute, à un peu plus de sorties et de tentations. J’espère juste que ça va repartir à la baisse…

Et niveau alimentation, c’est sûr que ça a apporté du changement niveau cuisine. Légumes deux fois par jour tous les jours, ça demande un peu d’organisation (vive la soupe qu’on met trois-quatre jours à boire), niveau courses mais cuisine aussi. Sans parler imagination/créativité pour ne pas se lasser. Heureusement que j’avais acheté il y a plusieurs mois un livre de cuisine végétarienne que j’ouvre maintenant régulièrement. Histoire de piocher des idées pour changer de mode de cuisson ou de préparation. J’ai donc cuisiner pour la première fois des poireaux (j’adore ça mais j’avais la flemme de les préparer juste pour moi), poêler des champignons ou manger des panais rôtis au four. Et puis, bien sûr, il y a internet qui peut être une source d’inspiration (merci les chicons au curry, ça change de ma préparation « sucrée » et c’est vachement bon).

Bref, c’est pas tous les jours si évident (heureusement, il y a le petit chocolat de midi pour se faire plaisir) mais pour l’instant, je maintiens le cap sans trop d’écueils.

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