Gifted (Mary)

Ce film, je suis tombée sur le trailer totalement par hasard sur Faceb**k et je m’étais dit « Tiens, ça a l’air vraiment pas mal ». Alors, quand une amie m’a proposé d’aller le voir, j’ai accepté, sans hésiter.

Synopsis : Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d’un don hors du commun pour les mathématiques. (Cinenews)

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Mon avis : Un pur moment de bonheur, que ce film. Très vite, on s’attache à ce petit noyau familial que forment Mary et son oncle Franck. D’autant plus qu’ils sont particulièrement bien entourés, les personnages secondaires étant eux aussi très agréables, telles Roberta ou Bonnie.

Et puis, assez vite arrive la bataille juridique qui voit deux visions s’opposer. D’un côté, celle de la grand-mère qui prétend vouloir donner toutes ses chances à Mary et l’aider à développer son potentiel (alors qu’elle cherche à la lancer dans les traces de sa fille, à résoudre l’un des problèmes du millénaire). De l’autre, celle de l’oncle qui entend lui permettre de continuer à vivre comme une enfant et à, en tout cas, éviter de l’enfermer dans une école spécialisée qui l’éloignerait de la vie « normale » À ce sujet, je trouve que c’est finalement très manichéen, entre la « méchante » grand-mère qui semble chercher à profiter du don de sa petite-fille (après avoir exploité celui de sa fille) et le gentil oncle qui veut qu’elle puisse vivre une vie d’enfant « normale ».

Au-delà de cet aspect, le film n’est à aucun moment lourd ou trop mélo-dramatique et est ponctuée de nombreuses touches d’humour. Une vraie petite perle.

Bref, si vous ne savez pas quel film aller voir cet été, foncez voir Gifted, vous ne le regretterez pas.

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Maman a tort – Michel Bussi

Encore une fois, il s’agit d’un livre prêté par ma Best, qui me fournit à peu près la moitié des livres que je lis chaque année et une plutôt belle surprise.

Résumé : Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant.
Quand Malone, du haut ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite.
Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Quel les masques tombent. Qui est Malone ? (Babelio)

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Mon avis : Un enfant qui clame que sa mère n’est pas sa mère, c’est troublant et ça intrigue. Voilà, ce que nous propose cette fois Michel Bussi.

Et comme souvent dans ses romans, il nous promène du début à la fin de l’histoire, en semant des miettes de la solution tout au long des chapitres.

Ici, il mélange donc la psychologie du jeune enfant, le banditisme, les contes et la manipulation. Le tout, avec des personnages auxquels on s’attache assez vite, même si certains masques tomberont dans les derniers chapitres.

L’intrigue est bien ficelée et certaines idées sont intéressantes. Comment imaginer en effet que les histoires que le doudou de Malone lui raconte tous les soirs contiennent la solution à ces énigmes ?

Bref, un tout bon Bussi, à savourer.

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Et une porte se ferme…

Et voilà, ça y est, le déménagement est terminé, j’ai passé ma première (courte) nuit dans mon nouveau chez-moi. Il reste encore un joli tas de bricole à ranger et peut-être les rangements à revoir à l’usage, mais je suis plutôt satisfaite pour l’instant.

Semaine plutôt agréable au boulot, il n’y a rien à dire, mais une journée/semaine de fermeture au public, ça fait un bien fou !

Changement d’adresse demandé à la commune mercredi et samedi matin, déjà, le passage de l’agent de quartier. Je n’aurais jamais pensé que ce serait aussi rapide, dans certaines communes bruxelloises, ça peut prendre plus d’un mois, mais bon, au moins, c’est fait. Et c’est surtout un sacré coup de bol que je sois là pour son passage, en train de ranger avant le grand finish.

Côte mariage de ma sœur, on avait un souper cette semaine. Histoire de préparer son entrée pour la cérémonie et répéter la petite choré qu’elle veut qu’on effectue lors de la soirée. Plus je vois les préparatifs, le stress qui monte chez elle parfois, moins le mariage, ou en tout cas l’organisation d’une telle fête, me tente.

Cette semaine, il y a aussi eu une soirée salsa moyennement intéressante. Je n’ai pas dansé beaucoup mais j’ai eu de la chance, mes partenaires étaient très bons. C’est toujours un peu une loterie et là, ce fut très agréable.

Samedi, avant le grand finish du déménagement, j’ai été manger avec ma sœur. Son futur mari ayant été « enlevé » le matin même pour son EVG, elle tournait un peu en rond chez elle. Un petit burger chez Ell*s, un détour du côté de la porte de Namur à la recherche d’un collier de fleurs et beaucoup de papote, ce fut un moment très agréable.

Et puis, le soir, j’ai retrouvé un ami dans le centre. Un petit cocktail pour bien démarrer la soirée et ensuite, sur le dance floor. Ça faisait longtemps, j’ai beaucoup dansé et me passé une excellente soirée.

Malheureusement, comme d’hab, le réveil a été trop matinal. J’aurais bien dormi une heure ou deux de plus. Mais bon, je suis définitivement pas une lève-tard, même en allant dormir après trois heures du matin.

Aujourd’hui, relevé des compteurs avec les nouveaux locataires et beaucoup de rangement. J’en vois tout doucement le bout même si là, j’ai pris une pause. Histoire de me connecter une petite heure tout en sirotant un bon café.

Bref, encore de bien beaux moments cette semaine. Et chez vous, c’était comment ?

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Le miroir des illusions – Vincent Engel

Voilà un auteur que je prends plaisir à lire. Que ce soit ses romans ou ses opinions, c’est toujours bien écrit (et après quelques lectures « faciles », cette différence de style se note et se savoure).

Résumé : Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d’un petit village de Toscane, apprend le décès de Don Carlo, son protecteur de toujours. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits. C’est le legs d’un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d’une mission : venger don Carlo par-delà la mort, en assassinant, selon un protocole strict, tous ceux qui ont empoisonné son existence.
Quarante-neuf ans plus tôt, dans un palais du Grand Canal, Alba vient au monde. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n’entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias don Carlo.
Mais une nuit, au coin d’une rue mal famée, surgit Wolfgang. L’Allemand s’éprend aussitôt d’Alba. Entre eux, pourtant, il s’agira moins d’adultère que de crime…
De Venise à San Francisco, en passant par Milan, Berlin et New-York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l’obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de l’amour et, peut-être, de leur vie.
(Goodreads)

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Mon avis : J’ai tout d’abord beaucoup apprécié de retrouver la plume et le talent de Vincent Engel. C’est un vrai plaisir de lire lorsque l’auteur maîtrise à la perfection les mots et l’art de les marier.

Pour en venir à l’intrigue, c’est une histoire assez sombre qu’il nous livre ici. Une histoire de vengeance, de faux semblants et de personnages hantés par des désirs qui les font se perdre dans les dédales de l’âme humaine. Plusieurs scènes provoquent d’ailleurs un sentiment de malaise, comme les scènes « d’éducation » d’Atanasio par Don Carlo.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages et je crois qu’aucun n’a vraiment bénéficié de ma sympathie. À part peut-être Lætitia et Raphaël dont on ne sait que finalement peu de choses.

Il n’en reste pas moins qu’on se laisse balader du début à la fin, jusqu’à la révélation finale des liens qui unissent réellement ces personnages et des motivations qui les animent.

Bref, si l’histoire est assez sombre et ne m’a pas emballée, je ne peux que saluer le brio avec lequel Vincent Engel se joue de nous et de ses héros.

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Brèves de déménagement

Je pensais que ma mère exagérait un peu quand elle m’a dit, il y a quelques semaines, qu’elle devrait me filer les gouttes anti-stress de Chouka pour le déménagement afin que ce ne soit pas elle qui ait à les prendre mais en fait non. (Et je pense que c’est un peu de famille, il faut voir dans quel état peut se mettre ma sœur pour son mariage).

Bref, ça a parfois été un peu rock’n’roll, j’ai parfois poussé un peu le bouchon avec mes parents (qui, finalement, en ont fait des tonnes pour ce déménagement) et j’en vois petit à petit le bout. Rien que dimanche, après avoir monté le canapé, le salon commençait à ressembler à un salon, à un endroit habité, en fait. Par contre, avoir toutes mes petites affaires bien en place, ça, ça se sera une autre paire de manches (mais bon, avec une semaine sans télé, je devrais bien trouver le temps d’y mettre un peu d’ordre).

N’empêche que le lendemain d’avoir reçu les clés, juste avant de prendre la route direction le géant suédois du meuble, gros gros FAIL. Je me suis aperçue qu’un lit allait difficilement rentrer dans cette chambre, question longueur (en largeur, je le savais, ce serait un 140 cm). En tout cas, un lit avec un cadre, comme tout ce que j’avais regardé sur le site. Seule solution : les bêtes sommiers avec les pieds en métal ou ce qu’ils appellent les « sommier-tapissier ». La seconde option fut retenue mais la première visite a bien failli tourner court face à cette déconvenue. Et l’objectif « lit » s’est transformé en une table et des chaises…

Et qu’est-ce qu’on a sué pour monter la machine à laver (et les cartons du lit et des canapés) au premier étage sans ascenseur, dans une cage d’escalier étroite. J’ai bien cru qu’on y arriverait pas ! D’ailleurs, c’est bien simple, le contrat de bail est d’un an mais je ne me vois pas déménager à nouveau à la fin de celui-ci. Oh que non. Je ne repasserai pas par tout ça (et ce n’est pas encore fini) dans douze mois !

Le gros bug aussi, c’est quand l’installation internet-télé-téléphone est repoussée parce que l’ancien opérateur doit d’abord vérifier la ligne et que je vais me retrouver sans rien pendant une grosse dizaine de jours. Le plus drôle, c’est quand même encore le coup d’être disponible entre 8h et 17h les deux jours où passeront les deux techniciens. Le premier, juste au cas où il devrait accéder à l’appart’ (mais j’imagine qu’il devra au minimum accéder à la cave, même combat donc) et le deuxième pour l’installation proprement dite avec le nouvel opérateur (heureusement que ça tombe un jour de pont, même si j’aurais préféré l’occuper autrement).

Bref, un déménagement, c’est loin d’être de tout repos (et je n’en suis pas encore sortie). Dites, on peut pas faire avance accélérée jusqu’à, je sais pas moi, dimanche matin (au moins) ?

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Mon ange

Ce film, j’ai eu envie de le voir dès les premières bande-annonces et j’ai bien cru que je n’y arriverais pas. Dans les « grands » cinémas, il n’est pas resté très longtemps à l’affiche et dans les plus petits, les horaires sont parfois un peu bizarre. Mais, j’ai eu de la chance, cette semaine, les séances me convenaient.

Synopsis : Mon Ange est un petit garçon doté d’une incroyable singularité : il est invisible.
Un jour, il fait la rencontre de Madeleine, une petite fille aveugle dont il tombe éperdument amoureux… Au fil des ans, leur amour grandit, jusqu’au jour où Madeleine lui annonce une nouvelle qui va bouleverser leur vie : elle va retrouver la vue… (Cinenews)

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Mon avis : Étrange film que celui-là où l’on ne voit jamais le personnage principal, et pour cause. On le devine pourtant dans certaines scènes, à l’influence qu’il peut avoir sur les objets voire sur les personnes. Comme cette scène où la mère allaite ce bébé invisible ou encore cette scène d’amour physique. Et là, j’avoue que je me demande encore comment ils ont pu rendre ça de cette manière à l’écran…

Quand à l’histoire, elle peut paraître assez simple au-delà de cet aspect fantastique mais finalement, nous amène à nous poser certaines questions.

Et puis, le grand intérêt de ce film, c’est quand même ce pari, cette expérience « sensoriels » auxquels nous sommes conviés. Tout au long du film, notre perspective est celle de Mon Ange (90% du film, je pense) et sa rencontre avec Madeleine, aveugle, donne lieu à la mise en valeur des quatre sens « restants » que sont l’odorat, le toucher, le goût et l’ouïe.

C’est donc un film qui, au-delà d’une belle histoire, vaut la peine d’être vu pour cette particularité et la manière dont ils en jouent.

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