Lui

Ça fait quelques mois maintenant que l’on s’est rencontrés. Un coup de cœur, un coup de folie, un « on verra bien où ça mènera ». À part un bref début d’histoire en avril de l’année passée, qui s’est avérée n’être qu’un feu de paille, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas jetée à l’eau comme ça.

Et pour une fois, je crois que le plongeon en valait la peine. On se voit au minimum une fois par semaine, plus si nos emplois du temps et nos horaires de boulot nous le permettent. On s’envoient des messages quotidiennement et c’est assez équilibré.

Je me sens bien en sa compagnie, dans ses bras. Il est super attentionné, tendre, parfois peut-être un peu trop protecteur, et on s’apprivoise petit à petit. J’aime le fait qu’il fasse des choses pour me faire plaisir, comme m’accompagner à ce spectacle de danse orientale ou à cette pièce de théâtre à laquelle on va la semaine prochaine.

J’aime sa façon de me demander si ça va et si ça me convient, d’autres ne s’embarrassent pas de ce genre de préoccupations.

En bref, j’ai l’impression, pour une fois, d’être « tombée » sur quelqu’un qui tient à moi et qui le montre. Vraiment. Pas seulement par quelques éclats d’esbroufe, quelques promesses qui finiront oubliées mais par de petits gestes. Et ça, j’aime beaucoup…

De quoi l’avenir sera fait ? Je ne sais pas, je ne vois pas jusque là. Pas à pas, jour après jour, c’est comme ça que j’envisage les choses pour l’instant.

 

Advertisements

Rencontres

Alors que ces dernières années avaient été très calmes sur le plan sentimental, depuis quelques mois, c’est un peu plus mouvementé. Rien d’exceptionnel non plus.

Après la traversée du désert (ou presque, à quelques micro-exceptions), j’ai de nouveau réussi à me laisser porter par le moment, à me jeter à l’eau et à ressentir ce petit truc indéfinissable. Le début a été enivrant, fait de promesses et de belles petites choses qui en ont éclipsés d’autres, moins belles. Très vite, par contre, cette histoire a trouvé son point final. Si sur le moment, ça a piqué un peu, finalement, c’était un mal pour un mieux. Deux ou trois petites choses ne me convenaient pas dans ce début de relation et j’avais laissé couler, aveuglée. Aujourd’hui, j’espère que je ne me laisserai plus endormir de cette manière.

Quelques mois plus tard, nouvelle rencontre, nouveau saut dans le vide. Et une incroyable surprise. Je ne suis pas sûre que, si on m’avait dit qu’on se verrait encore aujourd’hui, je l’aurais cru.

Il n’est pas parfait, mais qui l’est ? Je suis bien avec lui, en totale confiance. Il est super attentionné et respectueux. Bref, ça se passe bien et nos sms quotidiens me font sourire. On est parfois un peu trop semblables dans certaines manières d’être et on pourrait être confrontés tôt ou tard à des différences culturelles plus ou moins fortes, mais qui vivra verra ce qu’il adviendra de cette histoire (qui doit déjà être ma plus longue relation, à l’exception d’une histoire à moitié à distance).

signature

 

Une jolie parenthèse

Peut-être que ce ne fut que cela, une jolie parenthèse. Des moments brefs volés à la routine et qui font battre le cœur.

Une jolie parenthèse, inattendue. Un moment d’indécision et puis, se laisser submerger, emporter, sans plus réfléchir. Lo deje pasar y nada fue un error, comme le chantent Coti et Paulina Rubio. Parce que dans le pire des cas, il nous reste toujours au moins le souvenir de ces moments. La preuve qu’on peut encore en vivre et qu’on est toujours vivants.

Les beaux moments, les petites attentions s’enfilent comme des perles sur un collier et puis, la ficelle se rompt. L’absence et puis les explications.

Ce n’est peut-être pas un point final, les portes ne se sont pas complètement fermées. Mauvais timing, la faute à pas de chance. Mais de là à attendre… Oui et non. Oui, car attendre quelque chose, quelqu’un qui  ne reviendra peut-être pas, c’est risquer de passer à côté d’autre chose, peut-être d’aussi beau, d’aussi fort, ou pas. Non, car c’est trop tôt pour oublier son regard, son sourire, sa peau.

Et laisser les regrets monter en moi, parfois, puis tout oublier en un sourire, en une soirée passée en bonne compagnie, en éclats de rire avec les collègues, les amis. Continuer à vivre. Comme avant. Mais avec un petit bagage en plus. Ces souvenirs.

signature

 

Frilosité

Dans ma vie, j’ai été plus souvent seule que en couple et ça ne m’a jamais posé de souci. J’ai appris à me construire par rapport à moi-même, à ne pas attendre de me définir via une tierce personne supposée me compléter et surtout à ne pas sauter d’une relation à une autre par peur de me retrouver seule avec moi-même. Je n’ai jamais ressenti de tristesse, nostalgie ou envie face à des couples heureux. Et bien sûr, comme tout le monde, j’espère rencontrer quelqu’un qui ajoutera des sourires, du soleil, de la tendresse et des rires dans ma vie, mais toujours comme un complément à ce que je vis déjà.

Depuis ma dernière histoire (qui commence à sérieusement dater), j’ai changé, je suis devenue frileuse. Avant, je me jetais à l’eau sans réfléchir, tant pis si ça ne dure qu’un soir ou quelques soirées, sans jamais regretter l’envie du moment même si j’ai parfois été coupable d’erreurs de jugement. Là, alors qu’avant je me serais laissée tenter à essayer pour voir si ça pouvait marcher, ces derniers temps, je me suis laissée un temps d’observation. Observation faite d’hésitations avant de se rendre que non, ça n’allait pas coller (et un petit retour de bâton quant à cette période plus ou moins longue de flottement), d’un essai non concluant par manque d’alchimie et aussi d’attirances qui se sont éteintes face à un trait de personnalité qui m’a refroidie. Bref, autant dire que si il y eu quelques étincelles, rien ne s’est allumé (et encore moins enflammé) et que les expériences récentes ne me portent qu’à plus de prudence et pas du tout à me laisser porter comme avant.

Et pourtant… Pourtant, je cherche pas l’histoire extraordinaire. Juste une relation, courte ou longue, faite de partage, de fous rire, d’un brin de folie, d’une pincée d’alchimie, de beaucoup de respect et de compréhension, de rires et fous rires, de découvertes du monde, de soi, de l’autre et surtout ne pas avoir le sentiment d’être enfermée, piégée dans un carcan. Je n’attends pas de serments éternels (d’ailleurs, ça aurait plutôt tendance à me faire fuir), juste à parcourir un bout de route, un bout de vie ensemble et ce n’est pas un drame si celles-ci se séparent tant que cela se passe dans le respect de l’autre et la communication. C’est la vie, de toute façon.

Mais surtout, surtout, je ne me prends pas la tête et ne me mets pas la pression à ce sujet. Être avec quelqu’un juste pour être avec quelqu’un, ça ne me correspond pas et ça ne m’intéresse pas. Je n’ai d’ailleurs nullement l’envie ou l’intention d’écumer les sites de rencontres. Mais bon, si Cupidon pouvait penser à passer plus ou moins prochainement par chez moi, ça ne me déplairait pas, loin de là !

signature

La sortie du désert, peut-être

[Article programmé avant mon départ et donc mon retour anticipé]

Ces derniers temps, ma vie sentimentale est un vrai désert. Vrai de vrai. Rien, pas un seul coup de cœur. Deux-trois fois par contre, j’ai eu cette espèce de doute. Un intérêt pour quelqu’un mais sans savoir ce que je voulais vraiment. Du moins, dans un premier temps. Un doute, une nébuleuse de laquelle je suis à chaque fois sortie avec la certitude que je n’en voulais pas plus qu’une amitié.

La dernière fois, c’était d’ailleurs tout récent. Un gars que je vois régulièrement à la salsa. On danse à chaque fois ensemble, plusieurs fois. Et au fil des danses, la température monte, on se rapproche. Sans jamais aller plus loin. Et puis, il y a quelques semaines, il y a eu échange de baisers. Après cette impression d’être rouillée, de ne plus savoir comment m’y prendre, je me suis tout simplement rendue compte que je n’avais tout simplement pas envie de ça, que je ne voulais rien de plus que ces échanges sur la piste de danse. Point. Ça s’est donc arrêté là.

Mais si je dis que j’ai l’impression que la traversée du désert pourrait toucher à sa fin, c’est parce qu’il y a eu quelqu’un qui a réveillé quelque chose en moi. Un regard, ce regard particulier qui peut me faire perdre tous mes moyens. Un regard qui transperce et qui me donne l’impression que la personne derrière voit à travers moi, en moi. Qui me met légèrement mal à l’aise, parce que s’il est intense, je perds mes moyens.

Il n’y aura sûrement rien entre lui et moi. Il n’est que de passage, je ne suis même pas sûre que nos chemins se recroiseront. Mais j’ai au moins eu la confirmation que ma dernière relation n’a pas laissée qu’une terre brûlée où rien ne repoussera…

Signature

À partir de quand faudrait-il prendre ses distances ?

À partir des premiers sms où apparaissent ces mots « content de t’avoir vu » ou « je suis content d’aller ce soir à tel événement et de te voir » ? Ou serait-ce précipité ?

Après ce moment étrange où un baiser a été refusé ?

Après ces nouveaux sms qui contiennent ces mêmes mots après ce premier refus ?

Où est la limite ?

Rien n’a été franchement et directement exprimé. Ces sms pourraient passer pour ceux d’un ami très proche ou que l’on ne voit pas souvent. Mais on ne se connaît que depuis deux mois et on se voit environ une à deux fois par semaine.

Mis à part ce moment étranger de la tentative de baiser dans le couloir de la pension où nous logions (chambre à part, inutile de le préciser) et quelques regards insistants remarqués par des amis, je n’avais perçu aucun signe. Partis ensemble à Bilbao par « semi-hasard » (j’avais déjà réservé mes billets d’avion et ma chambre quand il a dit qu’il envisageait de s’y rendre…sauf que cette décision s’est faite assez vite après notre discussion), je n’ai vu aucun signe annonciateur de cet étrange moment. Ni dans son comportement ni dans son discours la veille et le jour même.

Dois-je maintenant mettre une certaine distance ? Distance, que suite aux remarques d’amis concernant ses regards appuyés, j’ai essayé de mettre assez vite en restant un peu froide, de ne jamais terminer mes sms par « bisous » ou ce genre de choses. Mais c’est un peu contre ma nature, moi qui affiche un sourire énorme quand je retrouve un ami.

Dois-je attendre qu’il aborde le sujet ? Entre samedi soir et lundi en fin d’après-midi, malgré un certain nombre de moments passés en tête-à-tête (dans l’avion et à l’aéroport, vu que le premier avait une bonne heure de retard), il ne l’a pas fait. Moi non plus, remarquez, j’ai plutôt fait comme si il ne s’était rien passé.

De mon côté, comme vous l’aurez compris, je ne le vois que comme un ami et je ne pense pas que cela pourrait changer dans le futur. Et donc, que dois-je faire ? Laisser courir comme si rien ne s’était passé et me détourner encore une fois si il retente quelque chose ? Ou mettre les pieds dans le plat ? Je n’ai pas envie de le perdre comme ami mais c’est vrai aussi que depuis samedi soir, je ne suis peut-être plus tout à fait moi-même non plus en sa présence, je fais attention aux paroles et gestes que je pourrais avoir. J’ai d’ailleurs été limite impolie en lisant non-stop (ou presque) en attendant l’avion ou dans l’avion. Bref, je suis un peu indécise, la situation est délicate.