[Madrid] Les bonnes adresses

Après la liste des bonnes adresses que je vous avais partagé il y a trois ans, ici, ici et , voici la cuvée 2018.

Il y a tout abord celui que je n’avais pas eu l’occasion de tester en 2015 : Home Burger Bar. Et bien, c’était tout à fait délicieux. Les viandes sont écologiques et certifiées de la région d’Ávila, les légumes sont le plus locaux possibles et le service agréable. À noter qu’il faut mieux réserver.

Adresse : Calle del Espiritú Santo 12, 28004 Madrid (Malasaña)

Il y a ensuite une adresse végétarienne, Sanissimo. Pratique, il se trouvait juste en face mon hôtel. Il paraît que leurs hamburgers sont assez fantastiques, ce midi-là, nous on avait opté pour le menu du jour. Les prix sont corrects et la nourriture de qualité, une adresse de plus pour les végétariens !

Adresse : Calle Campomanes 5, Madrid (métro Opera)

Et puis, il y a eu ce coup de cœur : Américo. Ce restaurant de cuisine espagnole et péruvienne. Vraiment, je me suis régalée du début à la fin. On a pris une entrée à partager (les croquettes de poulet), ensuite j’ai pris le solomillo de cerdo caramelizado con puré de camote (patate douce) et mon amie un plat de poisson et pour terminer un sobado tres leches à partager. Vraiment, la viande était fondante, un vrai régal, la purée de patates douces, woaw et le dessert magnifique. Sans oublier, un pisco sour à siroter. Service impeccable, en même temps que les boissons, ont été servi le pain, une portion de chips et de guacamole et les serveurs sont très sympathiques.

Adresse : Calle de Vergara 14, Madrid (métro Opera)

Pour se désaltérer, Origen, avec son vaste choix de jus de fruits tropicaux, à côté de la Plaza Mayor. Et quand je dis fruits tropicaux, le panneau avec les noms en espagnol, photos et description des bienfaits, je n’en connaissais pas la moitié !

Adresse : (entre autres ) : Calle Toledo 6, Madrid (Plaza Mayor)

Enfin, dans une dernière catégorie, si vous souhaitez vous évader dans un autre monde, il y a El inverandero SB. L’endroit est un « gastrobar » et c’est juste magnifique. Petite particularité, il est situé sous la boutique Salvador Bachiller de Gran Vía. Autant vous prévenir, la boutique est magnifique, les coups de cœur peuvent être nombreux. Nous n’y avons ni mangé ni bu un verre. Lorsque mon amie a voulu me le montrer depuis l’entrée, les serveuses nous ont invité à en faire le tour et franchement, ça vaut le détour.

Adresse : Calle Gran Vía 65, Madrid

Et voilà donc la cuvée 2018 ! A disfrutar !

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Instantanés de vacances#1

Le bonheur est fait de petites choses, toutes petites choses simples pour qui sait les percevoir… Voici les petites perles de mes vacances.

  • Retrouver mon amie basque à Madrid et papoter au soleil, devant le temple de Debod.
  • Aller dîner dans un restaurant péruvien, el Américo, et être conquise par les plats. C’était trop bon !
  • Enfin, goûter les hamburgers de Home Burger Bar ! Et vraiment, ça en valait la peine !
  • Aller voir La vuelta al mundo en 80 días et rire, rire, rire.
  • Goûter un jus de corossol et de goyave chez Origen, juste à côté de la Plaza Mayor.
  • Retrouver Logroño, voir les changements et surtout aller à la calle Laurel et manger des pinchos, dont les incontournables patatas bravas et une croqueta de jamón, j’adore ça.
  • Et bien sûr, partager ces pinchos en bonne compagnie.
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Aperçu de mon séjour à Logroño

  • Cette promenade le long de l’Ebro dimanche matin avant d’aller manger un cachopo. Vraiment, durant ces quelques jours, j’aurais vraiment vraiment trop mangé.
  • Aller au cinéma, voir Campeones.

Et vous, vous en retenez quoi, de vos dernières vacances ?

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Brèves de vacances

En fait de vacances, j’ai accompagné ma mère et ma sœur pour l’installation de celle-ci à Trieste, dans le cadre d’un semestre en Erasmus. Et rien ne s’est passé comme prévu, pour elles, comme pour moi.

J’avais prévu de visiter Trieste de mon côté pendant qu’elles s’occupaient des diverses démarches (recherche d’appart’ etc), de partir deux jours en Croatie et ensuite deux jours à Venise avant de retrouver ma mère pour prendre l’avion.

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Trieste – Piazza Unità d’Italia La plus grande place d’Europe (ou du monde) donnant sur la mer

En fait de tourisme à Trieste, à part une soirée où j’ai fait un tour de la ville avec un Couchsurfer et bu un verre, je n’ai pas vu grand-chose. Je n’ai d’ailleurs vu certains monuments ou endroits intéressants que cette soirée-là. Quant au fameux château de Miramare, niente, j’ai pas eu le temps d’y grimper… (et quand je vois les photos sur internet, je ne suis que regret).

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Trieste – Plazza Unità d’Italia La mer, tout au bout. Les lumières bleues indiquent jusqu’où l’eau arrivait, avant.

Quant à Venise, les deux jours se sont réduits à une paire d’heures. La faute à un hébergement AirBnb annulé deux jours avant mon départ, le message de mon hôte était même tellement bizarre que ça sentait limite l’arnaque, j’ai d’ailleurs craint de ne pas être remboursée. Résultat : j’ai simplement déambulé au hasard dans Venise quelques heures avant de reprendre l’avion, en compagnie de ma mère qui n’avait pas du tout, mais alors pas du tout, la tête à faire du tourisme. J’ai quand même pu déguster une glace à tomber : pistache de Sicile et réglisse de Calabre, un régal.

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Venise… et ses gondoles

Par contre, j’ai bien profité de mon séjour en Croatie, et plus précisément en Istrie. Une région qui vaut assurément la peine d’être visitée et qui regorge de paysages à couper le souffle, entre mer limpide et montagnes verdoyantes. Le tout sous le soleil, pour ne rien gâcher. Je n’avais pas précisément préparé mon voyage et j’ai eu la chance que le Couchsurfer qui devait m’héberger était finalement en congé lors de mon séjour. Visite de Porec à mon arrivée et petite promenade en pleine nature le premier soir avant de déguster une pizza à tomber. Le lendemain, direction Pula et son magnifique amphithéâtre avec vue sur la mer, avec quelques arrêts en chemin comme le fjord de Lim ou Rovinj. J’ai beaucoup beaucoup aimé et n’ai fait quasi aucune photo. La majesté et la grandeur des paysages auraient été tellement fades en photos, comparées au réel.

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Rovinj

J’ai eu énormément de chance dans cette rencontre avec ce couchsurfer parce que j’ai vraiment pu avoir un aperçu de la région. J’ai tellement apprécié que je pense que cela vaudrait la peine d’y retourner un jour.

Pendant que je gambadais allégrement à travers l’Istrie, pour ma mère et ma sœur, ça a été nettement moins agréable. La recherche d’appart’ n’a pas tourné comme prévu et a même ressemblé par moments à un tour des horreurs. Quand je les ai retrouvées après mon escapade croate, elles étaient assez stressées : l’appart venait d’être déniché, il ne restait plus qu’à signer le contrat le lendemain. Mais jusqu’à la signature, elles ont gardé une boule au ventre. Et alors que je pensais pouvoir profiter de ce dernier jour pour faire un peu de tourisme, j’ai dû les accompagner pour la signature du contrat et pour faire quelques achats pour l’installation dans l’appart. Sans oublier les aller-retour avec les trois valises de ma sœur.

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Trieste

Le lendemain, jour du retour pour ma mère et moi et de la séparation, a été plutôt dur pour elles deux.

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Trieste – Amphithéâtre

Bref, on était loin des vacances « idéales ». J’ai quand même été agréablement surprise par Trieste (enfin, ce que j’ai pu en voir) et complètement bluffée par l’Istrie. Quant à Venise, c’est effectivement très beau…mais on ne m’aurait pas à y aller en pleine saison touristique ! Nous y étions un samedi après-midi début octobre, le temps était magnifique, et c’était juste super bondé.

N’empêche, même si ma mère m’avait dit, au départ, que pour l’Italie, elle n’aurait pas besoin que je l’accompagne, ma présence fut loin d’être inutile. Ne fut-ce que pour se rendre de Trieste à l’aéroport de Venise.

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A Pilgrim Guide to the Camino de Santiago/A practical and mystical manual for the Modern Day Pilgrim – John Brierley

Lors de mon avant-dernier camino en 2015, j’ai vu beaucoup, en fait, presque tous, d’anglophones avec ce guide entre les mains. J’avais eu l’occasion de le feuilleter et je l’avais trouvé supérieur à celui en espagnol que j’avais acheté précédemment. J’en ai donc fait l’achat en vue de partir en septembre 2016.

Résumé : Bon, il s’agit d’un guide donc on peut pas vraiment parler de résumé. Mais voici donc son contenu et ses promesses :
– 33 cartes d’étapes journalières
– toutes les auberges de pèlerins et autres logements
– plus de 200 photos en couleurs
– 15 plans détaillés de villes
– aperçu d’itinéraires
– histoire et légende

Mon avis : Comme dans la plupart des guides de ce genre, les premières pages sont en général consacrées à l’histoire du Camino et aux différents conseils concernant la préparation (petite différence ici : il s’agit autant de la préparation physique que mentale ou psychologique voire spirituelle), le matériel à emporter et des petites astuces. Petit clin d’œil sympa : ces pages n’étant plus d’aucune utilité une fois en route, elles sont munies de pointillés le long de la tranche, histoire de s’en séparer et d’alléger le livre avant de se mettre en route.

Le point qui m’a convaincu de l’acheter, c’est qu’en plus des schémas d’étapes/cartes succinctes de chaque étape, il contient les plans de plusieurs villes traversées par le chemin. Après usage sur place, pour mon sens de l’orientation et de la lecture de carte, c’est clairement insuffisant. Ça ne m’a pas empêché de tourner pendant près d’une heure dans les alentours de la Cathédrale de Burgos pour retrouver le Camino et enfin commencer ma première étape.

Il propose cependant une bonne description des étapes, ce qui peut permettre, quand le parcours le permet, d’avoir une bonne idée de la distance parcourue jusque là et qu’il reste à parcourir. De même, les descriptions d’auberges sont sans doute assez succinctes à mon goût mais c’est quand même grâce à ce guide que je suis arrivée à l’auberge Ada de Reliegos del Camino, l’une des plus agréables où j’ai passé la nuit cette année.

Petite particularité aussi : pour chaque étape, il y a un bref résumé du chemin en pratique, suivie d’un encart « le chemin mystique » et de « réflexions personnelles » de l’auteur. On est donc bien au-delà d’un simple guide pratique. Par contre, je dois avouer que si ça m’a surprise et intriguée au départ, je les ai rarement lus, notamment car la partie mystique était un peu trop religieuse pour moi qui suis athée. Mais c’est très certainement un petit plus pour certains.

En bref, il s’agit donc d’un bon guide pour se lancer sur le camino francés, plutôt complet et réédité et mis à jour régulièrement, ce qui n’est pas négligeable.

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Mon « camino » 2016

Plus de trois mois après mon retour de cette semaine sur le camino, il était temps de faire le bilan de l’épisode 2016.

Alors, la première chose à laquelle je pense, c’est à la difficulté ressentie cette année. La chaleur (quoique ça allait encore) et mes pieds qui ont beaucoup souffert alors que j’avais enfilé les mêmes chaussures que l’année dernière.

Et puis, il y a aussi cette difficulté que je m’étais imposée moi-même : celle d’arriver à León en huit jours, avec une moyenne de 25-27 km par jour, alors que je ne m’étais pas entraînée. Et dès le deuxième jour, mes pieds ont refusé cette cadence. Si je m’étais fixée cet objectif cette année, c’est que l’année passée, j’avais appris que toutes les étapes du camino ne sont pas bien desservies par les transports en commun. Et donc, quand on a un billet d’avion avec une date de retour bien précise, il faut quand même veiller à s’arranger pour terminer ce périple dans une ville qui permet de rejoindre l’aéroport facilement et plus ou moins rapidement. D’où le choix d’une grande ville comme objectif. Je retiendrai donc de cette année que rien ne sert de courir et de se fixer des objectifs trop ambitieux, il faut savoir écouter son corps et trouver son propre rythme.

Plus j’avance dans le camino, et plus je croise des gens qui le font en une seule fois. Résultat, comme ils ont déjà deux-trois semaines de marche dans les jambes, ils font souvent 20 à 30 km par jour. Objectif que je ne peux atteindre et dont je devrais me détacher la prochaine fois. Ce qui signifie qu’il faudra donc accepter des rencontres plus fugaces, vu que la différence de rythme fera que je ne retrouverai pas les gens d’un jour à l’autre. C’est peut-être aussi l’une des difficultés, vu que je le fais seule, de me retrouver chaque soir avec des gens différents. C’est en tout cas bien différent que de partager chaque soir son repas avec des têtes plus ou moins connues, avec qui l’on peut créer des liens (ou pas).

La dernière page (pour le moment) de ma credencial

La dernière page (pour le moment) de ma credencial

Une chose que j’ai apprise cette année, c’est l’importance du choix du lieu où l’on va passer la nuit et/ou souper. Il y a autant d’auberges et d’ambiances différentes que de pèlerins. De celle un peu commerciale avec un dortoir gigantesque et la nuit à 5€ mais où tout le reste à côté est payant, à celle familiale où ça vit réellement, avec ou sans pèlerins. Si l’année passée, j’avais bien préparé cet aspect de mon périple, cette année ce ne fut pas le cas et j’ai vu un peu la différence. J’ai dormi dans des endroits absolument fantastiques, avec des gens merveilleux et puis j’ai aussi connu des endroits où tu passes juste une nuit sans en garder un souvenir quelconque.

Bon, après ces points plus ou moins négatifs, passons au positif. Cette année, j’ai réussi le challenge du sac à dos, c’est-à-dire qu’il pesait moins de 10kg (poids maximal conseillé, même si idéalement, il ne devrait pas peser plus d’un dixième du poids de celui qui le porte). Rien ne m’a manqué finalement (à part les comp**d que j’espérais trouver facilement si besoin), j’ai juste mieux gérer la partie fringues et chaussures.

Malgré certaines auberges moins agréables, j’ai quand même eu droit à des endroits qui valent la peine de s’y arrêter : le convento de San Antón, une expérience inoubliable, l’auberge végétarienne de Reliegos del Camino et sa salle de méditation/yoga ou encore l’ambiance familiale de celle de San Nicolás del Camino. Ce furent aussi les endroits où le partage de moments et les rencontres ont été les plus intéressants.

Globalement, si cette année, l’expérience a été difficile, je crois que je repartirais sur le camino. Peut-être pas en 2017, j’ai d’autres projets, mais certainement en 2018 !

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[El camino] Arcahueja – León

Though we travel the world over to find the beautiful, we must carry it with us or we find it not

Moral : La nuit fut courte, mais le moral est bon.

Physique : Mes pieds vont nettement mieux, quelques courbatures.

Réveil plus que matinal pour cette dernière matinée et les huit kilomètres qui me séparent encore de mon objectif. Il faut dire que l’ensemble de ma chambrée a sauté hors du lit vers 5h du matin et j’ai suivi le mouvement avec une bonne demi-heure de décalage. Le petit déj’ n’était franchement pas terrible : deux tranches de pain de mie et un croissant industriel, de ceux qui ne ressemblent que de très loin à un croissant, par personne. Bof bof. J’ai donc abandonné le croissant sur la table.

C’est vers 6h15 que je me suis mise en route. Lampe frontale obligatoire, vu qu’ici le soleil ne se lève que vers 8h. Et comment dire, ce ne fut pas la meilleure idée que j’ai eue… Parce que mes compagnons de chambrée ayant pris pas mal d’avance, je me suis retrouvée absolument seule, au milieu des champs, avec pour seule source de lumière ma lampe frontale. Mise à part les trois jeunes filles de l’Est qui ont été derrière moi pendant la première heure, ce fut deux heures de solitude totale. Ça ferait presque un pitch de film d’horreur. Bref, ce fut un peu angoissant par moment.

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L’entrée dans le centre historique de León, un peu avant 8h, via la puerta moneda et la muraille romaine qui ceignait la ville.

Sans compter les quelques intersections sans indications, j’ai cru à plusieurs reprises avoir fait fausse route, jusqu’à ce qu’une petite flèche jaune me rassure.

Je suis entrée dans Léon un peu avant 8h et le centre ville m’a semblé loin, mais loin. J’ai pris le temps de faire quelques photos et un petit déj en attendant l’ouverture des portes de la Cathédrale pour le cachet. Par contre, je n’ai pas vraiment visité, mais bon, je reviendrai ! Vu la mauvaise surprise de mon arrivée et avec ce bus, que je voulais prendre, complet, cette fois, j’avais pris les devants et pris un billet pour le León-Madrid de 10h30 et j’étais un peu talonnée par le stress. D’autant que la distance centre-ville – gare routière semblait assez conséquente dans mon guide (en fait, j’ai mis moins de 10 minutes… en taxi).

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La Cathédrale de León

Donc, vers 10h30, bien installée dans un bus supra (plus de place, boissons et collations comprises), les trois heures de voyage sont passées hyper vite. Il faut dire aussi que dans les bus espagnols, chacun a maintenant un petit écran intégré dans l’appuie-tête du siège de devant avec un choix de films et séries à visionner. Autant dire que j’en ai profité avant de passer quelques heures chez une amie avant de reprendre l’avion le lendemain.

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