Cuando la vida era nuestra (La vie quand elle était à nous) – Marian Izaguirre

Voilà encore un livre qui fait partie de mon butin de décembre, lors de cette virée à Lille avec des amies. Un titre et un quatrième de couverture qui m’ont rapidement séduites.

Résumé : Madrid, 1951. Lola regrette le temps où son existence était peuplée de promesses et d’illusions, de livres et de discussions enflammées, d’amour et de projets pour bâtir une Espagne démocratique. L’espoir de 1936. Il ne lui reste de cette époque qu’une petite librairie dans les ruelles sombres d’un quartier de Madrid. C’est là que Lola fait la connaissance d’Alice, une Anglaise dont elle partage la passion pour la littérature. Intriguée par un livre en vitrine, Alice entraîne Lola dans une lecture singulière et bouleversante de La Fille aux cheveux de lin, l’histoire de Rose, soupçonnée d’être la fille du duc d’Ashford. Lola et Alice l’ignorent encore, mais cette histoire pourrait bien lier leur destin pour toujours… (Fnac)

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Mon avis : Deux destins qui se croisent. Celui de Lola, dont les espoirs et les rêves sont morts avec la fin de la Guerre Civile et celui d’Alice/Rose.

L’auteur nous balade entre des flashbacks dans la vie de Rose, qui sont en fait des chapitres d’un livre « La jeune fille aux cheveux de lin », et la vie actuelle de Rose à Madrid ainsi que de sa rencontre avec Lola et Matias.

Outre ses personnages et le côté historique de ce roman, on y retrouve l’amour des livres et de la lecture. Très vite, jee me suis laissée toucher et emporter par l’histoire de ces trois personnages attachants et j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, que je vous conseille donc.

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Sapiens, une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari

Ce livre, j’en avais eu de bons échos. Alors, à quelques jours de mes vacances et prévoyant un loooong voyage en bus (4h aller-4h retour), j’ai sauté sur une promo de livres audio pour en faire l’acquisition. Et je ne l’ai pas regretté.

Résumé : L’histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s’achèvera quand ils deviendront des dieux.

Cette Brève histoire de l’humanité déroule notre histoire globale, des premiers hominidés à aujourd’hui et interroge l’avenir qui nous attend. Comment l' »Homo Sapiens » a-t-il réussi à dominer la Terre ? Quelle singularité nous a permis de s’unir pour créer villes et empires, l’idée de religion, les concepts politiques de nation ou plus récemment des droits de l’homme ? Pourquoi cette dépendance et cette croyance que notre bonheur dépend de l’argent et de la possibilité de consommer ? Que voulons-nous pour ce troisième millénaire ?

Mêlant Histoire et Science, cet essai provocateur, érudit et audacieux déconstruit les idées reçues à l’aube d’une nouvelle révolution cognitive de l’humanité qu’Harari voit pointer dans le développement des neurosciences et de l’intelligence artificielle, entre autres. Quel sera notre dessein ?

Sapiens, un essai brillant et provocateur sur notre histoire globale, qui interroge chacun de nous sur notre avenir et nos choix, à l’aube d’une révolution cognitive décisive qui touchera le monde entier. (Audible)

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Mon avis : J’ai beaucoup aimé. C’est plein de références, allant de l’histoire à l’économie, de la biologie à la sociologie, en passant par la politique… autant dire que ça ratisse large. Et ce n’est pas du tout pesant. Ça se laisse écouter, dans mon cas, et on y trouve même quelques traits d’humour. Je devais avoir l’air fine à laisser échapper un petit rire, à l’écoute de ces derniers, ou hocher de la tête pour marquer mon accord avec l’une ou l’autre idée développée. C’est donc à la fois intelligent et intéressant mais aussi divertissant, une belle gageure.

Plus que d’interroger notre histoire, ce livre porte aussi des questions de choix de société totalement actuels qu’il pose à l’aune de toute cette histoire, justement. J’ai beaucoup aimé cet aspect-là aussi. Il ne s’agit pas uniquement de s’intéresser au passé de l’humanité mais d’éclairer aussi des pistes de réflexion concernant son futur, notre futur.

Je n’ai pas regretté mon choix. Peut-être juste le format. 15h de lecture, ça fait un paquet d’heures quand même. D’autant plus qu’en train ou en bus, j’ai parfois l’esprit qui vagabonde et j’ai perdu le fil à plusieurs reprises (quand je ne suis pas tombée endormie, merci le bus !).

Bref, si le format ne me correspond peut-être pas, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette « lecture » et j’envisage de me procurer la version ebook ou poche dans un futur plus ou moins proche. Histoire de prendre plus le temps d’intégrer l’ensemble du propos.

Une lecture que je vous conseille ab-sol-lu-ment !

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Ceux qui restent – Marie Laberge

Ayant beaucoup aimé la trilogie Le goût du bonheur de cette auteure, quand je suis tombée sur ce roman, je n’ai pas hésité.

Résumé : Ceux qui restent sont ceux que Sylvain a laissé quand il s’est donné la mort.
Ce ut un geste soudain et,comme on dit, personne ne l’avait vu venir. Certains se le reprochent. D’autres lui parlent encore. Tous sont marqués à jamais, au fer rouge de son absence. Son père, auquel le silence des arbres a offert un refuge. Sa femme et son fils élevé dans le mensonge d’un amour étouffant. Sa maîtresse, qui a trop de feu en elle, trop de chair, trop de tout, pour laisser la mort avoir le dernier mot. Et assez de lumière pour guider ceux qui veulent vers la seule issue du deuil : la vie. (Quatrième de couverture)

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Mon avis : Woaw. C’est un roman dont les pages filent, sans que l’on s’en aperçoive. Les personnages sont tous très différents et à la fois se complètent parfaitement. On passe un moment agréable en leur compagnie, malgré les circonstances.

Et puis, quel plaisir de retrouver l’écriture de Marie Laberge. C’est plein d’émotion, fort, puissant et très très plaisant.

À lire. Ab-so-lu-ment !

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Dernières lectures

Ça fait un petit moment que je n’ai pas parlé de mes lecture ici. Il faut dire qu’après un roman plutôt pesant, j’avais besoin de légèreté. Et j’ai donc avalé les pages et parmi celles-ci ceux des trois livres suivants :

The glass magician – Charlie N. Holmberg

Résumé : Trois mois après avoir rendu son cœur au magicien Emery Thanes, Ceony Twill est bien partie pour devenir Plieur. Malheureusement, toutes ses pensées ne sont pas uniquement tournées vers la magie du papier : bien qu’on lui ait prédit une histoire d’amour, Ceony n’a toujours pas réussi à dépasser la barrière étudiant-professeur qui la sépare d’Emery, en dépit de leur intimité grandissante.

Lorsqu’un magicien revanchard est persuadé que Ceony possède un secret, il fait le vœu de le découvrir… même si cela doit compromettre l’essence même de leur magie. Ceony comprend qu’elle devra trouver les vraies limites de ses pouvoirs quand ceux qu’elle aime le plus se retrouvent victimes d’une série d’attaques dirigées contre elle… tout en faisant en sorte que son savoir ne tombe pas entre de mauvaises mains. (Babelio)

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Mon avis : Il s’agit ici du deuxième tome de The paper magician. J’avais lu le premier tome il y a quelques mois. Comme pour le premier tome, la lecture est agréable, les pages se tournent vite, l’univers qui y est dépeint est intéressant mais il manque un petit quelque chose pour que la magie prenne, justement. Je lirai très probablement le tome suivant, mais à l’instar des deux premiers, j’attendrai une promo.

Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels – Ovidie et Diglee

Résumé : « La seule certitude qu’il nous reste en matière de sexe : nous sommes les seules décisionnaires de ce que nous faisons de notre corps et rien ni personne ne devrait jamais nous dicter notre conduite. » Ovidie

Publicité, télévision, clips, blogs, magazines, applications… le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On en parle de plus en plus, mais en parle-t-on réellement mieux ? Au lieu de nous imposer un énième guide censé faire de nous des amantes parfaites, Ovidie et Diglee nous proposent de nous « foutre la paix » dans ce livre drôle, déculpabilisant et décomplexant. (Goodreads)

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Mon avis : Comme elles l’annoncent en prélude, il s’agit d’un anti-guide. Pas de formule magique donc, juste des pistes de réflexion pour questionner notre rapport au corps et au sexe. C’est plein d’humour, déculpabilisant et intelligent. À mettre entre toutes les mains (mais pas trop jeunes).

T’en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles – Michel Bussi

Résumé : Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison…

Bienvenue au pays de Caux, terres de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards…

Dans les romans de Michel Bussi, vous étiez surpris jusqu’à la dernière page… Dans ses nouvelles, vous le serez jusqu’à la dernière ligne. (Babelio)

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Mon avis : Ce fut une lecture agréable et rapide. Certaines chutes sont plus que prévisibles et pour d’autres, je me suis laissée surprendre avec délice pour certaines.

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Les chasseurs de gargouilles – John Freeman Gil

Voilà encore une lecture qui fait partie d’un Masse Critique de Babelio. Un résumé plus qu’alléchant, je n’ai pas hésité une seconde…

Résumé : Portée par une écriture tendre et puissante, une foisonnante fresque du Manhattan des années 1970, doublée du portrait poignant et drôle d’un père et de son fils. Un premier roman diablement intelligent qui interroge notre rapport au passé face à l’attrait parfois ravageur de la modernité.

Depuis la séparation de ses parents, Griffin Watts, treize ans, tourne en rond. Sa sœur n’a plus une minute pour lui, trop occupée à faire sa révolution sexuelle; son artiste de mère tient table ouverte à tous les hippies du quartier. Quant à son père, Nick, antiquaire exalté, collectionneur frénétique, il vit désormais dans son atelier.

Désireux de maintenir un semblant d’équilibre familial, Griffin va suivre la dernière lubie paternelle : récupérer statues, bas-reliefs, moulures et autres gargouilles sur les vieux immeubles new-yorkais voués à la destruction.

Mais ces gentilles escapades père-fils vont bientôt prendre un tour dangereux. Alors que la passion de Nick se fait chaque jour plus dévorante, Griffin se retrouve embarqué dans ce qui pourrait bien être le vol du siècle… (Babelio)

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Mon avis : Le résumé était très ambitieux et ce roman n’a, pour moi, pas tenu toutes les promesses qui y étaient contenues.

J’avoue avoir eu beaucoup de mal à m’attacher au personnage de Griffin et à sa famille dysfonctionnelle.  Ses parents sont absents, démissionnaires et semblent fort peu se soucier du bien-être de leurs enfants, voire de leur sécurité.

Le roman aborde plusieurs thématiques, l’adolescence de Griffin, sa famille, l’architecture de New-York, la relation père-fils… mais les réflexions ne sont parfois pas abouties alors que la piste aurait mérité d’être creusée, exploitée. De même, les personnages secondaires, comme Dani ou Quig ou encore la mère de Griffin, semblent ne faire que passer alors qu’il aurait pu être intéressant de s’attarder sur leurs profils.

Bref, si j’ai été quelque peu déçue, reste l’originalité de ce roman : New-York et son architecture. C’est peut-être finalement le personnage et la trame centraux de ce roman, tout le reste n’étant que prétexte ?

Une lecture intéressante donc, mais qui ne m’a pas emballée ni passionnée outre mesure. Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette découverte.

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The awakening (L’éveil) – Kate Chopin

Depuis le temps que je suis le blog de Victoria, l’envie de participer au club lecture mensuel m’a titillée plusieurs fois. Mais à chaque fois, le timing, trouver et acheter le livre choisi n’ont pas été optimaux. Sans compter qu’il faut que le livre choisi me plaise. Cette fois, le sondage ayant retenu ce classique de la littérature américaine, il était disponible gratuitement sur Amaz*n dans sa version originale et j’ai donc sauté le pas.

Résumé : En Louisiane à la fin du XIXe siècle la vie est paisible : villas du bord de mer, soirées musicales, robes de mousseline et enfants sages. Aux yeux d’Edna, cette quiétude confine à la torpeur. Une émotion amoureuse, un parfum enivrant et la vie change de registre. C’est » l’éveil « . La jeune femme découvre son goût de vivre, sa créativité, son corps, elle-même en somme. Découverte qui ne va pas sans poser problème, dans l’Amérique de ces années-là ; pour l’héroïne du roman et pour l’auteur, dont l’oeuvre fut jugée scandaleuse, dénoncée par la presse et mise au ban des librairies de Saint-Louis. Il faudra attendre les années soixante pour que Kate Chopin, celle par qui le scandale arriva, trouve sa place parmi les grands classiques de la littérature américaine. (Mango&Salt)

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Mon avis : Une lecture en demi-teinte. Il est certain que, par rapport à des écrits plus actuels, il date sérieusement mais je comprends tout à fait en quoi il a pu être mis au ban à sa parution.

J’avoue avoir eu un peu de mal à m’attacher au personnage d’Edna dans la première moitié du livre. Ça s’est arrangé par la suite. Il faut dire que les premiers chapitres ne permettent pas de la cerner, qu’il s’agisse de sa personnalité ou de ses ambitions.

Peu à peu, elle se libère des carcans de la société et de son mariage et même si on peut lui reprocher sa manière un peu légère de faire, elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a.

Un découverte intéressante, même si il ne m’a pas enthousiasmé.

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