La symphonie du hasard (Livre 1) – Douglas Kennedy

Lorsque j’ai vu passer ce masse critique de Babelio, je n’ai pas hésité une seconde. Douglas Kennedy, ce fut un vrai coup de cœur à la lecture de Cet instant-là et depuis lors, il fait partie de mes auteurs favoris.

Résumé : Toutes les familles sont des sociétés secrètes. Des royaumes d’intrigues et de guerres intestines, gouvernés par leurs propres lois, leurs propres normes, leurs limites et leurs frontières, à l’extérieur desquelles toutes ces règles paraissent souvent insensées.

Comme chaque semaine, Alice Burns, éditrice new-yorkaise, s’apprête à rendre visite à son jeune frère Adam. Jadis, jeune loup de Wall Street en pleine ascension, ce dernier croupit désormais en prison.

Mais cette rencontre hebdomadaire va prendre un tour inattendu. Décidé à soulager sa conscience, Adam révèle un secret qui pourrait bien venir rompre les deniers liens qui unissent encore leur famille.

Et Alice de replonger dans l’histoire des siens, celle d’un clan à l’image de l’Amérique : volontaire, ambitieux, assoiffé de réussite, souvent attaqué, blessé parfois, en proie à ses propres démons, mais inlassablement en quête de rachat… (Quatrième de couverture)

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Mon avis : En refermant ce premier tome, j’étais un peu dubitative. Si la lecture fut plaisante, je n’étais pas pour autant super emballée. Je crois que j’ai mis un peu de temps à entrer dans l’histoire.

Très vite, ce fameux secret nous est révélé et puis, Douglas Kennedy nous plonge directement dans l’enfance et l’adolescence d’Alice. C’est cette partie que j’ai le moins aimé du roman. J’ai trouvé sa première année d’université nettement plus intéressante à plusieurs niveaux. Notamment ceux des thèmes traités, plus vastes, plus « adultes » et qui reflète cette période de la vie de son héroïne.

Je m’attendais aussi à une histoire moins centrée sur un personnage en particulier et plus la cellule familiale et au final, Alice est au centre de ce premier tome. Ce n’est pas dérangeant, c’est juste quelque chose d’un peu surprenant au vu du quatrième de couverture.

Bref, lecture plaisante mais pas un coup de cœur. Maintenant, il s’agit du premier tome, souvent celui qui dresse le tableau général, qui présente les protagonistes et qui donc un peu moins dans « l’action ». Je serais donc curieuse de découvrir la suite.

Merci à Babelio et aux Editions Belfond pour ce Masse Critique.

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La Petite Communiste qui ne souriait jamais – Lola Lafon

Alors, ça, ce fut une belle surprise. J’en avais lu beaucoup de bien sur un blog et donc, quand je suis tombée dessus à la Foire du Livre, il a bien vite rejoint mon butin du jour. Par contre, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai finalement pris énormément de plaisir à cette lecture.

Résumé : Fascinée par le destin de la petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour devenir immédiatement un mythe planétaire, la narratrice de ce roman imagine l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette venue, par la pureté de ses gestes, incarner aux yeux du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?

Plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des « dieux du stade », hommage à une fée qui mit à mal guerres froides, ordinateurs et records, le roman de Lola Lafon délivre aussi une puissante médiation sur l’invention et l’impitoyable évaluation du corps féminin. (Quatrième de couverture)

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Mon avis : Je ne connaissais que vaguement le nom de Nadia Comaneci. J’ai découvert ici son parcours incroyable. Mais au-delà de la narration de sa jeunesse, des efforts consentis pour arriver à ces résultats, c’est tout un monde de questions que soulève Lola Lafon.

Celle des jeunes athlètes, des choix de vie, imposés ou choisis, par ce talent, ce don qui leur tombe dessus. Celle des méthodes d’entraînement. Celle de la condition des athlètes féminines et du regard qui pèse sur leurs corps et la moindre modification de celui-ci. Et plus particulièrement encore, sur celui des gymnastes, si jeunes, et pour qui la puberté, peut être vécue comme un drame, une maladie. C’est d’ailleurs comme ça que le décrit Lola Lafon pour Nadia C. sous le terme de la Maladie et le désespoir dans lequel cela la plonge.

Il y aussi tout ce qui est plus contextuel. Le régime communiste et comment il était vécu selon les différentes périodes par la population. Les comparaisons Est-Ouest et les témoignages de l’Est qui permettent, peut-être, de nuancer la vision extrêmement négative que nous pouvons en avoir. Vraiment, j’ai trouvé ces éléments très intéressants.

Bref, c’est un roman riche pour lequel Lola Lafon s’est entretenue avec la principale intéressée, s’est beaucoup documentée, a voyagé en Roumanie et a choisi une version, complétant parfois les blancs comme elle le pouvait, comme elle le « sentait ». Une lecture plus qu’intéressant que je ne peux que conseiller !

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Six fourmis blanches – Sandrine Collete

Ce roman, je ne sais plus de qui j’en avais lu la critique. Noté dans un coin de ma tête, j’ai foncé lors d’une vente éclair K*ndle. Et je n’ai pas été déçue.

Résumé : Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches… Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter. (Babelio)

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Mon avis : J’ai adoré. Je me suis laissée prendre par ce suspense qui nous tient en haleine. Vont-ils s’en sortir ?

Les chapitres alternent les voix de Matthias, le sacrificateur, et Lou, randonneuse. On ne peut s’empêcher de se demander quand et comment leurs chemins vont se croiser. Et je me suis laissée prendre à ce « piège ».

C’est une histoire qui prend aux tripes, où la montagne devient un personnage à part entière et où on ne sait pas d’où proviendra le prochain coup (du sort). Un véritable page turner que je ne peux que vous conseiller.

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Les disparus du Clairdelune/ La mémoire de Babel (La passe-miroir (T2/3) – Christelle Dabos

Le premier tome terminé, je n’ai pas attendu longtemps pour me procurer les deux suivants, cette fois en version électronique.

Résumés :

Les disparus du Clairdelune : Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité. (Babelio)

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La mémoire de Babel : Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ? (Babelio)

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Mon avis : Si j’ai aimé retrouver cet univers et en découvrir d’autres parts, j’avoue avoir ressenti un brin d’essoufflement en arrivant au bout du troisième tome. D’autant plus que je pensais que celui-ci marquerait la fin des aventures de Thorn et Ophélie et que j’ai bien dû me rendre compte, au fil des dernières pages tournées, qu’il y aurait encore au moins un tome.

J’ai un peu de mal à me prononcer : si j’aime beaucoup l’univers proposé et les personnages principaux, je reste quelque peu sur ma faim. Il me manque le petit « truc » qui me ferait crier au génie. Et pourtant, cela reste un très bon moment d’évasion et un très bon « page turner ».

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Un sale livre – Frank Andriat

Encore un livre prêté par une amie et encore un beau moment de lecture, quoique différent, cette fois.

Résumé : La prof de français propose à ses élèves de lire un roman qui relate l’itinéraire de Nadir, un jeune réfugié syrien. Le sujet est dur, le ton du récit est réaliste. Chaque lecteur reçoit le livre différemment.

Le roman provoque le débat.

C’est décidément un sale livre, dont aucun lecteur ne sort indemne. (Quatrième de couverture)

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Mon avis : Tout d’abord, la construction des chapitres peut interpeller de prime abord. Chaque chapitre s’intéresse à un lecteur, un élève, un parent d’élève, un membre du corps enseignant et à ce qu’il a ressenti à la lecture du livre. Son histoire personnelle se dévoile, en même temps qu’un ou plusieurs extraits du roman. C’est assez intéressant, cette mise en abyme, et ça m’a beaucoup plu.

On découvre ainsi à la fois les personnages du roman dont parle le livre et ceux du livre en lui-même (oui, il faut s’accrocher pour suivre cette critique).

Si j’ai été touchée par la thématique de ce livre, la fin, par contre, m’a beaucoup moins plu. Cette incursion de la fiction dans la réalité (ou vice-versa) du roman fait un peu trop « film hollywoodien » à mon goût.

Un livre à mettre entre toutes les mains pour son discours humaniste et les questions qu’il pose.

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La route des coquelicots – Biefnot-Dannemark

Voilà, encore un livre prêté que j’ai beaucoup aimé. Un roman feel-good assez sympa, tout doux, qui se laisse lire avec plaisir.

Résumé : Olena, qui vient d’Ukraine, a vingt-sept ans et le rêve d’une vie meilleure. En 1992, sans papiers, elle travaille à La Moisson, une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais où règne une douce fantaisie. Ce que l’on sait d’elle, c’est qu’elle est pleine d’espoir, de courage – et qu’elle sourit.
Parmi les pensionnaires de La Moisson, nous rencontrons des personnages hauts en couleur : la tendre Lydie, l’altière Flora, autrefois danseuse, et l’intransigeante Henriette, sans oublier Charles le sage et Théo le séducteur, ancien coiffeur.
À la faveur d’un épisode sentimental qui bouleverse la maisonnée, Olena, au volant d’une Opel brinquebalante, va traverser l’Europe avec ces trois vieilles dames et sa fille. C’est le début d’une épopée émouvante, haletante et souvent drôle, durant laquelle ces cinq femmes vont découvrir que l’amour ne connaît pas de frontière et qu’il n’y a pas
d’âge pour commencer une vie nouvelle. En route pour Lisbonne ! En passant par Berlin, la frontière polonaise, Nuremberg, Sète, Madrid…
(Goodreads)

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Mon avis : Ce que j’ai aimé de ce roman, c’est la poésie et la douceur qui s’en dégagent. Un brin d’humour aussi. Et puis, surtout, les personnages qui se dévoilent au fil des pages et les liens qui se créent entre eux.

Bien sûr, l’histoire est peut-être un peu lisse, trop pleine de bons sentiments, mais bon, ne peut-on pas rêver un peu et s’abandonner, le temps d’un livre, à cette petite utopie ?

Bref, ça se lit vit, c’est plaisant et ça fera très certainement fleurir quelques sourires au coin de vos lèvres, pourquoi donc s’en priver ?

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