Invisibles et remuants – Nicolas Ancion

Un sujet intéressant, un quatrième de couverture qui donne envie d’ouvrir le livre et un auteur belge que j’apprécie, voilà les raisons pour lesquelles ce livre s’est glissé dans mon butin de la Foire du Livre de cette année.

Résumé : « Nous sommes entrés en résistance. Nous avons pris les armes. Vos armes. Et nous allons les retourner contre vous. » Le photographe Bruno Wagner accepte, pour un magazine prestigieux, de réaliser un reportage sur l’Espagne ravagée par la crise économique. Il retrouve dans les ruines du capitalisme spéculatif les représentants d’une humanité à vif, lessivée par des années de précarité et de colère, animés d’une rage décuplée par les humiliations. Le colonel Stadtler, lui, à la tête d’une unité des services secrets français, suit les traces d’un bioterroriste susceptible de déclencher une épidémie mortelle de masse. Entre paranoïa et crainte d’un massacre aveugle, il devra mettre à l’épreuve ses ressources et son intégrité afin d’éviter la catastrophe. Nicolas Ancion nous livre ici un roman haletant, au carrefour des genres, pointant sous le thriller les rouages implacables de notre modernité. (Babelio)

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Mon avis : Voilà un roman complexe, à la croisée des genres et jouissif.

Tour à tour, on se trouve plongé dans un thriller, une critique de notre société de consommation, du système économique dans lequel on vit et enfin, presque, un documentaire, le tout sous fond de craintes bien actuelles.

Le mélange des genres peut paraître déstabilisant mais la recette prend bien et les pages se tournent sans qu’on s’en aperçoive.

En bref, peut-être un ovni, mais un ovni délicieux, que l’on prend plaisir à parcourir.

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Americanah – Chimamanda Ngozi Adichie

Ce roman, j’en ai énormément entendu parler. Alors, cet été, lors d’un passage au Furet du Nord, quand je l’ai découvert sur une table, je l’ai emporté. D’abord en français, avant de le redéposer après avoir trouver l’ouvrage en anglais (ça tient un peu de choses, la couverture était vraiment plus belle).

Résumé : Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.

Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?

Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.

À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. (Babelio)

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Mon avis : Vu le temps dingue que je mets à lire un tome d’Outlander en anglais, j’avais un peu peur en le commençant mais finalement, c’est passé tout seul.

L’écriture est fluide et efficace, parfois poétique. Les réflexions y sont profondes et je me suis laissée emporter par l’histoire d’Ifemelu.

Pas mal de choses personnelles, d’opinions ou de visions du monde et des choses ont résonné en moi car Chimamanda Ngozi Adichie balaye de nombreux thèmes et ça en fait un récit dense et complet.

J’ai été complètement époustouflée par ce récit et je crois que c’est d’ores et déjà l’un des gros gros coup de cœur de cette année. Je ne peux que vous en recommander la lecture très chaudement et, pour ma part, j’envisage de lire ses autres ouvrages.

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La compagnie des livres – Pascale Rault -Delmas

Voilà un petit ebook en promotion dont le résumé me paraissait bien alléchant. Il n’a donc pas fallu plus de quelques clics pour le retrouver sur ma liseuse…

Résumé : Annie est fille de médecin et habite à Paris, tandis que Michel est fils de fermier et vit en Auvergne, mais ils ont un point commun : ils sont tous les deux passionnés de lecture. Des événements tragiques vont amener leurs routes à se croiser, et malgré leur différence sociale, les destins de leurs familles vont s’entremêler. Grâce au grand-père d’Annie, libraire au quartier latin, ils vont finir par se rencontrer.
Entre la saga familiale et la fresque sociale, ce roman, qui se déroule en France entre 1965 et 1975, fait revivre, à travers les nombreux personnages, les principaux événements politiques et culturels de l’époque. Et sur un fond d’histoire romanesque, il met l’accent sur la condition des femmes et la place des jeunes dans cette période charnière.  (Amazon)

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Mon avis : Si j’ai beaucoup apprécié la partie un peu féministe du roman ainsi que la mise en contexte des événements politiques et culturels de l’époque, j’ai trouvé l’intrigue un peu faible. Il m’a manqué plus de substance pour réellement être emportée.

J’ai trouvé un peu dommage aussi que les livres ne soient pas plus présents dans la trame de ce roman. Il aurait pu être intéressant que cette librairie soit un peu plus qu’un point de passage, un point de rencontre. L’auteure nous met l’eau à la bouche avec la description de ce lieu et puis, l’histoire s’y déroule très peu et les ouvrages lus par Annie et Michel, parfois par la mère de celle-ci, ne sont qu’énoncés assez rapidement.

Bref, une lecture agréable mais manquant du petit quelque chose qui fait que la mayonnaise prend et d’un peu de substance.

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S’organiser avec un bullet journal – Valérie Debrut

Début d’année, j’ai eu l’envie de tester à mon tour l’outil parfait pour l’organisation : le bullet journal. Depuis lors, je tâtonne à trouver mon style, ce qui me convient. Et puis, quand j’ai vu passer cet ouvrage en promotion, pas d’hésitation, quelques clics et hop, sur la liseuse !

Résumé : À la fois agenda fait maison, système de planification et outil de productivité, le Bullet Journal (ou bujo) est un mode d’organisation personnel. Ce simple carnet vierge rempli au stylo vous permettra de gérer votre emploi du temps à l’aide de calendriers, de listes et d’indicateurs adaptés à votre vie et à vos envies. Personnalisable à l’infini, il se couvrira progressivement de symboles, d’annotations et de couleurs qui donneront de la clarté et de la hauteur à vos projets. Idéal pour reprendre votre vie en main, amorcer un changement d’habitudes ou simplement arrêter de procrastiner, votre bujo deviendra un rituel quotidien, aussi apaisant qu’inspirant. Ce guide pratique propose une démarche pas à pas très complète pour créer et faire vivre votre propre bujo. Il fourmille également d’idées pour porter un regard neuf sur vous-même et avoir enfin la vie que vous voulez. Essayez-le et vous verrez ! (Amazon)

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Mon avis : Et bien, globalement, l’auteure reprend les grands principes du bujo et propose quelques manières de faire, de gérer l’outil et de l’apprivoiser.

Grand point positif  par rapport aux conseils que vous pourrez glaner sur internet, c’est qu’elle propose différentes manières de faire alors que sur Pinter*st ou sur un blog, chacun présente la manière qui lui convient. C’est donc plus pratique de se rendre compte de l’éventail de possibilités que le système du bujo offre.

Petit bémol : le manque d’images et d’illustrations. Pour moi qui ne suit pas très créative ou très visuelle, expliquer en quelques lignes, quelques phrases, une mise en page ou la réalisation d’un élément graphique, ça reste un peu flou.

En bref, j’y ai glané quelques informations intéressantes et des techniques que je vais mettre en œuvre prochainement. Sans oublier la bibliographie qui recense groupes f*cebook, blogs et articles de presse sur le sujet. C’est donc pour moi un très bon complément aux diverses informations sur le sujet que vous pouvez glaner sur internet.

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Les Intéressants – Meg Wolitzer

Je ne sais plus où ni par qui j’en avais entendu parler, mais c’est la raison pour laquelle il a rejoint mon butin lors de mon dernier passage au Fur*t du N*rd.

Résumé : Durant les années 1970, Julie, 16 ans, passe une partie de son été à Spirit in the wood, une colonie de vacances. Elle y fait la connaissance d’un groupe de cinq jeunes adolescents qui se sont baptisés « Les Intéressants », par défi vis à vis des autres pensionnaires: Ethan, un surdoué des films d’animation, Goodman et sa soeur Ash, ainsi que Jonah, le fils d’une célèbre chanteuse folk icône de la contre culture, et enfin Cathy, une très belle fille qui rêve de devenir danseuse.

Julie – rebaptisée Jules par les Intéressants – est fascinée par ces jeunes gens de son âge, cultivés, ironiques, talentueux et sûrs d’eux.

Le roman suit l’évolution des Intéressants pendant près de quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront le succès, même si Ethan reste profondément amoureux de Jules. Goodman, lui, devra faire face à la justice. Ash sera détourné de la musique. Et Jules… Jules se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

Que deviennent les talents et les aspirations de chacun ? Un don de jeunesse peut-il constituer le socle de toute une vie ? Et comment peut-on y rester fidèle malgré les choix qu’impose la vie adulte ? Chacun trahira à sa manière l’adolescent qu’il fut.

Une fresque impressionnante, à la fois réaliste et sensible. Le roman d’un écrivain au sommet de son art. (Babelio)

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Mon avis : D’habitude, je suis plutôt fan de ce genre de roman où l’on suit une sélection de personnages sur plusieurs années et là, au moment de tourner la dernière page, mon avis était plutôt mitigé.

Si on s’attache assez vite à Julie, en manque de repères à son arrivée au camp, Jules, à la fin du séjour et dans tout le reste du roman, m’a nettement moins touchée. Très vite, j’ai trouvé assez irritant cette obsession pour les Intéressants, pour rentrer absolument dans leur petite bulle et y rester et surtout, cette manie qu’elle a de garder comme mètre-étalon de sa vie, celle de son amie Ash et de ces étés à Spirit-in-the-Woods.

Spirit-in-the-Woods, cet espèce de paradis perdu pour certains et dont leur dernier été là-bas marquera la fin de cette période dorée. Car ensuite, il y aura l’agression de Cathy par Goodman et la disparition de celui-ci et rien ne sera plus jamais pareil.

Si il est indéniable que ce roman est réaliste, on est loin de la vie de personnages parfaits pour qui la vie se déroule sans anicroche, c’est peut-être ce côté un peu trop réaliste qui m’a empêché de me laisser emporter. Ça et le côté ronchon de Jules qui peine parfois à mesurer la valeur de ceux qui l’entourent et de la vie qui est la sienne. Et puis, le traitement de l’agression de Cathy m’a aussi un peu dérangée : on parle principalement de la vision de Goodman, qui s’en défend, et finalement, on parle très peu de Cathy, comme si tout cela était banal et sans importance.

Après, les rebondissements sont légions : l’entrée de Jonah dans une secte, l’enfant autiste d’Ethan et Ash, la dépression de Dennis, etc sont autant d’événements probables au cours d’une vie. Et puis, il est intéressant de voir le contexte autour, cette petite histoire contemporaine de l’Amérique en filigrane de celles des personnages.

Bref, j’ai plutôt apprécié ma lecture, mais je n’ai pas été plus emballée que ça.

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Et le ciel sera bleu – Tamara McKinley

Et voilà encore un ouvrage qui a rejoint ma PAL suite à une offre K*ndle (franchement, parfois, je me dis que je devrais arrêter d’y succomber, ça n’aide pas ma PAL à diminuer).

Résumé : Angleterre, 1939. La vie n’a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux.
Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l’Angleterre.  Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru.
Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d’adoption qui lui permettra de s’épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d’uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur…
Mais la guerre et l’arrivée de Florrie à Cliffehaven menacent ce fragile équilibre…
(Babelio)

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Entrer une légende

Mon avis : J’ai beaucoup aimé l’ancrage historique de ce roman, Londres en 1939, les enfants évacués à la campagne, l’effort de guerre et la vie quotidienne malgré les bombardements allemands. C’est un autre éclairage sur cette période sombre de l’histoire.

Quant aux personnages de l’histoire, je me suis très vite attachée à celui de Sally et ensuite à ceux de Peggy et toute sa famille. La pension, tenue par cette dernière, est un véritable havre de paix, d’amour et de solidarité. Un endroit où il fait bon vivre malgré le chaos mondial.

Et puis, il y l’histoire de Sally et John, assez prévisible dans ses développements et finalement, peut-être pas assez exploitée.

Car, globalement, mon impression en refermant ce roman, a été un goût de trop peu. J’aurais voulu en savoir plus sur plein d’éléments abordés et plus encore sur ce qui survient après. Mais, il semblerait que ma soif à ce niveau pourra être étanchée car il s’agirait du premier tome d’une saga…

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Les deux destins de Rose – Catherine Choupin

Encore une fois, c’est un roman qui était proposé dans les offres K*ndle et dont le résumé, mais pas la couverture, m’a séduite.

Résumé : Adrien, un jeune infirmier, rencontre en 1982 une mystérieuse jeune fille évanouie sur un banc. Elle lui remet un cahier. En le lisant, il comprend que Rose revient de l’année 2002 et que le destin lui a confié une mission extraordinaire : protéger Rose contre les pièges de l’avenir.  (Babelio)

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Mon avis : C’est un tout petit livre (126 pages) que j’ai dévoré en moins de 24h, pressée de savoir comment cette histoire allait se terminer, si Rose parviendrait à échapper à son destin.

Les chapitres sont courts et la lecture aisée et rythmée. On s’attache assez vite à Rose et, comme elle, on doute de ce « voyage dans le temps » que lui propose son amie et voisine. Et puis, nous voilà projeté vingt ans en arrière.

J’ai beaucoup aimé la vision de l’auteure par rapport à ce voyage dans le temps, cette conscience pendant laquelle Rose se souvient de son avenir pendant huit jours et le coup du cahier transmis à un tiers, en l’occurrence Adrien, preux chevalier en devenir. La construction aussi est assez agréable : c’est Rose qui nous raconte son histoire, jusqu’au moment où elle perd la mémoire de cette incroyable aventure pour ensuite être relayée par Adrien.

Si on se doute assez rapidement de l’issue, il est intéressant de voir les détails que l’auteure y apporte et comment elle nous y emmène.

Bref, une lecture très agréable que je vous conseille vivement.

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Tes dernières volontés – Laura Lippman

Voilà un roman qui était proposé dans les offres de fin d’année K*ndle et je n’ai pas pu résister à l’attrait d’un polar annoncé comme « Meilleur suspens de l’année « (2014 ndlr).

Résumé : Eliza Benedict mène une existence heureuse près de Washington, avec ses deux enfants Izobel et Albie. Pourtant, lorsqu’Albie lui apporte un matin la lettre qu’il vient de trouver sous la porte, elle sait bien qu’elle ne leur a pas tout dit. Car cette lettre lui est adressée par Walter Bowman, un homme qui l’a kidnappée quand elle avait quinze ans, un prédateur qui avait déjà tué au moins une autre femme au moment où il a croisé son chemin. Aujourd’hui condamné pour les meurtres d’autres jeunes filles, il attend son exécution dans une prison de la côte Est. Mais avant de mourir, il a une dernière volonté : revoir Eliza pour lui faire d’ultimes révélations. Ecartelée entre le désir de protéger à tout prix sa nouvelle vie et la volonté de savoir enfin pourquoi elle a été la seule fille que Walter ait relâchée, Eliza va devoir affronter ses souvenirs. Même ceux qui dissimulent peut-être une vérité qu’elle n’aurait jamais voulu connaître… (Babelio)

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Mon avis : La construction est intéressante, on alterne le présent (principalement du point de vue d’Eliza) et ce qu’il s’est passé il y a vingt ans, en alternant les points de vue de Walter et Eliza. Le suspens monte graduellement et puis retombe.

Si l’ouvrage est intéressant pour la place qu’il laisse à la victime, son ressenti, son vécu, les mécanismes de survie, très vite, l’intérêt de l’intrigue s’effiloche jusqu’à disparaître. J’ai tourné la dernière page, l’esprit toujours plein de questions car les fameuses révélations ne se feront pas réellement.

Bref, une lecture un peu décevante au vu des attentes qu’elle avait suscitée chez moi.

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Harry Potter et l’enfant maudit – John Tiffany, Jack Thorne et J.K. Rowling

Longtemps après tout le monde, ça y est, je l’ai enfin lu.

Résumé :  D’après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, « Harry Potter et l’Enfant Maudit » est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. (Babelio)

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Mon avis : Changement de style, ce n’est plus une surprise pour personne, avec cette histoire sous forme de pièce de théâtre. La dynamique est donc différente, on a pas accès aux pensées des personnages et leurs motivations sont donc parfois moins explicites.

L’action est peut-être aussi plus saccadée, plus découpée, moins fluide, cela étant dû aux découpes en actes et en scènes de l’histoire.

Globalement, l’histoire est intéressante, l’univers de J.K. Rowling respecté mais moins développé, moins présent et les pages se tournent toutes seules. J’ai beaucoup aimé les deux futurs parallèles proposés, c’est une idée intéressante, bien que ça aurait pu être plus exploité.

Après, on ne peut être que déçus si l’on en attendait la densité et la complexité des intrigues auxquelles J.K. Rowling nous avait habitués. Mais cela est très certainement dû à la forme prise par cette suite tant attendue par certains.

Bref, un bon moment de lecture, des retrouvailles avec Harry, Ron et Hermione mais un petit goût de trop peu au moment d’en tourner la dernière page.

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Le Chardonneret – Donna Tartt

En voilà une belle brique, bien lourde à transporter dans son sac à main pour lire dans le métro !

Résumé : Qui est Théo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu’il soit aujourd’hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu’est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D’où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu’il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d’initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l’Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt. (Babelio)

Mon avis : Au-delà du nombre de pages, c’est une lecture assez dense et complexe. Pas le genre de bouquin qu’on lit rapidement et qu’on oublie aussi vite.

Il m’inspire des sentiments contradictoires, à l’image du personnage de Théo. Si au début du roman, on s’attache à cet adolescent qui vient de vivre une expérience traumatisante et une perte innommable, au fil des chapitres, on en vient à avoir envie de le secouer de cette torpeur dans laquelle il se laisse vivre, de ces chemins qu’il choisit d’emprunter et qui m’ont fait (presque) détester l’adulte qu’il devient sous nos yeux.

La faute à un système qui le confie à un père absent depuis des années et qui réapparaît pour tenter de profiter de lui. À ces années où, livré à lui-même, il tente comme il peut de survivre.

Et puis, il y a ce tableau et cette histoire invraisemblable.

Une lecture qui ne laisse pas indifférent même si, en en sortant, on peine à trouver les mots pour en parler.

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