Happy Death Day

D’habitude, les films d’horreur, j’évite. Là, par contre, j’avais très envie de le voir. Tout en ayant quand même une petite appréhension.

Synopsis : Tree, une jeune étudiante, est perturbée lorsqu’elle découvre qu’elle revit inlassablement la même journée. Une journée apparemment ordinaire mais qui s’achève toujours par sa mort brutale… (Cinenews)

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Mon avis : Alors, le pitch est assez simple en effet. Tree revit en boucle la même journée qui est à la fois son anniversaire, l’anniversaire de la mort de sa mère et le jour de sa propre mort.

Chaque « nouvelle » journée, chaque changement apporté à son déroulement, l’entraîne vers une mort différente. Et après quelques « journées », alors qu’elle commence à se rendre compte qu’elle seule garde le souvenir de celle-ci, elle en joue un peu. Et ça donne lieu à des moments plein d’humour. Et c’est sans doute là l’intérêt de ce film, cet humour, cette façon de se moquer qui fait que la tension du début s’efface peu à peu. On n’a plus alors envie que de savoir qui se cache derrière ce masque et si Tree arrivera finalement à sortir de cette boucle infernale et comment.

Bref, j’ai trouvé ce film fort sympathique, j’ai beaucoup ri et j’ai donc passé un bon moment. Un film que je vous conseille donc.

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Seven Sisters

Profitant d’un jour de congé, j’ai filé voir ce film dont j’avais vaguement entendu parler et je n’ai pas été déçue.

Synopsis : 2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement… (Cinenews)

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Mon avis : Et bien, j’ai beaucoup aimé ce film. Franchement. Il y a de l’action, un poil de projection dans un futur qui glace le sang, une pincée de prise de conscience de la manière dont nous vivons et de son impact sur notre planète, un brin d’humour et beaucoup d’émotions.

D’emblée, on est projeté dans un scénario catastrophe. Le réchauffement climatique n’était pas une élucubration de quelques illuminés et il a eu des conséquences telles qu’une politique de l’enfant unique est mise en place. Et elle est plutôt musclée, trop même (mais chut, je ne voudrais pas vous spoiler).

Si j’ai beaucoup aimé cette partie « réflexion sur notre futur », le film se concentre ensuite sur les sept sœurs. Leur vie partagée où elles incarnent une seule et même identité chacune leur tour. La façon dont chacune gère ou pas cette « vie » et les tensions inhérentes à celle-ci. Les choses auxquelles chacune doit renoncer pour permettre la survie de la fratrie.

Et puis, l’une d’entre elle disparaît et tout bascule. Leur secret semble éventé et, parties à la recherche de Monday et engagées dans une lutte pour leur vie, elles finiront par changer le monde dans lequel elles vivent.

Un film très intéressant, qui pose aussi la question des limites à poser à la survie de notre espèce, notamment via les déclarations de la présidente, Nicolette Cayman. J’aurais juste voulu en découvrir et en savoir plus sur ce monde en 2078 et être parfois un peu moins centrée sur les sept sœurs.

À voir, donc.

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Compostelle, le Chemin de la Vie

Alors, ça, c’est un documentaire que je ne voulais absolument pas rater sur grand écran ! Et je n’ai pas été déçue…

Synopsis : Le pèlerinage de Compostelle est une expérience qui attire de plus en plus chaque année. Le pèlerin est amené à dépasser ses limites et se confronter à lui-même et à son environnement. Les épreuves sont physiques mais surtout intérieures. Le réalisateur a suivi pendant 3 ans le parcours de plusieurs pèlerins. Aucun de leur chemin n’est identique. Etape après étape un nouveau rythme de vie s’installe, le chemin offre de nouvelles perceptions. Les contacts répétés avec la nature, les éléments et les autres pèlerins replacent chaque personnalité à juste place. L’alchimie du chemin opère peu à peu. (Cinenews)

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Mon avis : J’ai adoré. Les images sont magnifiques et même si elles représentent en majorité la partie du Chemin en France, j’ai retrouvé des paysages que j’ai eu l’occasion de traverser. Et puis, surtout, l’écho des mots de ces pèlerins avec ma propre expérience m’a (re)donné l’envie de continuer mon Chemin l’année prochaine. Et plus encore, de poursuivre au-delà de Compostelle, jusque Fisterra.

Ce qui ne gâche rien à l’atmosphère du Chemin parfaitement retransmise, ce sont les petites citations inspirantes qui s’intercalent entre les témoignages.

Bref, c’est juste un moment magique qui m’a ramené à toutes ces belles rencontres, ces difficultés et ce surpassement de soi qui sont le quotidien du chemin.

Caminante, no hay camino

El camino se hace al andar

Antonio Machado

 

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Summer 1993

C’est un film dont le trailer m’avait intriguée. Résultat, alors qu’une amie venait d’annuler notre sortie ciné pour un autre film pour cause de retard de train, je me suis dit que c’était l’occasion.

Synopsis : Suite à la mort de ses parents, Frida, 6 ans, quitte Barcelone et part vivre à la campagne chez son oncle et sa tante et leur petite fille de 3 ans. Le temps d’un été, l’été 93, Frida apprendra à accepter son chagrin, et ses parents adoptifs apprendront à l’aimer comme leur propre fille. (Cinenews)

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Mon avis : C’est un film plutôt complexe que nous avons là.

Il y a tout d’abord le deuil de sa mère que vit Frida, petite fille de six ans, pourrie gâtée par ses grand-parents et à qui son oncle et  sa tante tentent de fixer des limites.

Il y a la relation compliquée entre Frida et sa cousine. On sent de l’envie, de l’admiration, de la jalousie, un brin de cruauté aussi parfois. Frida cherche sa place dans cette nouvelle famille et teste les adultes qui l’entourent maintenant.

Et puis, aussi, en filigrane, on devine à travers de petits indices disséminés de-ci de-là que la mère de Frida est morte du SIDA avant cette confirmation alors que Frida pose des questions sur la mort de sa mère à sa tante et que celle-ci lui explique. Il y a donc aussi ce secret de polichinelle et les réactions des gens vis-à-vis de cet enfant dont la mère était séropositive au début des années 90.

Bref, c’est un film intéressant et profond.

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Ce qui nous lie

Alors ça, c’était un film que je voulais vraiment vraiment vraiment voir. Celui-là, ça m’aurait fait mal de le louper en cinéma. J’ai bien cru d’ailleurs que ça allait être le cas, les programmations des cinémas de semaine en semaine sont tellement aléatoires parfois.

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette et son frère, Jérémie.
Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. (Cinénews)

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Mon avis : Alors, comment dire ? J’avais pas mal d’attente avant d’aller le voir et elles ont été rencontrées. C’est sans doute l’un des meilleurs films que j’ai vu cette année et le genre qui, en plus de la satisfaction d’avoir vu un bon film, vous laisse un sourire au coin des lèvres.

Il faut dire qu’il mêle à merveille les moments d’émotion, de tension et les pointes d’humour. Le cocktail est parfait.

Le pitch est relativement simple mais particulièrement bien traité et abordé : le père meurt, les enfants doivent décider quoi faire de cet héritage énorme, voir encombrant. C’est le moment pour chacun de faire le point sur ce qu’il veut, attend de sa vie, sur ses projets et ses envies. Le tout, rythmé par la vie de l’exploitation vinicole et du travail de la vigne. Autant dire que c’est un élément important, presque un personnage à part entière du film. Ces paysages magnifiques sous le charme desquels, à l’instar de Jean, je suis tombée. Paysages qui me rappellent La Rioja, où j’ai vécu quelques années.

C’est intelligent, bien dosé, sensible. À plusieurs moments, on aurait même envie de traverser l’écran et de les rejoindre autour de ce verre de vin ou de cette célébration de la fin des vendanges.

Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez !

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Gifted (Mary)

Ce film, je suis tombée sur le trailer totalement par hasard sur Faceb**k et je m’étais dit « Tiens, ça a l’air vraiment pas mal ». Alors, quand une amie m’a proposé d’aller le voir, j’ai accepté, sans hésiter.

Synopsis : Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d’un don hors du commun pour les mathématiques. (Cinenews)

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Mon avis : Un pur moment de bonheur, que ce film. Très vite, on s’attache à ce petit noyau familial que forment Mary et son oncle Franck. D’autant plus qu’ils sont particulièrement bien entourés, les personnages secondaires étant eux aussi très agréables, telles Roberta ou Bonnie.

Et puis, assez vite arrive la bataille juridique qui voit deux visions s’opposer. D’un côté, celle de la grand-mère qui prétend vouloir donner toutes ses chances à Mary et l’aider à développer son potentiel (alors qu’elle cherche à la lancer dans les traces de sa fille, à résoudre l’un des problèmes du millénaire). De l’autre, celle de l’oncle qui entend lui permettre de continuer à vivre comme une enfant et à, en tout cas, éviter de l’enfermer dans une école spécialisée qui l’éloignerait de la vie « normale » À ce sujet, je trouve que c’est finalement très manichéen, entre la « méchante » grand-mère qui semble chercher à profiter du don de sa petite-fille (après avoir exploité celui de sa fille) et le gentil oncle qui veut qu’elle puisse vivre une vie d’enfant « normale ».

Au-delà de cet aspect, le film n’est à aucun moment lourd ou trop mélo-dramatique et est ponctuée de nombreuses touches d’humour. Une vraie petite perle.

Bref, si vous ne savez pas quel film aller voir cet été, foncez voir Gifted, vous ne le regretterez pas.

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