Razzia

J’aime lorsque le cinéma me fait voyager et m’invite à entrer dans la vie quotidienne, dans la réalité des autres. Et c’est sans doute l’une des raisons qui m’a poussée à aller le voir. Découvrir une réalité différente de la mienne.

Synopsis : Entre le passé et le présent, au Maroc. Des êtres reliés sans le savoir : Abdallah, Salima, Joe, Hakim et Inès. Différents visages, différentes luttes, mais un seul souffle. Et une ville, Casablanca, comme un fragment du réel, comme le mythe aussi d’un film entièrement tourné en studios à Hollywood, que la réalité vient se réapproprier. (Cinenews)

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Mon avis : Des personnages complexes, qu’on suit plus ou moins longtemps. Chacun a son propre combat à mener, des choix à prendre. Des destins, des histoires juxtaposés et qui se croisent sous fond de mouvement de révolte.

Si je me suis laissée conter les histoires de Salima, Yto, Joe et Abdellah, qui se croisent à certains points, ainsi que celle de Hakim, j’avoue ne pas avoir trop compris l’arrivée du personnage d’Inès dans l’intrigue. C’est aussi le personnage qui m’a le moins touché. Jusque là, les histoires se mêlaient, se croisaient, parfois sans que les protagonistes ne le sachent. C’est le petit grain de sable arrivé au deux-tiers du film qui m’a un peu déstabilisée, perdue. Peut-être parce qu’elle semble faire partie d’une autre galaxie…

À part ça, j’ai trouvé ce film, ces points de vue intéressants. Chacun des personnages a un background et vit dans un environnement différents, ce qui nous permet de voir diverses facettes de la vie à Casablanca. Il y a des moments très touchants aussi. Comme celui où Hakim chante I want to break free et où Nabil Ayouch nous propose, comme dans un clip, l’ensemble des personnages à un moment charnière. C’est une séquence qui m’a beaucoup touchée, jusqu’à en avoir la chair de poule.

Bref, un film que je vous conseille de voir.

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Campeones

Si lors de mes dernières vacances en Espagne, j’ai été au théâtre et j’ai bien mangé, j’ai aussi été au cinéma. Et n’étant pas au fait des dernières sorties en Espagne, je me suis laissée guider vers ce film que pas mal de mes amis avaient déjà vu.

Synopsis : Marco se considère comme un mec normal, même si il n’est clairement pas très optimiste et qu’il refuse de s’engager. Il est assistant entraîneur d’une équipe professionnelle de basket-ball. Suite à un accident en état d’ébriété, il se voit dans l’obligation de réaliser des travaux d’intérêts généraux et d’entraîner une équipe de jeunes avec un handicap mental. À contre-cœur commence alors ce qui représente pour Marco un travail forcé. Pourtant, plus il passera de temps avec eux, plus il se rendra compte qu’au-delà de leur handicap, ces jeunes sont heureux et indépendants.  Qui donc est « normal » ? (Adapté et traduit de Sensacine)

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Mon avis : C’est une comédie pleine de bons sentiments, sans que cela en devienne trop sirupeux, à la fois prévisible et imprévisible. Prévisible dans les changements qui vont s’opérer en Marco, qui m’a semblé un personnage absolument antipathique au début du film. Imprévisible peut-être dans la fin de ce championnat (mais je ne peux pas en révéler plus sous peine de vous spoiler).

Un chouette feel good movie, avec des acteurs et des personnages attachants, qui nous amène à réfléchir aussi sur nous-même. Bref, si il sort par chez nous, n’hésitez pas à aller le voir !

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La vuelta al mundo en 80 días

Lors de mon séjour madrilène, mon amie m’avait proposé d’aller au théâtre. Enthousiaste, je lui ai alors confié le choix de la pièce et, les critiques étant bonnes, celui-ci s’est porté sur La vuelta al mundo en 80 días.

Le pitch ? Préparez-vous à effectuer le tour du monde en 80 jours en à peine une heure et demie… et sans sortir du théâtre.

Un road-movie déjanté où cohabitent une princesse indienne en danger, un fumeur d’opium chinois, Jack le plus grand looseur de l’Ouest, l’inspecteur de police le plus nul de toutes les séries allemandes et bien d’autres personnages déjantés. À eux tous, ils forment un cocktail explosif qui a déjà fait rire plus d’un million de spectateurs.

C’est une aventure survoltée dans le plus pur style des Monty Python qui vous emmènera en Égypte, en Inde, en Chine et aux États-Unis. Cinq acteurs comiques et aux multiples facettes, de la compagnie Excentric, interprètent 39 personnages à un rythme à couper le souffle. Le tour du monde en 80…fous rires. (Adapté du résumé proposé par Atrápalo, pour les représentations données au Teatro Muñoz Seca)

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Mon avis ? J’ai trouvé l’univers extrêmement travaillé. Nous sommes arrivées avec un peu d’avance et à peine installées dans la salle, voilà que les acteurs se promenaient déjà sur scène…et dans la salle, discutant avec les spectateurs, posant des questions…, le tout bien dans leurs rôles. À l’entrée, nous avions aussi reçu un petit journal du jour pour entrer, déjà, dans cet univers déjanté.

Belle prouesse que celles de ces cinq acteurs qui changent, parfois très rapidement, de personnage et de costumes. Pas évident non plus d’éviter les fous rires sur scène. À de nombreux moments, on les sentait sur le point de craquer.

Nous avons passé un très bon moment avec cette adaptation un brin loufoque de ce grand classique qui nous plonge en 1872, tout en y mêlant l’actualité et un brin de critique de notre société actuelle.

Si j’en ai vue la version espagnole, ‘ »l’originale », en français, en est déjà à sa dixième saison, notamment à Paris. Bref, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à aller voir cette pièce, fous rires garantis.

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Constellations

Cette pièce, je suis allée la voir parce qu’une amie, qui l’avait vue l’année passée, me l’avait conseillé. Et je n’ai pas été déçue du voyage.

Le pitch ? Une histoire d’amour, celle de Roland et Marianne. L’un apiculteur, l’autre physicienne… Là, déjà, vous imaginez plusieurs histoires, plusieurs scénarios, n’est-ce pas ? Vous ne croyez pas si bien imaginer !! La réalité parallèle, ça vous dit quelque chose ? Cette idée d’un nombre infini de versions de nous qui existent dans des lignes du temps différentes, hors du principe de l’action linéaire de tous nos actes ? Et bien, « Constellations » c’est ça !! Une histoire d’amour sur plusieurs lignes, plusieurs versions de la vie de ces deux êtres avec leurs moments d’intersections ! Nick Payne, l’auteur de cette pièce primée, nous propose cette aventure avec tendresse, drôlerie, fantaisie et un œil averti sur le genre humain. Et qui mieux que Marie-Paule Kumps et Bernard Cogniaux pour donner rythme et vie à ces personnages ?

Récompensée par le prestigieux Harold Pinter Award, et couronnée meilleure pièce de l’année par le London Evening Standard, «Constellations» a connu un véritable succès public et critique en Angleterre. Un spectacle à la fois léger et grave qui fait la part belle aux mystères de l’univers et qui laisse toute la place au jeu d’acteurs précis de Marie-Paule Kumps et Bernard Cogniaux. (Théâtre de Namur)

Mon avis ? J’ai adoré. Cette pièce tourne déjà depuis trois ans, je l’ai vue pour ma part il y a une dizaine de jours au théâtre Le Public à Bruxelles.

Si le début est un peu surprenant, avec cette espèce de scène qui se répète dans des variations différentes, une fois que le rythme de croisière est atteint, on se laisse emporter par cette histoire, ces histoires. Toutes ces histoires possibles à partir d’un même début. Ou presque.

Beaucoup d’émotions et un brin d’humour. Sans oublier la prouesse des acteurs. À voir sans hésiter si vous en avez l’occasion.

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Ready Player One

Dimanche après-midi. Malgré le soleil qui brille dans le ciel et les températures plus qu’agréable, je décide de me faire une toile en début d’après-midi. Parmi les options qui s’offrent à moi : Ready Player One. Let’s go !

Synopsis : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’oeuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant… (Cinénews)

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Mon avis : Autant la bande-annonce ne m’avait pas convaincue ou emballée, autant l’avis de Cathy Immelen (Tellement ciné) m’avait donné envie de le voir. Et je n’ai pas été déçue !

Le rythme est prenant, les héros attachants et le monde virtuel dans lequel Spielberg nous emmène est très riche. Esthétiquement, c’est très réussi aussi.

Et puis, au-delà de la quête et de la lutte manichéenne qui y est dépeinte, il y a aussi une réflexion sur la réalité virtuelle et notre usage des technologies du virtuel.

Sans oublier, de nombreux clins d’œil à la culture pop des années 80 et 90 (même si beaucoup me sont sans doute passés sous le nez), ce qui est assez fun, finalement.

Bref, un bon moment d’entertainment !

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Le brio

Ce film, je pensais l’avoir loupé. Et puis, par hasard, en allant voir un film tout récent dans un « petit » cinéma, je vois qu’il est à l’affiche. Ni une ni deux, le lendemain je retournais m’installer en salle obscure.

Synopsis : Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés. (Cinenews)

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Mon avis : Alors que j’étais sortie un peu dubitative du film de la veille, j’ai vraiment beaucoup aimé « Le brio ». C’est peut-être un peu convenu, un peu facile mais c’est plein de moments drôles et touchants.

Bref, un très bon moment cinématographique pour une après-midi pluvieuse, par exemple. Je vous le conseille vivement.

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