A United Kingdom

Ce film, ce sont des amis qui m’ont proposé d’aller le voir. Je n’y ai pas beaucoup réfléchi, j’ai dit oui.

Synopsis : En 1947, Seretse Khama, jeune Roi du Botswana et Ruth Williams, une londonienne de 24 ans, tombent éperdument amoureux. Tout s’oppose à leur union : leurs différences, leur famille et les lois anglaises et sud-africaines. Mais Seretse et Ruth vont défier les diktats de l’apartheid. En surmontant tous les obstacles, leur amour a changé leur pays et inspiré le monde. (Cinénews)

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Mon avis : Globalement, c’est un chouette film. Après, on pourra regretter la mise en scène de l’histoire d’amour entre Seretse et Ruth, qui est bouclé en quinze minutes, mariage compris. Ça va juste terriblement vite. Mais bon, ce n’est pas sur cet aspect de l’histoire que le réalisateur a décidé de s’attarder.

Très vite, les obstacles se présentent sur leur route. Que ce soit des autorités britanniques (qui ne veulent pas froisser l’Afrique du Sud), de l’oncle de Seretse, régent en son absence et de leurs deux familles en général. Sans oublier, pour Ruth, cet isolement causé par le rejet de sa personne par les colonialistes et par le peuple de Seretse.

Globalement, il m’a manqué quelque chose dans ce film pour être séduite. J’ai passé un agréable moment, découvert un pan de l’histoire de cette région du monde que l’on connaît mal et admirer les paysages et la lumière de cette zone d’Afrique du sud qui m’a beaucoup rappelé mon voyage au Zimbabwe, il y a dix ans déjà.

Bref, un film intéressant mais il manque peut-être un peu de profondeur.

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Noces

Ce film, dès les premières bande-annonces, il y a quelques mois, j’ai voulu le voir. Le sujet m’interpellait et les extraits semblaient prometteurs malgré un sujet plutôt sensible.

Synopsis : Zahira, belgo-pakistanaise de 18 ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Écartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son frère aîné et confident, Amir. (Cinénews)

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Mon avis : Le sujet de ce film est interpellant, touchant et la prouesse, ici, est de n’apporter à aucun moment un jugement. On observe.

Les tiraillements de Zahira, entre le respect des traditions et de sa famille, et la culture dans laquelle elle vit et ses propres envies. Ceux des frères et sœurs, entre compréhension de Zahira et leur amour pour elle et l’amour et le respect qu’ils portent à leurs parents et à leurs traditions.

C’est là peut-être l’aspect le plus tragique de ce drame : les sentiments des uns et des autres sont mêlés, flous et si ils finissent par faire ce qu’ils estiment devoir être fait, ce n’est pas de gaieté de cœur. C’est ça aussi que j’ai aimé dans ce film, ce côté humain, cette manière de se mettre dans la peau de l’autre pour, peut-être, essayer de comprendre. Juste comprendre.

Un film bouleversant, sans aucun doute.

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De plus belle

Ce film, je suis allée le voir parce que l’horaire s’y prêtait plutôt bien et surtout parce qu’une amie m’en avait parlé. Je ne savais pas grand-chose de l’histoire, juste qu’elle, elle voulait aller le voir.

Synopsis : Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde…
C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant… charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire.
Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis…(Cinenews)

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Mon avis : J’ai passé un agréable moment. Malgré un côté « comédie romantique » dont la fin est assez prévisible (comme toujours), le chemin est sinueux pour y arriver et c’est ça qui rend ce film intéressant.

Le sujet en touchera plus d’une. La vie après un cancer du sein, comment on se réapproprie ce corps qui n’est plus tout à fait le même et qui nous a trahi et comment reprendre le fil de sa vie ou reprendre sa vie en main, finalement.

Il y a une belle galerie de personnages et de femmes, en particulier, tour à tour, touchants ou agaçants, émouvants ou qu’on a envie de faire taire. C’est un film où l’on rit et où l’on est ému, où l’on vit tout simplement et parfois, on aimerait plonger dans l’écran et se retrouver dans cette salle de danse, par exemple.

J’ajouterais encore que ce film a un côté surprenant et qu’il aborde bien des aspects de son thème central, le cancer, sans pour autant être pesant.

Bref, un joli moment que je vous conseille d’aller voir en salles.

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Lion

Ce film, on en a lu l’interview du protagoniste en cours de néerlandais et, alors que la bande-annonce ne m’avait pas spécialement intéressée, la lecture de l’article m’a convaincue d’aller le voir.

Synopsis : Adapté du récit autobiographique de Saroo Brierley. Au milieu des années 80 en Inde, Saroo vit dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, il est séparé de sa famille et se retrouvé sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Bientôt recueilli par une famille australienne, il apprend l’anglais, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo décide de retrouver la trace de sa mère… (Cinénews)

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Mon avis : Je savais, pour avoir lu l’article et de ce que ma sœur m’en avait dit, que c’était typiquement un film à kleenex et ça n’a pas raté, j’avais les yeux qui piquaient en sortant de la salle.

Une histoire vraie, ponctuée de petits miracles, de bons réflexes et d’une pincée de chance, et pleine d’émotions. Un casting plutôt pas mal, Nicole Kidman dans le rôle de la mère adoptive et Dev Patel dans celui de Saroo adulte, qui ne gâche rien.

On se prend une claque en voyant les conditions de vie des enfants des rues de Calcutta, les dangers qui les guettent et l’enfer de l’orphelinat. On ne peut s’empêcher de sourire face aux découvertes de Saroo dans ce nouveau pays, cette nouvelle famille et de voir ce qu’il devient. On est émus et impressionnés par ce qui a poussé ce couple à l’adoption et comment ils ont réussi ce pari, qui n’est pas si simple, d’élever deux enfants avec leur passé et leurs blessures.

Et peut-être, plus encore que l’émotion convoyée par l’histoire, c’est de voir les vraies images de la rencontre des deux mères de Saroo ou encore les vraies photos de son enfance, qui nous rappellent que ce n’est pas une fiction.

Un très beau film, mais n’oubliez pas d’emporter un paquet de mouchoirs.

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T2 : Trainspotting

Au cinéma comme avec les livres, je peux parfois me lancer les yeux fermés. Suivre une amie parce qu’elle a envie d’aller voir tel film ou lire tel livre qu’on m’a prêté sans même prendre le temps d’en lire le résumé. Et c’est ce qui s’est passé ici, alors que je n’avais même jamais vu le premier !

Synopsis : D’abord, une bonne occasion s’est présentée. Puis vint la trahison.
Vingt ans plus tard, certaines choses ont changé, d’autres non.
Mark Renton revient au seul endroit qu’il ait jamais considéré comme son foyer.
Spud, Sick Boy et Begbie l’attendent.
Mais d’autres vieilles connaissances le guettent elles aussi : la tristesse, le deuil, la joie, la vengeance, la haine, l’amitié, le désir, la peur, les regrets, l’héroïne, l’autodestruction, le danger et la mort. Toutes sont là pour l’accueillir, prêtes à entrer dans la danse… (Cinénews)

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Mon avis : Alors, il n’est pas nécessaire d’avoir vu le premier pour comprendre ou suivre ce deuxième opus, même si certaines choses m’ont peut-être échappées. Comme le clin d’œil de l’affiche.

C’est plutôt rythmé, avec une pointe d’humour de temps à autre et une certaine tendresse vis-à-vis de ces personnages un peu paumés.

Ce n’est sans doute pas un film que je serais allée voir de moi-même mais j’ai passé un bon moment. À vous de voir, donc.

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La Foire du Livre de Bruxelles 2017

La Foire du Livre a officiellement ouvert ces portes ce matin mais, comme ces deux-trois dernières années, j’ai pu accéder à l’inauguration hier soir.

Bon, l’inauguration, c’est juste plein de gens qui ne sont pas toujours là pour les livres. Bref, tu slalomes sur les stands entre les différentes tables ET entre les attroupements de personnes qui papotent un verre à la main. Et si il y a un « bar » à proximité, on double ou triple la concentration de population. Bref, les deux premières heures, c’est presque pire qu’un samedi ou dimanche après-midi. Après, ça se tasse et ça devient plus fluide.

Comme chaque année, un stand et toujours le même n’était accessible que sur invitation. C’est pas grave, je suis allée dépenser mes sous ailleurs. En parlant de sous, le budget prévu a été à peu près respecté… à 10€ près.

Une tendance qui se confirme par rapport à l’année passée, c’est la percée des livres de cuisine végétarienne et/ou healthy. Présents sur tous les stands des grands éditeurs.

Et sinon, ma soirée s’est passée à me laisser désorienter à chaque sortie d’un « gros » stand et donc à tourner légèrement en rond. À éviter les stands sur-bondés en me disant « je repasserais un peu plus tard ». Sauf que j’en ai oublié un, celui du Québec, qui aurait été l’occasion de dénicher des perles pas toujours facilement accessibles ici. À me laisser tenter par de belles couvertures et des résumés alléchants. À m’approcher de certaines maisons d’éditions moins courantes ou dont, parfois, certains ouvrages sont moins distribués.

En bref, le bilan a été plutôt positif malgré des courbatures découvertes ce matin à force de piétiner d’un stand à l’autre.

Et vous, la Foire du Livre, vous aimez ou vous évitez ?

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The salesman (Le client)

Séance de rattrapage vendredi après-midi, l’occasion faisant le larron, j’ai été voir ce film sorti il y a quelques temps déjà. Comme souvent, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai été soufflée par ce film.

Synopsis : Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d’importants travaux menaçant l’immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement.
Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple. (Cinenews)

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Mon avis : J’ai pris une véritable claque avec ce film. L’incident, une agression sexuelle en fait, est abordé de manière très pudique et tout en suggestion.On n’en verra rien, il ne sera à aucun moment verbalisé. C’est au fil du film que l’on comprend, petit à petit, l’amplitude de cette agression.

On voit alors le personnage de Rana vivre, survivre, à cet horrible événement. Déni, angoisses, refus d’en parler, de dénoncer et impossibilité de reprendre le cours de sa vie. Emad souffrira en ricochet de cette agression aussi, partagé entre la rage et l’obsession de retrouver le coupable et celle de protéger Rana et de respecter son refus de porter plainte.

Et puis, à force d’obstination, Emad va retrouver le coupable. Confrontations et pardon, Rana et Emad ne sont pas d’accord sur ce qu’ils vont faire…

Un film extrêmement fort et poignant, une vraie claque avec un thème pas évident à aborder mais qui me semble avoir été traité avec pudeur et intelligence.

À voir, assurément.

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La La Land

Ce film, je me faisais une joie de le voir, vu les critiques dithyrambiques. D’autant plus que j’ai attendu un peu pour aller le voir avec une amie, le temps d’accorder nos agendas.

Synopsis : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? (Cinenews)

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Mon avis : Et bien, mes attentes étaient élevées et elles ne furent pas rencontrées.

J’ai trouvé un peu too much le côte comédie musicale, notamment dans la scène d’introduction, l’embouteillage sur le pont.

Quant à la romance entre Mia et Sebastian, elle ne m’a pas touchée… Le petit jeu du chat et de la souris, un poil conventionnel, au début de leur histoire, la crise qu’ils traversent et qui se terminent sur « on essaye encore et on voit où nos projets professionnels nous mènent » et puis déjà la fin du film. Cinq ans plus tard, [SPOILER] leurs rêves professionnels réalisés, leurs destins se sont séparés. Sans oublier le moment « Et si… » qui m’a paru de trop.

Bref, je n’ai pas été emporté par la magie qui semble avoir touché tout le monde à la vision de ce film.

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Réparer les vivants

Ce film-là, ça faisait longtemps que j’avais envie d’aller le voir mais il n’est pas resté trop longtemps à l’affiche. Enfin, dans les gros cinés en tout cas. J’espérais avoir le temps de le visionner avant qu’il ne disparaissent des écrans des salles obscures et ce fut chose faite.

Synopsis : Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs.
Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident.
Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie… (Cinenews)

Mon avis : J’ai trouvé la construction, le montage un poil déroutant. Le temps de comprendre qui sont ces nouveaux protagonistes et de quelle manière ils vont s’insérer dans le récit. Et au final, c’est plutôt réussi.

J’ai beaucoup aimé l’esthétique des scènes de surf, les vagues et celle où il s’endort au volant, quand la route et les champs alentours deviennent la mer avant la vague et l’impact.

Je ne m’attendais pas à voir les salles d’opération et la greffe. Envie de détourner le regard. Et puis, l’émotion quand on voit ce cœur greffé se mettre à battre doucement…

Ce n’est pas un sujet facile et le film n’apporte aucune réponse tout faite, juste des pistes de réflexion. Moi, je pose quand même la question du vécu quotidien de ces médecins qui travaillent autour du don d’organes. Ça ne doit pas être évident à vivre tous les jours, sans parler d’accompagner les familles.

Bref, un film intense et poignant, à voir.

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Hidden Figures (Les figures de l’ombre)

Il y a une semaine, j’avais déjà hésité entre ce film-là et Dalida, et puis, une amie me l’ayant conseillé, je suis donc allée le voir.

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux Etats-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran. (Cinenews)

Mon avis : Un épisode important de l’histoire américaine, voire de l’histoire mondiale, et celles qui y ont participé, qui ont permis sa réalisation, restées jusqu’à ce jour dans l’ombre.

On a là trois personnages féminins forts et inspirants qui cumulent le désavantage d’être femmes et noires dans l’Amérique des années 60. Autant dire qu’elles vont devoir redoubler d’efforts et de persévérance pour réaliser leur ambition et s’imposer dans un pays où la ségrégation existe encore et où les femmes semblent valoir moins que leurs pendants masculins.

Malgré un thème qui aurait pu paraître plutôt lourd, ce film est plein d’humour. Notamment, lors de la première scène où elles se retrouvent en panne sur le bord de la route et qu’arrive un policier… (je ne vous en dirais pas plus). Et puis, c’est sans conteste un magnifique hommage à ces trois femmes et à toutes celles qui ont suivi la voie qu’elles ont ouverte.

À ne pas manquer, évidemment !signature