Pro-fi-ter

Semaines de vacances scolaires obligent, mes activités en soirée se sont fortement réduites ces deux dernières semaines. Qu’à cela ne tienne, les uns et les autres m’ont bien aidés à les remplir… ce qui explique mon absence ici.

Un verre en terrasse, plusieurs cinés (le classique « Bonnie and Clyde », « Carol » et deux dessins animés, « Zootopie » et « Kung Fu Panda »), une soirée salsa, un diner chez un couple d’amis, un anniversaire, un weekend chez un autre couple d’amis, deux weekends chez mes parents, bref, je n’ai pas arrêté et bien sûr pas pris le temps de me poser devant le clavier (ou en tant cas, pas pour écrire ici). Mais, surtout, surtout, j’ai profité de mes soirées en bonne compagnie, malgré les difficultés de transport qui ont perduré (et sont toujours présentes aujourd’hui, même si on note une sensible amélioration avec l’élargissement de l’horaire du métro et la réouverture d’un nombre conséquent de stations même si on est encore loin du service normal).

Que de bons moments donc, des occasions de profiter de mes soirées sans trop trop courir (enfin, un tout petit moins que d’habitude) et pour des choses toujours très agréables. Je me suis offerte par la même occasion un bel éloignement d’internet. J’allumais mon portable une fois tous les deux voire trois jours et à part la consultation quotidienne de mes mails et un tout petit peu de faceb**k sur mon smartphone (mais vraiment pas beaucoup, je hais l’appli et trouve la version internet mobile pas top top), ce fut presque une cure de désintoxication. Sans aucune trace de manque cependant. Le genre d’épisode qui vous fait reconsidérer cette activité et vous fait vous demander si écrire plus ou moins épisodiquement par ici vaut encore la peine.

Il faut croire que oui, puisque j’écris ces lignes. De retour, donc, d’une petite pause bien rentabilisée.

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Tout va bien ?

Je ne sais pas combien de messages de la sorte j’ai envoyé hier et auxquels j’ai répondu. Ni dans quel ordre. La journée d’hier avait commencé comme d’habitude, une affluence normale. Et puis, une collègue nous a annoncé qu’on évacuait les stations de métro. On ne savait pas encore. Je suis remontée à l’étage, et ai continué à faire le dossier d’un affilié. Petit à petit, les nouvelles ont commencé à arriver mais ce n’est que lorsque j’ai eu terminé ce dossier un peu compliqué que j’ai pris mon gsm. Déjà quatre messages reçus. Premières vagues d’échange « Je suis au bureau et toi, ça va ? ». La matinée est passée bizarrement, à s’interrompre entre deux affiliés pour vérifier si les uns et les autres étaient en sécurité. Et puis, on a reçu l’ordre de fermer le bureau, après avoir servi les personnes présentes. C’est là qu’on a commencé à prendre le temps de s’informer sur ce qu’il s’était réellement passé…

Un peu après midi, on a eu l’autorisation de rentrer chez nous. Ça n’a pas été simple pour tout le monde. Habitant à 800 mètres de la station de métro de Maelbeek, j’appréhendais de me trouver en plein périmètre de sécurité et effectivement, on était juste au bord. Je n’ai pas tenté le chemin le plus direct pour rentrer chez moi, rue de la Loi, le rond-point Schuman, même pas la peine d’essayer. J’ai donc fait un détour, heureusement en compagnie d’une collègue car je ne connaissais pas du tout l’itinéraire, et observé les rues qui, tour à tour semblaient suivre le cours normal d’une journée à Bruxelles et d’autres, où il n’y avait pas un chat.

Le reste de la journée s’est passée à suivre un peu les infos, par intermittence, regarder une série, se changer les idées (un peu) et ne pas trop savoir quoi faire. En milieu d’après-midi, on a reçu l’information que nos bureaux seraient fermés aujourd’hui.

Après coup, j’ai l’impression de n’avoir vraiment assimilé ce qui s’est passé que ce matin. Hier, même si c’était proche, très proche, une fois l’inquiétude pour les proches et les amis envolée, ça a acquis un sentiment d’irréalité. Petites blagues et pensées sur l’influence que ça aurait sur notre travail la semaine prochaine, comme les jours de lockdown de novembre, ont fusées. Comme je le disais hier « Aujourd’hui, ça va. On verra quand il faudra reprendre le métro ». Ce qui n’est sans doute pas pour tout de suite vu que pour l’instant, le tronçon que j’emprunte quotidiennement est fermé et assuré par un bus.

Heure après heure, la mesure des évènements d’hier se fait plus tangible et je n’ose imaginer ce qu’ont vécu les victimes et leurs proches et tout ceux qui se sont trouvés proches de lieux. Je ne peux m’empêcher de penser à leur douleur et angoisse aujourd’hui. Courage à vous tous.

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É-pui-sée !

C’est en partie ma faute, comment ne pas être sur les rotules quand on sort en semaine alors qu’il faut se lever le lendemain à 6h ?

Mais c’est aussi le rythme au boulot… Une collègue qui a changé de bureau sans être remplacée, quelques réunions qui sont mal tombées, les imprévus et autres absences sans oublier un manque de prévision total de la direction qui nous envoie deux collègues en formation deux jours par semaine toutes les deux semaines. Bref, on souffre.

Au point que ce matin au réveil, je n’étais pas très réveillée (mais un dossier un peu « acrobatique » m’a stimulée et ranimée en début de matinée… rien de tel que de devoir dégourdir ses neurones). Que les yeux me piquent en début et en fin de journée. Mais surtout, tout ça me vide de mon énergie, à un point tel que ma seule envie pour ce weekend, c’est de comater devant la télé… Top, le programme n’est-ce pas ?

Et puis le pire, c’est quand tu croises une amie à la sortie du métro, qu’on parle un peu boulot (elle rencontre actuellement des soucis avec une nouvelle hiérarchie) et qu’on aurait bien du mal à se départager si on devait désigner la plus fatiguée des deux.

Bref, encore un weekend en mode « je me la coule douce et plus si affinités » en vue.

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What did you expect ?

Elle est peut-être facile celle-là, mais c’est celle que tout le monde se pose, consciemment ou non, en ce début d’année… Qu’est-ce que j’attends de 2016 ? Qu’est-ce que je voudrais changer/améliorer/évacuer de/dans ma vie ? Qu’est-ce que je voudrais réaliser ? Quel est le bilan que je tire de l’année écoulée ?

Alors que d’autres années (mais en même temps, il faut remonter à loin), je tirais un bilan de l’année écoulée et ce que j’attendais de la suivante, cette année, je suis nettement moins dans cette « tendance ». Je termine l’année sans avoir vraiment l’impression d’un événement marquant, d’une transition, d’un nouveau départ. Mais cela doit-il être pour autant négatif ?

Au boulot, pas de changement. Je continue sans doute à progresser et à évoluer, mais c’est au jour le jour, difficile de vraiment en apprécier la progression. Mes sentiments restent mêlés par rapport à mon job, j’aime certains côtés : mes collègues, le contact avec le public (même si ça dépend des jours et des gens) et puis le changement de responsable a introduit du changement dans notre fonctionnement et de nouvelles tâches. Même si c’est très récent, ce n’est pas rien, finalement ! Et puis, à côté de ça, les conditions de travail ne sont pas toujours top et à certaines périodes, la pression se fait durement ressentir…

À l’appart, 2015 se clôture quand même avec une très bonne entente avec mon nouveau coloc’ et une nouvelle douche (promis, après, je n’en parle plus !). Pas si mal donc alors que l’année passée, à la même époque, j’appréhendais d’avoir à choisir la personne qui partagerait mon lieu de vie.

Côté amitiés, les anciennes (voire très anciennes) sont consolidées. Dans les plus récentes, il y a eu quelques changements, voire une personne dont je n’ai plus de nouvelles. Mais c’est dans les deux sens et ce n’est pas qu’avec moi. Et puis, une nouvelle amitié, ou du moins affinité, avec une personne avec qui je partage des moments ciné. Sans oublier mon inscripiton sur ce fameux site de rencontres amicales qui m’a quand même permis de chouettes rencontres ces derniers mois (il faut voir maintenant avec qui des liens se tisseront ou pas).

Côté coeur, c’est le désert total. Et si au début, ce n’était pas un souci, il fallait que je digère ma dernière histoire, là, ça commence à faire long. Surtout que depuis, chat échaudé craint l’eau froide et je ne me lance plus comme avant…

Et puis, j’ai quand même rempli quelques objectifs que je m’étais fixée : faire quelques étapes du chemin de Saint-Jacques (même si mon séjour a dû être écourté), reprendre des cours de néerlandais, réaliser un diagnostic couleurs et suivre ces formations de défense verbale et d’auto-défense. Sans oublier mon engagement dans cette ong.

Finalement, jeter un œil dans le rétro, c’est pas si mal. Si tout n’est pas parfait dans ma vie, globalement, l’image que 2015 m’en renvoie est quand même plus lumineuse, plus belle, plus accomplie que ce que je ne l’imaginais… Il ne me reste donc plus qu’à penser aux objectifs 2016 !

Et vous, vous êtes du genre à faire le bilan ? Plutôt positif ou négatif cette année ?

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En vrac

En vrac, parce que je n’arrive pas à trouver ou à prendre le temps d’écrire par ici. Du moins, autre que des critiques des livres lus et films vus. Et pourtant, j’ai quelques ébauches de texte qui traînent dans ma tête.

En vrac, j’ai à nouveau l’impression de ne pas pouvoir souffler ou pas suffisamment en semaine et le weekend est si vite rempli (ou pas), mais dans tous les cas, si vite enfui. Il faudrait en tout cas que je prenne le pli de quitter un peu plus tôt le bureau deux fois par semaine. Histoire d’avoir le temps de faire quelques courses alimentaires avant de filer à l’un de mes cours.

En vrac, je n’avance pas beaucoup dans le livre que je lis actuellement.

En vrac, je pense déjà/seulement à l’agenda 2016 et je crois que je vais me tourner vers un filofax. À moins que je ne change d’avis.

En vrac, il serait temps que j’arrive au bout de la to-do list établie pendant mes vacances (il y a presque un mois déjà) et qui j’y ajoute les nouvelles priorités.

En vrac, pourquoi les journées n’ont elles que 48 h ?

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[El camino] – La fin de l’aventure…pour cette fois

Quatrième journée. Comme pressenti la veille, mes chaussures sont encore mouillées et ma veste de pluie humide. Bref, là, c’est clair, je ne marcherai pas aujourd’hui. Après avoir fait mon sac et être passée à la salle de bains, je retrouve Susannah dans la cuisine pour un petit déjeuner plutôt rapide. Ensuite, ne sachant pas quelle compagnie de taxi appeler, nous nous dirigeons vers la boulangerie-café-petite épicerie d’Atapuerca. Nous prenons un café et demandons conseil à la gérante…qui s’occupera ensuite de nous appeler le taxi.

Vingt minutes plus tard, le voilà. Il n’y a pas à dire, on profite d’un tel voyage après trois jours de marche… Il nous déposera un peu avant l’entrée de Burgos, à un arrêt de bus. De là, nous avons alors rallié le centre et trouvé l’hôtel de Susannah. Coup de chance, sa chambre était prête, on a donc pu y laisser nos sacs. Ensuite, alors qu’elle écrivait un email à sa fille à la réception, je me suis aventurée dans les rues avoisinantes à la recherche d’un hôtel un peu plus dans mes prix. Ce fut assez vite fait. J’ai donc mis une option sur une chambre et je devais revenir entre 12h et 13h pour en prendre possession.

J’ai ensuite retrouvé Susannah et nous nous sommes promenées dans le centre… sous la pluie. Encore. Ce ne fut pas une simple petite promenade. Il nous fallait trouver la gare routière, où elle devait retrouver sa fille le soir-même et moi, m’enquérir des horaires de bus vers Burgos depuis les villages alentours sur le chemin. Et c’est là que j’ai un peu déchanté : dans la plupart de ceux-ci, entre 20 et 60 km de Burgos, il n’y a qu’un bus par semaine vers Burgos ! Bref, pas évident ! Ensuite, direction la banque pour m’acquitter de ma dette du souper de la veille et puis, enfin, nous asseoir en dégustant des croquetas de jamón accompagnées d’un verre de vin pour elle et d’un mosto pour moi.

On est ensuite retournées à l’hôtel, j’ai récupéré mon sac et ce fut l’heure des adieux. Heureusement que je l’ai rencontrée, sinon je ne sais pas comment j’aurais fait pour cette journée ! Je suis retournée à mon hôtel, découvert la chambre, étalé toutes mes affaires là où c’était possible pour les faire sécher et envoyer un tas de messages et mails pour annoncer mon arrivée à Burgos. Et ensuite, zou, un bon bain chaud qui m’a fait un bien fou.

À la sortie du bain, un appel de ma mère m’attendait. Avec une très mauvaise nouvelle, le décès de mon grand-père. Le choc. Les larmes. Toute seule dans cette chambre d’hôtel. Une décision s’imposait : rentrer et donc contacter l’assurance pour savoir ce qu’ils prendraient éventuellement en charge. Pendant que ma mère les contactait depuis la Belgique, je suis allée manger dans une chaîne de restaurant italien que j’apprécie d’habitude, mais là, ça ne m’a pas si bien goûté. En sortant, le soleil ayant pointé le bout de son nez, je me suis mise à flâner dans le centre.

Je vous passerais les détails mais ensuite, l’assurance m’a contacté, ils m’ont réservé un billet d’avion pour le samedi et me rembourseraient mes trajets de Burgos à Bilbao mais à charge pour moi de me débrouiller pour y arriver. Je me suis alors arrangée pour rentrer à Logroño le lendemain et arriver à Bilbao le surlendemain pour mon vol de retour. Mis à part les circonstances pour le moins imparfaites, j’ai eu la chance de voyager très confortablement en classe « Flex&Fast » c’est-à-dire journaux à disposition, le lunch et les boissons. Sans oublier que ces cinq premières rangées dans l’avion étaient quasi vides et que j’ai donc voyagé sans voisins directs. Et puis, je dois aussi ajouter que j’ai été agréablement surprise par l’efficacité et la prise en charge de ma compagnie d’assurances. Le service était juste impeccable.

À l’arrivée à l’aéroport de Zaventem, ma sœur m’attendait. La veille, elle m’avait demandé si je voulais qu’elle vienne. J’avais répondu « oui » sans plus de conviction et franchement, ça m’a fait du bien qu’elle soit là. Plus tard, sont arrivées ma mère et ma plus jeune sœur, qui se rendait au concert des One Direction au Heysel. Le temps de vider mes bagages, souper et faire une lessive et je suis rentrée chez mes parents pour le weekend avec ma mère.

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