L’invité de la dernière heure – Charlotte Link

Lors de mon dernier passage chez Pêle-Mêle, je suis tombée par hasard sur ce roman. Ayant déjà lu deux ouvrages de Charlotte Link, je n’ai pas hésité bien longtemps, je l’ai empoché et je n’ai pas été déçue.

Résumé : Désespérée par la mort de son mari, Rebecca Brandt, réfugiée dans sa maison de Provence, est sur le point de mettre fin à ses jours lorsque surgit Max, le meilleur ami de son mari, qui déclare vouloir passer quelques jours de vacances avec elle. Il est accompagné d’un jeune couple d’étudiants, Marius et Inga, qu’il vient de prendre en stop. Rebecca oublie à leur contact son sinistre projet et leur propose de camper dans son jardin. Au bout de quelques jours, Marius, qui semblait si léger et si gai, se montre soudain irascible et agressif. Surtout envers Rebecca, qui, incrédule, comprend peu à peu que le cauchemar ne fait que commencer… (Babelio)

Mon avis : On est bien loin des deux ouvrages que j’avais précédemment lus. Si il s’agissait alors d’une saga familiale dans la Prusse occidentale à l’aube de la deuxième guerre mondiale, ici, on est dans un récit plus contemporain et même carrément un thriller.

Deux histoires se déroulent en parallèle et l’on attend avec impatience de découvrir quel sera le point commun entre les deux, le pont qui se créera entre cette rue de la banlieue munichoise et le Midi. La construction et le style sont agréables, on se laisse prendre par la main et l’on quitte à chaque fois ses pages à regrets. De plus, le suspens est savamment distillé et l’évidence ne l’est peut-être pas tant que ça…

Que dire de plus sans vous en dévoiler le principal ? Que j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et que Charlotte Link fait désormais partie de ces auteurs dont je suis sûre de goûter la lecture.

Les lupins sauvages – Charlotte Link

Il s’agit d’un des quatre livres que j’ai racheté à Lialia et le seul qui était en français !


Résumé : En ce mois de mai 1938, alors que le Reich hitlérien achève de dévoiler son vrai visage, la charmante Belle Lombard ne se soucie guère de politique : elle s’apprête à célébrer son mariage dans la demeure familiale de Lulinn, et ses rêves de gloire tournent autour des studios de cinéma de Berlin. En cela elle ressemble à sa mère Felicia, femme d’affaires indépendante et audacieuse, dont l’associé juif décide de fuir l’Allemagne. Tandis que son autre fille, Suzanne, accepte la demande en mariage d’un jeune officier SS, Felicia n’hésite pas à cacher des communistes, par fidélité au souvenir d’un ancien amant… La guerre va les emporter dans sa tourmente, elles et tous ceux, familles, amis, qui les entourent. Et ce sont des destins bouleversés, broyés parfois, qui réapparaîtront dans les ruines de Berlin écrasé sous les bombes… Dans le prolongement du Temps des orages, best-seller en Allemagne, Charlotte Link poursuit une chronique romanesque qui nous emporte au rythme haletant des passions et de l’Histoire. (Babelio)
Mon avis : Ce n’est qu’en lisant la quatrième de couverture, juste avant de le commencer, que je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’une suite (il va sans dire que j’espère pouvoir lire prochainement le premier tome). J’étais un peu déçue de ne pas m’en être aperçue avant mais finalement, ça n’a en rien entaché ma lecture.
Une bonne brique comme je les aime. Près de 700 pages, une famille dont on suit les différents membres sur plusieurs années et un contexte historique difficile. J’aime beaucoup aussi les romans qui se déroulent dans cette période plus que troublée de l’histoire et qui apporte une vision de cette guerre et de ces années difficiles vues par les allemands. 
J’ai été réellement emportée par ce roman, par ces destins et le suspens savamment distillé au fil des pages. J’attendais presque avec impatience de prendre le train matin et soir pour retrouver Belle et les siens. Bref, de bons moments de lecture !