Ce qui nous lie

Alors ça, c’était un film que je voulais vraiment vraiment vraiment voir. Celui-là, ça m’aurait fait mal de le louper en cinéma. J’ai bien cru d’ailleurs que ça allait être le cas, les programmations des cinémas de semaine en semaine sont tellement aléatoires parfois.

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette et son frère, Jérémie.
Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. (Cinénews)

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Mon avis : Alors, comment dire ? J’avais pas mal d’attente avant d’aller le voir et elles ont été rencontrées. C’est sans doute l’un des meilleurs films que j’ai vu cette année et le genre qui, en plus de la satisfaction d’avoir vu un bon film, vous laisse un sourire au coin des lèvres.

Il faut dire qu’il mêle à merveille les moments d’émotion, de tension et les pointes d’humour. Le cocktail est parfait.

Le pitch est relativement simple mais particulièrement bien traité et abordé : le père meurt, les enfants doivent décider quoi faire de cet héritage énorme, voir encombrant. C’est le moment pour chacun de faire le point sur ce qu’il veut, attend de sa vie, sur ses projets et ses envies. Le tout, rythmé par la vie de l’exploitation vinicole et du travail de la vigne. Autant dire que c’est un élément important, presque un personnage à part entière du film. Ces paysages magnifiques sous le charme desquels, à l’instar de Jean, je suis tombée. Paysages qui me rappellent La Rioja, où j’ai vécu quelques années.

C’est intelligent, bien dosé, sensible. À plusieurs moments, on aurait même envie de traverser l’écran et de les rejoindre autour de ce verre de vin ou de cette célébration de la fin des vendanges.

Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez !

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L’amant double

Lorsque ma comparse de ciné m’a proposé cette avant-première, comme souvent, je n’ai pas hésité, j’ai réservé ma place. Et comme souvent, je ne savais pas trop ce que j’allais voir…

Synopsis : Chloé, une jeune femme fragile, entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son psy, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité. (Cinenews)

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Mon avis : Globalement, on ressent un certain malaise tout au long du film. On ne sait pas très bien ce qu’il en est. Est-ce Chloé qui se fait des films ? Est-ce Paul qui la manipule ? Louis existe-t-il vraiment ?

Et ce malaise est accentué par certaines scènes, carrément violentes, et ce climat de tension qui s’installe. Chacun, même la voisine, devient suspect. Mais suspect de quoi ?

Par contre, si il y a bien une chose qui m’a horripilée ce sont les scènes de psychanalyse dans le bureau de Paul. Mon dieu, j’ai eu l’impression de voir s’enfiler les pires clichés. Et puis, quand on découvre Louis, mais quel personnage imbuvable et odieux ! On se demande pourquoi et comment Chloé y retourne.

Plus le film avance, plus l’on tente de démêler les fils et ce n’est pas toujours si évident. La fin apporte cependant une ébauche de réponse et un nouvel éclairage sur l’histoire.

Bref, c’est un film plutôt intéressant à voir, je n’ai pas détesté mais pas adoré non plus et puis, il faut quand même souligner l’esthétique de l’image, très travaillée.

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De plus belle

Ce film, je suis allée le voir parce que l’horaire s’y prêtait plutôt bien et surtout parce qu’une amie m’en avait parlé. Je ne savais pas grand-chose de l’histoire, juste qu’elle, elle voulait aller le voir.

Synopsis : Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde…
C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant… charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire.
Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis…(Cinenews)

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Mon avis : J’ai passé un agréable moment. Malgré un côté « comédie romantique » dont la fin est assez prévisible (comme toujours), le chemin est sinueux pour y arriver et c’est ça qui rend ce film intéressant.

Le sujet en touchera plus d’une. La vie après un cancer du sein, comment on se réapproprie ce corps qui n’est plus tout à fait le même et qui nous a trahi et comment reprendre le fil de sa vie ou reprendre sa vie en main, finalement.

Il y a une belle galerie de personnages et de femmes, en particulier, tour à tour, touchants ou agaçants, émouvants ou qu’on a envie de faire taire. C’est un film où l’on rit et où l’on est ému, où l’on vit tout simplement et parfois, on aimerait plonger dans l’écran et se retrouver dans cette salle de danse, par exemple.

J’ajouterais encore que ce film a un côté surprenant et qu’il aborde bien des aspects de son thème central, le cancer, sans pour autant être pesant.

Bref, un joli moment que je vous conseille d’aller voir en salles.

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Réparer les vivants

Ce film-là, ça faisait longtemps que j’avais envie d’aller le voir mais il n’est pas resté trop longtemps à l’affiche. Enfin, dans les gros cinés en tout cas. J’espérais avoir le temps de le visionner avant qu’il ne disparaissent des écrans des salles obscures et ce fut chose faite.

Synopsis : Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs.
Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident.
Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie… (Cinenews)

Mon avis : J’ai trouvé la construction, le montage un poil déroutant. Le temps de comprendre qui sont ces nouveaux protagonistes et de quelle manière ils vont s’insérer dans le récit. Et au final, c’est plutôt réussi.

J’ai beaucoup aimé l’esthétique des scènes de surf, les vagues et celle où il s’endort au volant, quand la route et les champs alentours deviennent la mer avant la vague et l’impact.

Je ne m’attendais pas à voir les salles d’opération et la greffe. Envie de détourner le regard. Et puis, l’émotion quand on voit ce cœur greffé se mettre à battre doucement…

Ce n’est pas un sujet facile et le film n’apporte aucune réponse tout faite, juste des pistes de réflexion. Moi, je pose quand même la question du vécu quotidien de ces médecins qui travaillent autour du don d’organes. Ça ne doit pas être évident à vivre tous les jours, sans parler d’accompagner les familles.

Bref, un film intense et poignant, à voir.

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Dalida

Je crois que c’est bien la première fois de ma vie que je vais voir un film pour la réalisatrice, en l’occurrence Lisa Azuelos, et un petit peu quand même pour la bande-annonce.

Synopsis : De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe no 1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de « Gigi l’Amoroso » en 1974, le film DALIDA est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire. Une femme moderne à une époque qui l’était moins. Malgré sa disparition tragique en 1987 Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle. (Cinenews)

Mon avis : Je ne suis absolument pas fan de Dalida. Comme tout le monde, j’ai bien sûr entendu certaines de ses chansons mais sans plus. Et pourtant, j’ai adoré le film. J’ai aimé découvrir la femme et le personnage public, voir les parallèles entre ses chansons et sa vie privée et me laisser emporter par les scènes de concerts (alors que d’habitude, je trouve sa voix un poil irritante).

Je me suis demandée aussi quels ont pu être les biais apportés à l’histoire que nous raconte Lisa Azuelos par la participation d’Orlando/Bruno à l’écriture du scénario, mais ça, seuls les protagonistes le savent…

En tout cas, c’est un film que j’ai beaucoup apprécié et que je vous recommande.

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Rock’n’roll

En sortant de la séance de Belgica il y a deux semaines, on s’était dit que ce serait sympa d’aller à l’avant-première du dernier film de Guillaume Canet la semaine suivante. Aussitôt dit, aussitôt réservé nos places.

Synopsis : Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la « liste » des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage. (Cinénews)

Mon avis : Autant la bande-annonce ne m’avait pas convaincue, autant j’ai apprécié le film. Bourré d’auto-dérision, j’ai beaucoup ri (et j’étais loin d’être la seule dans la salle). Rock’n’roll mérite donc bien son titre de comédie française, mais une bonne comédie française. Le comique des situations et des dialogues n’a pour seul but de nous faire rire mais aussi de nous interroger sur notre société et notre rapport à l’image. Et ça, ça mérite d’être souligné.

Et puis, Guillaume Canet va aller loin dans son désir de changer son image, très loin et… pour savoir jusqu’où il va aller, il faudra aller voir le film ! Tout ce que je peux vous dire, c’est que ça vous fera un choc (mais chut, il nous a fait promettre de garder le secret).

Bref, un film que je vous conseille de voir. Patience, patience, il sortira le 22 février en Belgique.

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