Dans la brume

Ce n’était pas peut-être un film que je serais allée voir de prime abord. Et puis une bonne critique de Cathy Immelen dans Tellement ciné et me voilà devant l’écran.

Synopsis : Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume… (Cinénews)

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Mon avis : Et bien, on dirait bien que ces derniers mois, je sors de ma zone de confort et me confronte à des genres auxquels je suis peu accoutumée. Et jusqu’à présente, j’en suis plutôt satisfaite.

Je me suis laissée emportée par ce drame, par l’histoire de cette famille prise au piège car leur fille, atteinte d’une maladie orpheline, vit dans une bulle stérile dont elle ne peut sortir.

Malgré une fin un peu convenue et que j’ai sentie venir de loin, il y a quand même de très beaux moments dans ce film et une réflexion sur nos réactions face à une situation aussi exceptionnelle et dramatique que celle-là.

Bref, à voir !

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Le brio

Ce film, je pensais l’avoir loupé. Et puis, par hasard, en allant voir un film tout récent dans un « petit » cinéma, je vois qu’il est à l’affiche. Ni une ni deux, le lendemain je retournais m’installer en salle obscure.

Synopsis : Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés. (Cinenews)

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Mon avis : Alors que j’étais sortie un peu dubitative du film de la veille, j’ai vraiment beaucoup aimé « Le brio ». C’est peut-être un peu convenu, un peu facile mais c’est plein de moments drôles et touchants.

Bref, un très bon moment cinématographique pour une après-midi pluvieuse, par exemple. Je vous le conseille vivement.

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Jalouse

Quand j’ai vu que c’était un film des frères Foenkinos (dont j’adore les romans de David Foenkinos), je n’ai pas hésité longtemps et je me suis rendue en salles obscures.

Résumé : Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d’action s’étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage… Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme. (Cinénews)

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Mon avis : Quelle déception ! On est loin de la tendresse et de la poésie diffuses des romans de David Foenkinos. Je n’ai pas retrouvé ce ton, cette manière de raconter une histoire qui me touche dans ses livres.

J’ai en fait eu beaucoup de mal à m’attacher au personnage de Nathalie ou à éprouver ne fut-ce qu’un peu de sympathie pour elle. Ses réactions semblent extrêmes et exagérées et certaines prêtent même à rire (heureusement, sinon, je crois que j’aurais pu quitter la salle avant la fin). Une tentative d’explication de son comportement est d’abord apporté par l’approche de la ménopause. Et ça, je l’ai trouvé quand même très cliché. Et puis, on sous-entend quelque chose de plus profond, de plus grave, une dépression peut-être, mais sans jamais le dire. Et ça, j’ai trouvé ça dommage…

Restent quelques scènes drôles et des personnages secondaires attachants. Mais Nathalie, franchement, elle m’a donné envie de fuir la salle.

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Ce qui nous lie

Alors ça, c’était un film que je voulais vraiment vraiment vraiment voir. Celui-là, ça m’aurait fait mal de le louper en cinéma. J’ai bien cru d’ailleurs que ça allait être le cas, les programmations des cinémas de semaine en semaine sont tellement aléatoires parfois.

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette et son frère, Jérémie.
Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. (Cinénews)

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Mon avis : Alors, comment dire ? J’avais pas mal d’attente avant d’aller le voir et elles ont été rencontrées. C’est sans doute l’un des meilleurs films que j’ai vu cette année et le genre qui, en plus de la satisfaction d’avoir vu un bon film, vous laisse un sourire au coin des lèvres.

Il faut dire qu’il mêle à merveille les moments d’émotion, de tension et les pointes d’humour. Le cocktail est parfait.

Le pitch est relativement simple mais particulièrement bien traité et abordé : le père meurt, les enfants doivent décider quoi faire de cet héritage énorme, voir encombrant. C’est le moment pour chacun de faire le point sur ce qu’il veut, attend de sa vie, sur ses projets et ses envies. Le tout, rythmé par la vie de l’exploitation vinicole et du travail de la vigne. Autant dire que c’est un élément important, presque un personnage à part entière du film. Ces paysages magnifiques sous le charme desquels, à l’instar de Jean, je suis tombée. Paysages qui me rappellent La Rioja, où j’ai vécu quelques années.

C’est intelligent, bien dosé, sensible. À plusieurs moments, on aurait même envie de traverser l’écran et de les rejoindre autour de ce verre de vin ou de cette célébration de la fin des vendanges.

Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez !

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L’amant double

Lorsque ma comparse de ciné m’a proposé cette avant-première, comme souvent, je n’ai pas hésité, j’ai réservé ma place. Et comme souvent, je ne savais pas trop ce que j’allais voir…

Synopsis : Chloé, une jeune femme fragile, entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son psy, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité. (Cinenews)

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Mon avis : Globalement, on ressent un certain malaise tout au long du film. On ne sait pas très bien ce qu’il en est. Est-ce Chloé qui se fait des films ? Est-ce Paul qui la manipule ? Louis existe-t-il vraiment ?

Et ce malaise est accentué par certaines scènes, carrément violentes, et ce climat de tension qui s’installe. Chacun, même la voisine, devient suspect. Mais suspect de quoi ?

Par contre, si il y a bien une chose qui m’a horripilée ce sont les scènes de psychanalyse dans le bureau de Paul. Mon dieu, j’ai eu l’impression de voir s’enfiler les pires clichés. Et puis, quand on découvre Louis, mais quel personnage imbuvable et odieux ! On se demande pourquoi et comment Chloé y retourne.

Plus le film avance, plus l’on tente de démêler les fils et ce n’est pas toujours si évident. La fin apporte cependant une ébauche de réponse et un nouvel éclairage sur l’histoire.

Bref, c’est un film plutôt intéressant à voir, je n’ai pas détesté mais pas adoré non plus et puis, il faut quand même souligner l’esthétique de l’image, très travaillée.

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De plus belle

Ce film, je suis allée le voir parce que l’horaire s’y prêtait plutôt bien et surtout parce qu’une amie m’en avait parlé. Je ne savais pas grand-chose de l’histoire, juste qu’elle, elle voulait aller le voir.

Synopsis : Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde…
C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant… charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire.
Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis…(Cinenews)

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Mon avis : J’ai passé un agréable moment. Malgré un côté « comédie romantique » dont la fin est assez prévisible (comme toujours), le chemin est sinueux pour y arriver et c’est ça qui rend ce film intéressant.

Le sujet en touchera plus d’une. La vie après un cancer du sein, comment on se réapproprie ce corps qui n’est plus tout à fait le même et qui nous a trahi et comment reprendre le fil de sa vie ou reprendre sa vie en main, finalement.

Il y a une belle galerie de personnages et de femmes, en particulier, tour à tour, touchants ou agaçants, émouvants ou qu’on a envie de faire taire. C’est un film où l’on rit et où l’on est ému, où l’on vit tout simplement et parfois, on aimerait plonger dans l’écran et se retrouver dans cette salle de danse, par exemple.

J’ajouterais encore que ce film a un côté surprenant et qu’il aborde bien des aspects de son thème central, le cancer, sans pour autant être pesant.

Bref, un joli moment que je vous conseille d’aller voir en salles.

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