Un weekend, deux films (ter)

Eh oui, encore un weekend où j’ai trouvé le temps de m’enfermer par deux fois dans les salles obscures. Deux films totalement différents, deux ambiances différentes mais ce qui les rejoint, c’est une légère déception que j’ai ressenti au moment de quitter mon strapontin.

Boomerang

Synopsis : À l’aube de la quarantaine, Antoine est un peu dépassé par les événements : sa femme l’a quitté, ses filles le considèrent à peine… Le bilan est peu glorieux. Pour lui changer les idées, sa sœur Agathe l’entraîne à Noirmoutier, sur les traces de leur enfance. Des souvenirs et certaines questions sans réponse remontent à la surface… En voulant percer un secret de famille vieux de trente ans, Antoine croise le chemin de la surprenante Angèle. Le début d’une nouvelle vie ? (Cinenews)

Mon avis : Un secret de famille qui va éclater, sans épargner personne. Une famille qui va se retrouver finalement et où l’on va enfin se parler vraiment. Un sujet prometteur à la base mais le film m’a légèrement déçue. Il m’a manqué un petit quelque chose, le petit plus qui l’aurait rendu inoubliable.

J’avais lu le livre de Tatiana de Rosnay dont le film est inspiré il y a quelques années, mais je n’en avais gardé aucun souvenir. Je pense cependant que celui-ci doit être plus fort. En émotion, en chocs, en libération.

Un bon divertissement, mais il ne m’a pas transportée.

Masaan

Synopsis : Bénarès, la cité sainte au bord du Gange, punit cruellement ceux qui jouent avec les traditions morales. Deepak, un jeune homme issu des quartiers pauvres, tombe éperdument amoureux d’une jeune fille qui n’est pas de la même caste que lui. Devi, une étudiante à la dérive, vit torturée par un sentiment de culpabilité suite à la disparition de son premier amant. Pathak, père de Devi, victime de la corruption policière, perd son sens moral pour de l’argent, et Jhonta, un jeune garçon, cherche une famille. Des personnages en quête d’un avenir meilleur, écartelés entre le tourbillon de la modernité et la fidélité aux traditions, dont les parcours vont bientôt se croiser… (Cinenews)

Mon avis : J’avais beaucoup aimé « The lunch box » du même réalisateur et là, je ne sais pas, l’histoire ne m’a pas emportée, je n’ai pas été séduite. Mais il est vrai que ce n’est sans doute pas là l’objectif recherché de ce film.

Le film commence très fort, avec cette scène de l’hôtel, qui peut nous apparaître totalement surréaliste et en même temps réelle et choquante dans sa violence pour ces deux jeunes. Il ne fait visiblement pas bon être amoureux en Inde.

Et c’est bien là le fil rouge du film… Deepak et Devi, les deux protagonistes principaux, vont perdre l’être aimé dans des circonstances tragiques. On suit la naissance de la relation de Deepak et puis, cette fin brutale. Quant à Devi, on a à peine le temps de la découvrir à l’écran, que la tragédie frappe.

Corruption, « protection des bonnes mœurs », tradition et modernité, le quotidien d’une vie en Inde à travers quelques instantanés, à travers la naissance du sentiment amoureux. À voir, ne serait-ce que pour ça.

Signature

Une petite dose de salles obscures

Entre dimanche passé et mardi, j’ai explosé mes statistiques de films vus au cinéma ces derniers mois. Et puis, tant qu’à faire, ces deux films n’avaient absolument rien en commun…

The lunch box, vu dimanche après-midi en compagnie de Lialia

Synopsis : Ila, une jeune femme délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie ensuite sa lunchbox au gigantesque service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Bombay. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas. En réalité, la Lunchbox a été remise accidentellement à Saajan, un homme solitaire, proche de la retraite. Comprenant qu’une erreur de livraison s’est produite, Ila glisse alors dans la lunchbox un petit mot, dans l’espoir de percer le mystère. (Allociné)

Mon avis : Dépaysement total avec ce film qui nous emmène dans un autre continent, (presque) un autre monde. Sensations de vertige lorsque l’on voit l’organisation du service de lunchbox, admiration face au stoïcisme des indiens dans les trains bondés et surtout curiosité quant aux plats préparés par Ila pour son mari et pour Saajan ensuite.

Au-delà de ces aspects, il s’agit d’un film agréable mais qui dépeint néanmoins une certaine réalité de la vie quotidienne et de la société à Bombay allant parfois jusqu’à la critique.

Un film intéressant à voir, même si sa fin m’a laissé sur ma faim justement…

Supercondriaque, vu mardi soir lors d’une Ladies’night

Synopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Le docteur Zvenska pense avoir le remède qui le débarrassera en douceur de Romain Flaubert : l’aider à trouver la femme de sa vie. Il l’invite à des soirées chez lui, l’inscrit sur un site de rencontre, l’oblige à faire du sport, le coach même sur la manière de séduire et de se comporter avec les femmes. Mais découvrir la perle rare qui sera capable de le supporter et qui par amour l’amènera à surmonter enfin son hypocondrie s’avère plus ardu que prévu… (Allociné)

Mon avis : C’est vraiment le film dont à la base je n’attendais pas grand-chose, juste passer une soirée sympa entre amies. Et pourtant… qu’est-ce-que j’ai ri tout au long de la séance ! Alors, évidemment il y a des trucs énormes et totalement irréalistes mais globalement, on en sort de bien meilleure humeur qu’on y était entré.

Bref, si ce n’est peut-être pas le film du siècle, c’est en tout cas une bonne grosse dose de fous rires et de bonne humeur garantis !