Rebecca – Daphné du Maurier

Je cherchais depuis un moment à lire un roman de cette autrice et j’ai finalement réussi à dégoter celui-ci en ebook à emprunter à sur le portail des bibliothèques belges francophones. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai été assez surprise par le déroulement de l’histoire.

Résumé : Une longue allée serpente entre des arbres centenaires, la brume s’accroche aux branches et, tout au bout, niché entre la mer et les bois sombres, un château splendide : Manderley, le triomphe de Rébecca, la première Mme de Winter, belle, troublante, admirée de tous. Un an après sa mort, le charme noir de Rébecca tient encore en son pouvoir le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse de Maxim de Winter, jeune et timide, pourra-t-elle échapper à cette ombre inquiétante, à son souvenir obsédant qui menacent jour après jour de plonger Manderley dans les ténèbres ? Le chef-d’oeuvre de Daphné du Maurier, immortalisé au cinéma par Alfred Hitchcock, a fasciné depuis sa parution plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Comme Les Hauts de Hurlevent ou Jane Evre, Rebecca est devenu un des plus grands mythes de la littérature mondiale. (Lirtuel)

Mon avis : Les premiers chapitres, retraçant la rencontre de Maxim de Winter avec sa nouvelle épouse dont le nom n’est jamais divulgué, m’ont passablement ennuyée. Où était Rebecca ? Et puis, l’arrivée à Manderley opère un changement notable. L’atmosphère devient pesante et sombre malgré le charme du domaine. On sent la nouvelle Mme de Winter écrasée par le souvenir de cette fameuse Rebecca. 

L’ensemble de l’intrigue se base sur une incompréhension entre les époux de Winter qui ne se sont jamais ouverts de leurs pensées l’un à l’autre. Petit à petit, des indices semés de ci, de là, permettent au lecteur d’envisager qui était vraiment Rebecca. Jusqu’à la révélation finale à laquelle les jeunes époux feront face ensemble. Je ne puis en dire plus pour ne pas spoiler l’intrigue à ceux qui ne l’auraient pas lu. 

Si j’ai eu un peu de mal sur le début du roman, la maîtrise de l’intrigue, de la psychologie de ses personnages et de l’écriture par l’autrice a fini par me happer totalement. À lire absolument si vous ne l’avez pas encore fait.

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The Woman in White – Wilkie Collins

Je ne sais plus trop comment je me suis décidée à me lancer dans ce classique de la littérature anglaise. Je crois que j’en ai lu de bonnes critiques sur plusieurs blogs, que je l’avais mis en pense-bête et que j’ai finalement passé le pas de l’acheter.

Résumé : Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger…
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…(Amazon)

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Mon avis : Si j’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, suite à certaines longueurs en début de roman et au style employé, je me suis peu à peu laisser prendre au suspense habillement distillé par Wilkie Collins.

La première partie, qui place peu à peu les protagonistes principaux de l’intrigue, m’a de prime abord semblée un peu longue… Je ne comprenais pas trop vers où l’histoire allait nous emmener, ce que l’auteur cherchait à nous raconter. La rencontre de William Hartright avec la Dame en Blanc, son emploi à Limmeridge et l’attachement qui va le lier peu à peu aux deux femmes de la maison, tout ça, je n’en voyais pas la finalité… Et puis, l’annonce du mariage à venir et le personnage que l’on sent antipathique au possible de Percival Glyde précipite un peu le tout… Le mariage aura-t-il lieu ? Que va-t-il advenir ensuite ?

De péripéties en péripéties, de narrateur en narrateur, on se laisse prendre au jeu de cette manipulation et on a hâte d’en voir venir le dénouement.

Un roman passionnant dont je vous conseille la lecture.

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Le journal d’une femme de chambre – Octave Mirbeau

Quand le film est sorti en début d’année, je n’ai pas eu l’occasion de le voir. Alors, quand je l’ai vu parmi les classiques gratuits sur ma K*ndle, je n’ai pas hésité. En quelques clics, il est allé rejoindre ma PAL.

Résumé : On se rappelle du sublime Journal d’une femme de chambre de Luis Bunuel, dont le personnage était lumineusement interprété par Jeanne Moreau. On a un peu vite oublié peut-être que le film était une adaptation, après celle de Renoir, d’un livre non moins remarquable d’Octave Mirbeau, publié en 1900. Ce journal d’une femme de chambre est celui de Célestine, au Mesnil-Roy, en Normandie. Elle est nouvellement engagée, acceptant la place dans l’espoir de se reposer des turbulences parisiennes. Les événements ne manqueront pas pour colorier son quotidien. Un quotidien qu’elle consigne avec « toute la franchise qui est en elle et quand il le faut toute la brutalité qui est dans la vie ». C’est donc là un journal de femme en province, au bas de l’échelle sociale, et le prétexte pour Mirbeau de brosser au scalpel une étonnante galerie de portraits, dans une violente satire des moeurs provinciales et parisiennes de la Belle Époque. Autopsie de la bonne bourgeoisie, ce Journal dresse en petites touches, parfois en larges aplats, les travers d’une humanité mesquine, hypocrite, et condamne tous les débordements nationalistes et antisémites. Le roman connut un vif succès à sa parution, il est aussi le plus célèbre de Mirbeau. –Céline Darner (Amazon)

Mon avis : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, sans doute quelque chose d’un peu difficile à lire et à aborder. Et finalement, il n’en fut rien. Nous avons donc là le journal de Célestine, lors de sa dernière place en tant que femme de chambre. Elle décrit bien évidemment son quotidien, ses maîtres, le voisinage et de temps en temps, se plonge dans son passé. Son enfance, d’autres maisons, d’autres maîtres, d’autres caprices.

Si certains passages sont moins légers, la plupart du temps, la lecture s’avère divertissante. Mais, plus que d’amuser le lecteur, l’auteur y dresse aussi un portrait au vitriol de la bourgeoisie et de la société de l’époque. C’est ça aussi que j’y ai apprécié, ce plongeon dans une autre époque, d’autres mœurs.

Bref, une lecture que je vous conseille.

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