The awakening (L’éveil) – Kate Chopin

Depuis le temps que je suis le blog de Victoria, l’envie de participer au club lecture mensuel m’a titillée plusieurs fois. Mais à chaque fois, le timing, trouver et acheter le livre choisi n’ont pas été optimaux. Sans compter qu’il faut que le livre choisi me plaise. Cette fois, le sondage ayant retenu ce classique de la littérature américaine, il était disponible gratuitement sur Amaz*n dans sa version originale et j’ai donc sauté le pas.

Résumé : En Louisiane à la fin du XIXe siècle la vie est paisible : villas du bord de mer, soirées musicales, robes de mousseline et enfants sages. Aux yeux d’Edna, cette quiétude confine à la torpeur. Une émotion amoureuse, un parfum enivrant et la vie change de registre. C’est » l’éveil « . La jeune femme découvre son goût de vivre, sa créativité, son corps, elle-même en somme. Découverte qui ne va pas sans poser problème, dans l’Amérique de ces années-là ; pour l’héroïne du roman et pour l’auteur, dont l’oeuvre fut jugée scandaleuse, dénoncée par la presse et mise au ban des librairies de Saint-Louis. Il faudra attendre les années soixante pour que Kate Chopin, celle par qui le scandale arriva, trouve sa place parmi les grands classiques de la littérature américaine. (Mango&Salt)

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Mon avis : Une lecture en demi-teinte. Il est certain que, par rapport à des écrits plus actuels, il date sérieusement mais je comprends tout à fait en quoi il a pu être mis au ban à sa parution.

J’avoue avoir eu un peu de mal à m’attacher au personnage d’Edna dans la première moitié du livre. Ça s’est arrangé par la suite. Il faut dire que les premiers chapitres ne permettent pas de la cerner, qu’il s’agisse de sa personnalité ou de ses ambitions.

Peu à peu, elle se libère des carcans de la société et de son mariage et même si on peut lui reprocher sa manière un peu légère de faire, elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a.

Un découverte intéressante, même si il ne m’a pas enthousiasmé.

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Tales of the city : a novel (Chroniques de San Francisco) – Armistead Maupin

Et voilà donc le cinquième et dernier livre du Summer challenge. En anglais cette fois, vu que la version française n’était pas disponible en e-book.

Résumé : San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car « s’il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots ». Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l’homme de sa vie… (Babelio)

Mon avis : Je ne m’attendais pas du tout à ces très courts chapitres mais s’agissant de chroniques qui furent à l’origine publiées dans un journal, c’est somme toute logique. J’ai eu un peu de mal à m’y habituer car si la brièveté des chapitres rend sa lecture dans le métro très facile, ça m’a empêchée de m’attacher réellement aux personnages. À mon sens, on passe trop vite d’un personnage à l’autre, d’un moment à un autre sans réelle transition. C’est un peu déstabilisant et étant fan de longs romans avec de longs (ou moins longs) chapitres, j’ai été frustrée de ne pas voir chaque élément plus exploité ou explicité, parfois.

Mis à part ce souci de forme, l’histoire/les histoires sont assez agréables à lire, les personnages haut en couleur et je crois donc que je me pencherais sur les tomes suivants pour en découvrir un peu plus et tenter d’étancher ma curiosité.

Ce roman clôture donc mon summer challenge du #clublectureMS 2016 dans la catégorie Au soleil… un livre qui vous évoque l’été.

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Ce qui nous lie – Samantha Bailly

Le Summer Challenge avance bien, voici déjà le quatrième livre que je termine dans ce cadre ! Pioché parmi les sélections précédentes du club de lecture, c’est celui qui m’attirait le plus…et qui m’a un peu réconcilié avec ma liseuse car à l’occasion de son achat, celle-ci s’est mise à jour et franchement, même si il y a encore des choses à améliorer, la nouvelle interface me plaît plus et a rendu ma lecture plus agréable.

Résumé : « J’ai longtemps voulu être unique. Mais qu’y a-t-il de plus rassurant que le semblable? »

Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d’expliquer l’origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C’est alors qu’elle rencontre Raphaël, son nouveau manager. La voilà qui s’éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens… (Babelio)

Mon avis : Le résumé en était alléchant et intriguant et si, globalement, j’ai bien aimé l’histoire, j’aurais apprécié un peu plus de détails sur certains points (comment cela lui est-il arrivé ? pourquoi ? etc).

Les chapitres sont divisés en deux parties : présent et passé, ou futur après un certain moment. D’ailleurs, le premier où le futur est apparu, je ne m’en suis pas rendue compte et j’avais un peu de mal à comprendre où j’en étais dans l’histoire. C’est un découpage particulier mais assez intéressant pour l’intrigue. Par contre, une fois qu’on arrive au moment où les chapitres se divisent en présent et futur, on a un aperçu de qui va arriver après. C’est peut-être gâcher un peu la surprise.

L’intrigue quant à elle, nous parle d’une tranche de la vie d’Alice, d’un moment de doute où elle se sent perdue et dont elle va petit à petit sortir et régler ses comptes avec le passé pour se reconstruire. C’est assez intéressant d’ailleurs de dépeindre les relations, la vie sentimentale sous cet angle.

En résumé, ce fut donc une lecture agréable avec un goût de trop peu cependant, réalisée dans le cadre du Summer challenge #clublectureMS2016 dans la catégorie De bons souvenirs… un roman d’une sélection #clublectureMS précédente.

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Histoires extraordinaires : Edgar Allan Poe, sa vie et ses œuvres

Profitant d’avoir une liseuse, j’ai téléchargé quelques classiques tombés dans le domaine public et donc gratuits. Cela faisait maintenant quelques mois qu’il dormait dans ma liseuse et puis, le Summer challenge m’a permis de le sortir de ma PAL et d’arriver au score de trois catégories sur cinq lues.

Résumé : Une préface et une post-face abordant la vie et l’œuvre de l’auteur, légèrement redondantes l’une par rapport à l’autre et une sélection de ses œuvres : Double Assassinat dans la rue Morgue – La Lettre volée – Le Scarabée d’or – Le Canard au ballon – Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall – Manuscrit trouvé dans une bouteille – Une descente dans le Maelstrom – La Vérité sur le cas de M. Valdemar – Révélation magnétique – Souvenirs de M. Auguste Bedloe – Morella – Ligeia – Metzengerstein, voilà le contenu de cet e-book.

Mon avis : Comme il s’agit de nouvelles, évidemment, chacun aura ses préférées et celles qu’il aura plus de mal à lire. J’ai particulièrement aimé toutes celles traitant d’énigmes (Double Assassinat dans la rue Morgue, La Lettre volée et Le Scarabée d’or) et j’ai finalement pas mal apprécié les histoires plus fantastiques, alors que ce n’est généralement pas un genre que j’affectionne.

J’ai moins aimé les histoires plus techniques, mêlant sciences et imagination, même si on peut reconnaître une certaine vision et une compréhension de phénomènes et principes physiques à l’auteur qui nous les vulgarise.

Globalement, c’est donc une lecture que j’ai appréciée et qui vaut la peine d’être entreprise. Je l’ai donc lu dans le cadre du Summer Challenge #ClubLectureMS 2016 dans la catégorie  » Oublier le train train quotidien… un livre qui vous change (un peu) de vos habitudes » vu que je lis très peu de nouvelles.

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Un millón de gotas (Toutes les vagues de l’océan) – Víctor del Árbol

J’avais beaucoup aimé « La Tristeza del Samurai » de cet auteur, donc, quand je l’ai aperçu sur un stand de la Foire du Livre, je n’ai pas hésité longtemps. Et franchement, je n’ai pas été déçue, loin de là !

Résumé : Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu’ un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite “île aux cannibales” marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.
Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un xxe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. (Babelio)

Mon avis : Comment dire, on est aspiré par l’intrigue, on tente de deviner où le passé finira par rejoindre le présent, quels sont les liens qui unissent, parfois à leur insu, les différents personnages et les secrets plus ou moins bien gardés de leur vie.

Difficile d’en faire un compte-rendu fiable sans dévoiler certains ressorts de l’histoire tant celle-ci est dense. Le puzzle semble immense mais chaque pièce y trouve finalement sa place. Le suspens est parfaitement maîtrisé, les passages un peu gore n’y sont pas du tout présenté gratuitement et toujours dans une certaine retenue, une certaine pudeur.

On s’attache au personnage de Gonzalo, à cette croisade, pas tout à fait la sienne, dans laquelle il s’est lancé. On revit l’histoire, plutôt sombre, de son père et l’auteur nous amène à nous questionner sur la question du bien et du mal, de la nature humaine et de la survie dans des conditions historiques et de vie tout simplement extrêmes. L’horreur n’est jamais loin, elle plane, là, tout près, on la ressent sans jamais vraiment la voir en face.

Et puis, il ne faudrait pas oublier de saluer le travail de recherches de l’auteur : sur l’URSS, la période des purges, des déportations en Sibérie et de ce camp de Nazino, sur les camps de réfugiés espagnols en France après la Guerre Civile, bref sur une bonne tranche de l’histoire contemporaine européenne.

C’est donc un roman très riche à tout point de vue, dont le suspens vous coupera le souffle et qui est magnifiquement écrit. Un vrai coup de cœur que j’ajoute au Summer Challenge 2016 #club lectureMS dans la catégorie « Dolce farniente-un gros pavé (livre de 600-700 pages ou plus) ».

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Les hirondelles de Kaboul – Yasmina Khadra

Yasmina Khadra, j’en avais lu beaucoup de bien. Alors, lorsque la possibilité d’acheter de seconde main une édition limitée reprenant trois de ses romans, dont celui-ci bien sûr, s’est présentée, j’ai sauté sur l’occasion.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n’a plus d’autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore… (Babelio)

Mon avis : C’est assez court et ça se lit assez vite. L’écriture et le style sont agréables mais ne peuvent cacher, faire oublier les ténèbres régnant sur Kaboul.

C’est un roman qui parle beaucoup des hommes et ils semblent d’ailleurs plutôt perdus dans ce drôle de monde qu’est devenu leur ville. Cette nouvelle réalité leur fait perdre pied, jusqu’à perdre de vue leurs idéaux et leurs valeurs. C’est ce terrible constat, cette expérience difficile que nous dépeint ici Yasmina Khadra, plus que le quotidien sous les talibans.

Bref, un livre dont on ne sort pas indemne.

J’ai choisi de ne lire pour l’instant que celui-là des trois regroupés dans cette édition limitée et de le faire rentrer dans la catégorie « Carte Postale – une histoire qui se passe loin de chez vous » du Summer Challenge 2016 du #clublectureMS.

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