Ce qui nous lie

Alors ça, c’était un film que je voulais vraiment vraiment vraiment voir. Celui-là, ça m’aurait fait mal de le louper en cinéma. J’ai bien cru d’ailleurs que ça allait être le cas, les programmations des cinémas de semaine en semaine sont tellement aléatoires parfois.

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette et son frère, Jérémie.
Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. (Cinénews)

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Mon avis : Alors, comment dire ? J’avais pas mal d’attente avant d’aller le voir et elles ont été rencontrées. C’est sans doute l’un des meilleurs films que j’ai vu cette année et le genre qui, en plus de la satisfaction d’avoir vu un bon film, vous laisse un sourire au coin des lèvres.

Il faut dire qu’il mêle à merveille les moments d’émotion, de tension et les pointes d’humour. Le cocktail est parfait.

Le pitch est relativement simple mais particulièrement bien traité et abordé : le père meurt, les enfants doivent décider quoi faire de cet héritage énorme, voir encombrant. C’est le moment pour chacun de faire le point sur ce qu’il veut, attend de sa vie, sur ses projets et ses envies. Le tout, rythmé par la vie de l’exploitation vinicole et du travail de la vigne. Autant dire que c’est un élément important, presque un personnage à part entière du film. Ces paysages magnifiques sous le charme desquels, à l’instar de Jean, je suis tombée. Paysages qui me rappellent La Rioja, où j’ai vécu quelques années.

C’est intelligent, bien dosé, sensible. À plusieurs moments, on aurait même envie de traverser l’écran et de les rejoindre autour de ce verre de vin ou de cette célébration de la fin des vendanges.

Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez !

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Rock’n’roll

En sortant de la séance de Belgica il y a deux semaines, on s’était dit que ce serait sympa d’aller à l’avant-première du dernier film de Guillaume Canet la semaine suivante. Aussitôt dit, aussitôt réservé nos places.

Synopsis : Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la « liste » des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage. (Cinénews)

Mon avis : Autant la bande-annonce ne m’avait pas convaincue, autant j’ai apprécié le film. Bourré d’auto-dérision, j’ai beaucoup ri (et j’étais loin d’être la seule dans la salle). Rock’n’roll mérite donc bien son titre de comédie française, mais une bonne comédie française. Le comique des situations et des dialogues n’a pour seul but de nous faire rire mais aussi de nous interroger sur notre société et notre rapport à l’image. Et ça, ça mérite d’être souligné.

Et puis, Guillaume Canet va aller loin dans son désir de changer son image, très loin et… pour savoir jusqu’où il va aller, il faudra aller voir le film ! Tout ce que je peux vous dire, c’est que ça vous fera un choc (mais chut, il nous a fait promettre de garder le secret).

Bref, un film que je vous conseille de voir. Patience, patience, il sortira le 22 février en Belgique.

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Rosalie Blum

C’est un film dont le titre m’attirait et puis, mon coloc’ m’en avait dit du bien, donc, ni une ni deux, j’ai filé le voir la semaine passée.

Synopsis : Vincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents…
Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu’il est convaincu d’avoir déjà rencontrée. Mais où ?
Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l’espoir d’en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entrainer dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer… (Cinénews)

Affiche

Mon avis : C’est un peu un film « feed good », le genre de film français que j’aime beaucoup voir. Un film avec pas mal d’humour (pas du tout potache, je vous rassure), on rit beaucoup, avec un brin de suspens, quelques personnages loufoques et beaucoup d’espoir.

Tout commence quand Vincent, pour satisfaire sa mère, se rend dans une épicerie où il ne va normalement jamais. L’épicière évoque un souvenir en lui et il commence à la suivre partout. De son lieu de travail à son domicile, au cinéma, dans un café-concert, etc. On se demande un peu ce qu’il cherche, ce qu’il espère trouver par là et puis Rosalie s’en aperçoit…

Le découpage du film selon les personnages est plutôt intéressant, ça permet d’avoir les points de vue, les ressentis de chacun sur un même évènement sans pour autant être redondant ou rébarbatif et d’y ajouter des éléments dont on avait pas connaissance.

Et puis, ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’à part la romance qui s’installe sur la fin, il n’y a pas de happy end. Il y a un début de quelque chose qui pourrait amener à penser qu’il aura lieu mais à chaque spectateur d’imaginer comment et si ces retrouvailles auront lieu.

Bref, un film que je vous recommande chaudement.

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