Charlotte – David Foenkinos

Quand une amie me l’a passée, je me suis réjouie. J’apprécie toujours beaucoup la prose de David Foenkinos et une fois n’est pas coutume, je me suis régalée malgré une histoire plutôt dramatique.

Résumé : Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie. » Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche. (Babelio)

Mon avis : Je l’ai dévoré en à peine deux jours ! Même si un poids pèse sur tout le roman, dû au final tragique de Charlotte, je me suis une fois de plus laissée bercer par la poésie des mots de Foenkinos. C’est l’un des quelques auteurs que je lis à chaque fois avec beaucoup de plaisir anticipé et dont je suis rarement déçue. Sans compter que je me laisse à chaque fois prendre par la beauté, j’oserai ajouter la magie, avec laquelle il manie les mots pour former l’histoire qu’il nous raconte.

À lire sans hésitation !

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Nos séparations – David Foenkinos

Ah, David Foenkinos… Je l’ai découvert avec « La délicatesse » que j’avais adoré et ensuite « Les souvenirs« , encore plus beau. C’est tout naturellement que « Nos séparations » a donc fait partie de mon butin « Foire du Livre 2015 » (oui, je sais, ça date).

Résumé : Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d’autres prénoms dans d’autres pénombres, mais c’est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité.

 » Alice et Fritz s’aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons: la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d’enfance, deux Polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr. (Babelio)

Mon avis : Et bien, je n’ai absolument pas retrouvé tout ce qui fait que j’aime passer un bon et beau moment entre les pages écrites par David Foenkinos. L’écriture ne m’a pas semblée douce et tendre comme d’habitude. Le personnage principal, Fritz, n’a pas réussi à s’attacher ma sympathie et le côté un peu redondant, un peu cyclique de cette/ces relation(s) avec Alice m’ont légéremment fatiguée voire agacée.

Je n’ai pas non plus, contrairement à ses autres titres, trouvé des échos en moi, dans mon histoire personnelle, de cette narration un peu trop aride, trop vide à mon sens. C’est sans doute que le côté romance un peu cliché ne me convient pas.

Par contre, même si c’est loin d’être un coup de cœur, comme vous l’aurez déjà compris, la lecture se révèle quand même agréable. Si je n’y ai pas retrouvé la poésie que j’aime tant chez cet auteur, le style reste fluide et plaisant avec une pointe d’humour qui relève un peu le tout.

Bref, un livre sans prise de tête, agréable mais qui ne vous laissera sans doute pas un souvenir impérissable.

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Les souvenirs – David Foenkinos

Si je n’avais encore lu de lui que La délicatesse, que j’avais beaucoup aimé, David Foenkinos est un auteur que je gardais dans un coin de ma tête. Et alors que ma route a croisé celle de ce roman lors de la Foire du Livre, je n’ai pas résisté à l’impulsion de l’embarquer avec moi. Pourquoi attendre de le dénicher de seconde main ?

Résumé :

« – C’est pour quoi ? me demanda le caissier.

– Il y a huit ans, j’hésitais devant toutes les barres chocolatées. Je ne savais laquelle choisir. Et vous m’avez conseillé des Twix, parce qu’ils sont deux.

– Ah bon ? Il y a huit ans ? Je ne m’en souviens pas. Vous voulez quoi ? Un autre twix ?

– Non. C’est juste que j’ai des problèmes en ce moment dans mon couple. Alors, je voulais avoir votre avis. Je me suis dit que vous deviez être aussi doué avec les femmes. »

(Quatrième de couverture)

Mon avis : J’ai a-do-ré tout simplement. L’émotion, la tendresse qui se dégagent de l’écriture m’ont conquise dès les premières lignes. Les souvenirs, parsemés au milieu des chapitres, qu’ils appartiennent aux personnages principaux de l’histoire, aux personnages dont l’on cite seulement le nom ou à des personnalités célèbres et/ou historiques, ils apportent une touche particulière, différente à l’histoire.

On se glisse dans ce roman comme dans une bonne couverture, on s’y sent bien, au chaud, à l’abri, tendrement bercé. On se laisse prendre par la main par le narrateur, on s’attendrit face à la grand-mère, on s’insurge face à la décision de ses enfants et l’on salue son échappée. On ose croire au bonheur, à l’amour et tout le reste. Et puis, surtout, plusieurs phrases ont fait écho en moi, à différents moments du livre. De quoi laisser une trace durable.

J’ai été totalement prise par l’histoire, au point de ne pas avoir vu la fin venir et de m’y laisser bêtement prendre. Quoi, c’est déjà fini ?

En un mot comme en cent, n’hésitez pas, lisez-le !