Gifted (Mary)

Ce film, je suis tombée sur le trailer totalement par hasard sur Faceb**k et je m’étais dit « Tiens, ça a l’air vraiment pas mal ». Alors, quand une amie m’a proposé d’aller le voir, j’ai accepté, sans hésiter.

Synopsis : Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d’un don hors du commun pour les mathématiques. (Cinenews)

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Mon avis : Un pur moment de bonheur, que ce film. Très vite, on s’attache à ce petit noyau familial que forment Mary et son oncle Franck. D’autant plus qu’ils sont particulièrement bien entourés, les personnages secondaires étant eux aussi très agréables, telles Roberta ou Bonnie.

Et puis, assez vite arrive la bataille juridique qui voit deux visions s’opposer. D’un côté, celle de la grand-mère qui prétend vouloir donner toutes ses chances à Mary et l’aider à développer son potentiel (alors qu’elle cherche à la lancer dans les traces de sa fille, à résoudre l’un des problèmes du millénaire). De l’autre, celle de l’oncle qui entend lui permettre de continuer à vivre comme une enfant et à, en tout cas, éviter de l’enfermer dans une école spécialisée qui l’éloignerait de la vie « normale » À ce sujet, je trouve que c’est finalement très manichéen, entre la « méchante » grand-mère qui semble chercher à profiter du don de sa petite-fille (après avoir exploité celui de sa fille) et le gentil oncle qui veut qu’elle puisse vivre une vie d’enfant « normale ».

Au-delà de cet aspect, le film n’est à aucun moment lourd ou trop mélo-dramatique et est ponctuée de nombreuses touches d’humour. Une vraie petite perle.

Bref, si vous ne savez pas quel film aller voir cet été, foncez voir Gifted, vous ne le regretterez pas.

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A United Kingdom

Ce film, ce sont des amis qui m’ont proposé d’aller le voir. Je n’y ai pas beaucoup réfléchi, j’ai dit oui.

Synopsis : En 1947, Seretse Khama, jeune Roi du Botswana et Ruth Williams, une londonienne de 24 ans, tombent éperdument amoureux. Tout s’oppose à leur union : leurs différences, leur famille et les lois anglaises et sud-africaines. Mais Seretse et Ruth vont défier les diktats de l’apartheid. En surmontant tous les obstacles, leur amour a changé leur pays et inspiré le monde. (Cinénews)

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Mon avis : Globalement, c’est un chouette film. Après, on pourra regretter la mise en scène de l’histoire d’amour entre Seretse et Ruth, qui est bouclé en quinze minutes, mariage compris. Ça va juste terriblement vite. Mais bon, ce n’est pas sur cet aspect de l’histoire que le réalisateur a décidé de s’attarder.

Très vite, les obstacles se présentent sur leur route. Que ce soit des autorités britanniques (qui ne veulent pas froisser l’Afrique du Sud), de l’oncle de Seretse, régent en son absence et de leurs deux familles en général. Sans oublier, pour Ruth, cet isolement causé par le rejet de sa personne par les colonialistes et par le peuple de Seretse.

Globalement, il m’a manqué quelque chose dans ce film pour être séduite. J’ai passé un agréable moment, découvert un pan de l’histoire de cette région du monde que l’on connaît mal et admirer les paysages et la lumière de cette zone d’Afrique du sud qui m’a beaucoup rappelé mon voyage au Zimbabwe, il y a dix ans déjà.

Bref, un film intéressant mais il manque peut-être un peu de profondeur.

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Noces

Ce film, dès les premières bande-annonces, il y a quelques mois, j’ai voulu le voir. Le sujet m’interpellait et les extraits semblaient prometteurs malgré un sujet plutôt sensible.

Synopsis : Zahira, belgo-pakistanaise de 18 ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Écartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son frère aîné et confident, Amir. (Cinénews)

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Mon avis : Le sujet de ce film est interpellant, touchant et la prouesse, ici, est de n’apporter à aucun moment un jugement. On observe.

Les tiraillements de Zahira, entre le respect des traditions et de sa famille, et la culture dans laquelle elle vit et ses propres envies. Ceux des frères et sœurs, entre compréhension de Zahira et leur amour pour elle et l’amour et le respect qu’ils portent à leurs parents et à leurs traditions.

C’est là peut-être l’aspect le plus tragique de ce drame : les sentiments des uns et des autres sont mêlés, flous et si ils finissent par faire ce qu’ils estiment devoir être fait, ce n’est pas de gaieté de cœur. C’est ça aussi que j’ai aimé dans ce film, ce côté humain, cette manière de se mettre dans la peau de l’autre pour, peut-être, essayer de comprendre. Juste comprendre.

Un film bouleversant, sans aucun doute.

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Lion

Ce film, on en a lu l’interview du protagoniste en cours de néerlandais et, alors que la bande-annonce ne m’avait pas spécialement intéressée, la lecture de l’article m’a convaincue d’aller le voir.

Synopsis : Adapté du récit autobiographique de Saroo Brierley. Au milieu des années 80 en Inde, Saroo vit dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, il est séparé de sa famille et se retrouvé sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Bientôt recueilli par une famille australienne, il apprend l’anglais, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo décide de retrouver la trace de sa mère… (Cinénews)

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Mon avis : Je savais, pour avoir lu l’article et de ce que ma sœur m’en avait dit, que c’était typiquement un film à kleenex et ça n’a pas raté, j’avais les yeux qui piquaient en sortant de la salle.

Une histoire vraie, ponctuée de petits miracles, de bons réflexes et d’une pincée de chance, et pleine d’émotions. Un casting plutôt pas mal, Nicole Kidman dans le rôle de la mère adoptive et Dev Patel dans celui de Saroo adulte, qui ne gâche rien.

On se prend une claque en voyant les conditions de vie des enfants des rues de Calcutta, les dangers qui les guettent et l’enfer de l’orphelinat. On ne peut s’empêcher de sourire face aux découvertes de Saroo dans ce nouveau pays, cette nouvelle famille et de voir ce qu’il devient. On est émus et impressionnés par ce qui a poussé ce couple à l’adoption et comment ils ont réussi ce pari, qui n’est pas si simple, d’élever deux enfants avec leur passé et leurs blessures.

Et peut-être, plus encore que l’émotion convoyée par l’histoire, c’est de voir les vraies images de la rencontre des deux mères de Saroo ou encore les vraies photos de son enfance, qui nous rappellent que ce n’est pas une fiction.

Un très beau film, mais n’oubliez pas d’emporter un paquet de mouchoirs.

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T2 : Trainspotting

Au cinéma comme avec les livres, je peux parfois me lancer les yeux fermés. Suivre une amie parce qu’elle a envie d’aller voir tel film ou lire tel livre qu’on m’a prêté sans même prendre le temps d’en lire le résumé. Et c’est ce qui s’est passé ici, alors que je n’avais même jamais vu le premier !

Synopsis : D’abord, une bonne occasion s’est présentée. Puis vint la trahison.
Vingt ans plus tard, certaines choses ont changé, d’autres non.
Mark Renton revient au seul endroit qu’il ait jamais considéré comme son foyer.
Spud, Sick Boy et Begbie l’attendent.
Mais d’autres vieilles connaissances le guettent elles aussi : la tristesse, le deuil, la joie, la vengeance, la haine, l’amitié, le désir, la peur, les regrets, l’héroïne, l’autodestruction, le danger et la mort. Toutes sont là pour l’accueillir, prêtes à entrer dans la danse… (Cinénews)

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Mon avis : Alors, il n’est pas nécessaire d’avoir vu le premier pour comprendre ou suivre ce deuxième opus, même si certaines choses m’ont peut-être échappées. Comme le clin d’œil de l’affiche.

C’est plutôt rythmé, avec une pointe d’humour de temps à autre et une certaine tendresse vis-à-vis de ces personnages un peu paumés.

Ce n’est sans doute pas un film que je serais allée voir de moi-même mais j’ai passé un bon moment. À vous de voir, donc.

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The salesman (Le client)

Séance de rattrapage vendredi après-midi, l’occasion faisant le larron, j’ai été voir ce film sorti il y a quelques temps déjà. Comme souvent, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai été soufflée par ce film.

Synopsis : Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d’importants travaux menaçant l’immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement.
Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple. (Cinenews)

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Mon avis : J’ai pris une véritable claque avec ce film. L’incident, une agression sexuelle en fait, est abordé de manière très pudique et tout en suggestion.On n’en verra rien, il ne sera à aucun moment verbalisé. C’est au fil du film que l’on comprend, petit à petit, l’amplitude de cette agression.

On voit alors le personnage de Rana vivre, survivre, à cet horrible événement. Déni, angoisses, refus d’en parler, de dénoncer et impossibilité de reprendre le cours de sa vie. Emad souffrira en ricochet de cette agression aussi, partagé entre la rage et l’obsession de retrouver le coupable et celle de protéger Rana et de respecter son refus de porter plainte.

Et puis, à force d’obstination, Emad va retrouver le coupable. Confrontations et pardon, Rana et Emad ne sont pas d’accord sur ce qu’ils vont faire…

Un film extrêmement fort et poignant, une vraie claque avec un thème pas évident à aborder mais qui me semble avoir été traité avec pudeur et intelligence.

À voir, assurément.

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