La lengua de los secretos (La langue des secrets) -Martín Abrisketa

Ce roman, il faisait partie d’une sélection de titres au format kindle qui étaient offerts en avril de l’année passée, lors du premier confinement et des ouvrages que j’ai, alors, téléchargés.

Résumé : Martintxo est né dans un fromage : son Arrigorriaga natale qui, perforée par les mines, a poussé tant de gens à venir travailler dans une contrée où les gens élevaient des vaches et parlaient la « langue des secrets » (le basque ndlr). Enfant, il sera témoin de comment la guerre a aussi perforée sa terre avec les bombes allemandes. Séparé de ses parents, il devra prendre en charge ses frère et sœurs et fuir la destruction, à Santander tout d’abord et ensuite dans un petit village des Alpes françaises qui recueillera des réfugiés espagnols de la Guerre Civile.

La lengua de los secretos est un roman émouvant et magique à la fois, capable de nous embarquer dans la sensibilité d’un enfant turbulent et très courageux, qui se voit obligé de protéger ses frère et sœurs et de lutter contre la barbarie de la guerre avec pour seules armes l’imagination et le rêve. (essai de traduction du résumé)


Mon avis : Ce n’est pas le premier livre que je lis sur cette période de l’histoire espagnole, mais celui-ci offre un prisme particulier : la guerre civile est ici vue du point de vue d’un enfant d’une dizaine d’années à peine. L’imagination sans fin de Martintxo transforme donc chaque événement en expérience un peu magique, en jeu malgré le côte tragique des situations vécues. Et même si j’ai parfois eu du mal à adhérer à cette narration de l’imagination et du jeu, on ne peut que s’attacher à cet enfant qui va se battre comme il pourra pour permettre à sa fratrie de survivre à la séparation de leur famille.

Certains chapitres disposent d’un chapitre bis. Ces chapitres particuliers permettent à l’auteur de revenir dans le présent, dans l’élaboration de son ouvrage et à questionner sa relation avec son père. C’est assez intéressant et certains de ces chapitres font partie des plus émouvants à mon avis, notamment celui où son père et sa tante reviennent dans ce village français qui les a accueilli quelques années. 

Bref, un très beau roman que je vous conseille.

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Granada (Grenade), c’était…

Des cours de flamenco au Carmen de las Cuevas. Je ne m’y attendais pas, mais qu’est-ce que c’est difficile et technique, le flamenco ! Autant dire qu’en 5 jours d’initiation, si progrès il y a bien eu, on était loin de pouvoir affirmer qu’on dansait ! C’était chouette par contre. Y qué gusto, le bruit que font les chaussures et les golpes qu’il faut exécuter !

Des cours de littérature espagnole. Seule, avec une prof hyper passionnée. Comme j’étais la seule inscrite pour ce cours, je n’ai reçu que la moitié des heures mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Et l’accent donné sur Grenade et les parallèles avec l’histoire en ont renforcé l’intérêt.

Bref, pour des cours d’espagnol, de flamenco et de culture espagnole, je ne pourrais que vous conseiller le Carmen de las Cuevas !

Grenade, c’était aussi un appartement dans l’Albaicín. Donc, le charme de ce quartier où l’on peut être ébloui au détour d’une rue mais aussi ces rues escarpées. Autant dire qu’aller faire un tour au centre-ville, ça promettait un retour plutôt sportif !

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Un appartement partagé avec deux autres élèves. L’un qui était là, comme moi, pour une semaine, et l’autre qui était là pour six mois et en était déjà au quatrième. C’était assez sympa de se retrouver le soir et de papoter.

Grenade, c’est aussi son passé arabe et cette architecture typique. Restaurée ou reconstituée, souvent. C’est un patrimoine dont la prise de conscience de la valeur est plutôt récente.

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Ancien point d’eau, aljibe, transformé ensuite en four à pain.

Et puis, on ne pourrait parler de Grenade sans parler des splendeurs de l’Alhambra. C’est tout simplement à couper le souffle. Petit conseil en passant, même si on vous assène à l’entrée de vous présenter un quart d’heure avant votre heure de passage aux palais nasrides, franchement, ce n’est pas utile. Alors que j’étais arrivée dans la file, déjà longue, avec mon quart d’heure d’avance, il y avait encore des appels pour les gens du groupe précédent. Et puis, dès que l’on peut y entrer, le flux est tel qu’on se laisse porter et que, limite, on les traverse trop vite. Bref, laissez passer le gros du flux et vous pourrez alors profiter pleinement de la beauté des lieux.

Grenade, ce fut aussi de nombreux cafés, frappés et un chai massala latte pris dans des endroits agréables. Le Llevatécafe, à quelques rues de mon appartement et dont j’ai presque fait mon QG pendant cette semaine. Le 4 gatos dont le chai était un régal et les tostadas énormes. Sans oublier La finca où j’ai clairement bu le meilleur café de ma vie, à deux pas de la Cathédrale.

Grenade, c’était aussi mes premières vacances en solo (si on exclut mes escapades sur le chemin de Saint-Jacques). Et j’ai été plutôt satisfaite de cette expérience.

Et puis, Grenade, ce fut mon premier vrai hammam. Et là, je dois vous dire que j’ai a-do-ré. Je vais d’ailleurs regarder de plus près quelle est l’offre à Bruxelles. Moins touristique, plus authentique, me disait l’une de mes collègues. On verra. En tout cas, si vous avez besoin d’une pause détente entre deux visites touristiques, je vous conseille le hammam Al Andalus, à deux pas de la Plaza Nueva. Un moment de détente et de volupté à vous offrir.

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[Grenade] Mes bonnes adresses

Même si je n’ai passé qu’une semaine à Grenade et que j’ai profité d’avoir un appartement pour cuisiner un peu, voilà quand même quelques bonnes adresses que j’ai pu dénicher.

La Milagrosa

C’est le panneau avec la recette de la sangria, fun et amusante, qui m’a donné envie de m’y arrêter pour manger. J’ai plutôt bien fait car je me suis régalée. Croquettes de la semaine (chistorra y pimiento) suivies d’un hamburger. Un vrai régal. J’ai d’ailleurs mangé la tranche de tomate, chose que je ne fais ja-mais ! Apparemment, mais là, c’est une découverte a posteriori, ils privilégient les produits locaux et de saison (ce qui explique probablement le coup de la tomate).

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L’endroit est plutôt agréable et ils proposent des cocktails en soirée (pas testé). Plutôt bien situé, à quelques rues de la Cathédrale, c’est une adresse que je vous recommande chaudement.

Site web et adresse : C/ Jaúdenes 1, au coin de la plaza Alhóndiga

La seda

Ce restaurant-là, par contre, je l’avais repéré quelques jours plutôt. Forcément, ils proposent un menu bio, je ne pouvais pas passer à côté.

J’ai choisi le menu, clairement pas le moins cher de Grenade, mais les produits sont de qualité. Une tapa du jour (enfin, plutôt du picoteo), le primero, le seguno, le dessert et une boisson. C’était bon, j’ai pu profiter de la terrasse, un peu bruyante à cause des travaux, mais bon ce n’est pas leur faute. Une adresse à visiter si vous passer par là.

Site web et adresse : Plaza de Bib-rambla 6.

La flor del mercado

Pas testé, mais c’est une adresse conseillée par la guide avec qui j’ai fait la visite de Grenade. Plats du jour à 6€. Principalement à emporter mais il y a quelques tables pour manger sur place et des plats végétariens (histoire de changer un peu de la cuisine plus traditionnelle espagnole).

Page Facebook et adresse : Plaza San Agustín 17, en face du mercado San Agustín

La finca coffee

Alors, ça, c’est encore une adresse conseillée par la guide et franchement, j’y ai bu le meilleur café de ma vie. À deux pas de la Cathédrale, du café de qualité à un prix plus que raisonnable. Franchement, une adresse à ne pas louper !

Page Facebook et adresse : C/ Colegio Catalino 3.

4 gatos

Là, il s’agit d’une adresse qui doit être à mon avis plutôt bien connue. Difficile de passer à côté de sa petite terrasse quand on monte du centre-ville vers l’Albaicín. Cafés, jus frais, chai latte, petits déjeuners et tapas, à toute heure, vous y trouverez votre bonheur. Et si vous avez de la chance, peut-être même que vous pourrez vous installer en terrasse !

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Site web et adresse : Placeta Cruz Verde 6.

Llevaté café

Alors, ça, ce fut mon QG pendant toute cette semaine. C’est là que j’ai pris mon premier petit déjeuner traditionnel, là que je passais prendre un café à emporter le matin ou encore là que je m’installais pour un frappé l’après-midi. L’endroit est tout petit mais très agréable. Je vous conseille de vous y arrêter si vous passez devant.

Page Facebook et adresse : C/ Agua del Albayzin.

Munira

Allez, une dernière adresse pour la route ! On change totalement de registre avec cette boutique de souvenirs/cadeaux située en plein centre de Grenade. Particularité : il s’agit d’artisanat local et particulièrement du travail du cuir. J’ai d’ailleurs acheté une petite manchette en cuir que j’adore et que je porte quotidiennement depuis. Il s’agit aussi d’une adresse conseillée par la guide et franchement, j’ai beaucoup aimé. Et apparemment, pas besoin d’aller jusque Grenade pour acheter ces pièces d’artisanat, leur site internet dispose d’un e-shop ! Ou comment voyager un peu tout en restant chez soi.

Site web et adresse  : Plaza Nueva 15.

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Mon séjour grenadin#4

Samedi

Pas de cours aujourd’hui. C’est la journée touristique complète ! Au programme, visite des cinq monuments recommandés par l’office de tourisme (5€ l’ensemble, que j’ai payé alors que c’était compris dans la Dobla de Oro que j’avais acheté un mois et demi avant mon départ et seule manière que j’ai trouvé d’avoir une entrée pour l’Alhambra sur les conseils d’une amie). Mémoire de poisson rouge.

J’ai donc commencé par le palais de Dar Al-Horra, le plus proche de « chez moi » et j’ai tourné un peu avant d’en dénicher l’entrée. Je comprends pourquoi j’étais passé à côté jusque là ! J’ai enchaîné avec les Bañuelos et puis la Casa Horno de Oro, le long du paseo de los tristes. Et je n’ai pas refait le tour du Corral del Carbón ou de la Casa Zafra que j’avais vu mercredi avec la guide.

 

 

 

Les bâtiments sont un peu inégaux. Globalement, ce sont des visites assez rapides, certaines l’étant plus que d’autres. J’ai eu l’impression que c’est un patrimoine que l’on a découvert et mis en valeur plus récemment et que l’on hésite parfois encore entre maintenir dans l’état dans lequel on l’a découvert ou la reconstitution. J’ai beaucoup aimé le palais de Dar Al-Horra et la Casa Horno de Oro, même si dans cette dernière, on ne peut que se balader dans le patio.

 

 

Ça a beau être des visites rapides, le temps tourne. Après avoir diner, il est temps de prendre tout doucement le chemin de l’Alhambra. Je choisis d’y grimper en passant par le paseo de los tristes, encore. Il faut dire que lorsqu’on a la chance de ne pas y croiser de voitures, c’est une promenade plus qu’agréable.

 

L’Alhambra. Que dire. C’est juste magnifique et c’est la visite incontournable à faire lorsque l’on passe par Grenade. Les jardins sont magnifiques et j’ai même fait plus d’une fois, ce qui est plutôt rare pour moi. Quant au palais des rois nasrides, c’est à tomber. Par contre, si j’avais un conseil à vous donner pour cette partie de la visite, c’est ne pas faire trop grand cas de cette info qu’on vous donne à l’accueil et d’arriver 15 minutes avant l’heure d’entrée. 15 minutes avant, on fait encore largement des appels dans la file pour les gens du tour précédent (entrée toutes les demi-heures). Malgré cela, il y a aussi des gens qui font déjà  la file pour le tour suivant… Ensuite, essayez de ne pas vous laisser emporter par la marée humaine, quitte à patienter un peu. Moi, j’ai été happée par ce flot et j’ai passé trop rapidement plusieurs salles et zappés les explications de l’audioguide. Je suis revenue sur mes pas quand je m’en suis aperçue et ai trouvé la visite beaucoup plus agréable, vu que les lieux étaient presque vides alors. Bref, ne soyez pas trop pressés !

 

 

Dimanche

Déjà l’heure du retour. Et alors que j’avais anticipé les ennuis possibles de cette course dans l’Albaicín, me voilà coincée tout en haut avec mes valises et le bus pour l’aéroport qui part dans un peu moins d’une heure… Route fermée dans un seul sens, mais justement celui qui devait permettre au taxi de venir me chercher, moi et mes valises. Bref, après un quart d’heure d’attente, décision est prise de descendre à pied. Et heureusement que je n’étais pas seule, on est arrivés tout juste tout juste pour embarquer. Seule avec mes deux valises, je n’y serais pas arrivée.

Deux vols, encore une fois. Pas de mal des transports cette fois. Mais le premier vol a du retard. Suffisamment pour que ce soit la course pour moi entre les deux…et que ma valise ne suive pas le même chemin. À l’arrivée à Bruxelles, je reçois un sms de la compagnie aérienne m’avertissant que ma valise a pris du retard. Je remplis le formulaire en ligne, passe au comptoir au cas où (ça m’a au moins permis de compléter quelques infos en plus) et décide de partir chez mes parents vu que je n’ai rien. Pas même une brosse à dent. Après avoir modifié l’adresse de livraison de ma valise (histoire qu’elle arrive bien chez mes parents), celle-ci me sera livrée le lendemain. Ouf.

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Mon séjour grenadin#3

Jeudi

Journée de descanso. Je suis descendue jusqu’au 4 gatos pour prendre un chai massala latte. Malheureusement, pas moyen de dégoter une place en terrasse, c’est bondé. La journée s’annonce plus que tranquille.

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Dernier cours de littérature aujourd’hui. Encore une fois, je ne vois pas l’heure passer. Et puis, c’est déjà l’heure du flamenco. Nous ne sommes plus que quatre aujourd’hui. La fatigue se fait sentir, la concentration n’est pas là, c’est compliqué.

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La terrasse de l’école, le Carmen de las Cuevas

Le soir, direction la peña La Platería. Tous les jeudis, ils ouvrent leurs portes aux non-membres pour une représentation de flamenco. J’avais décidé de manger là, avant le spectacle et arrivant en même qu’une italienne de Montréal, on a décidé de partager notre table. Résultat : une conversation où l’on a allégrement mêlé l’anglais, l’espagnol et le français avec quelques mots d’italien de son côté.

Et puis, direction la salle de spectacle. Nous étions une bonne douzaine de l’école, ça faisait un chouette petit groupe. Spectacle magnifique, ça valait tout à fait le déplacement.

Vendredi

Réveil difficile. Je suis crevée. Je me mets en route vers le milieu de la matinée et ne déroge pas à la règle du café matinal pris en chemin.

Le programme d’aujourd’hui : achats de souvenirs et visite de la Cathédrale et de la Capilla Real. Visites intéressantes mais j’avoue avoir un peu zappé la fin de celle de la Cathédrale et être passée un peu plus rapidement sur celle de la Capilla Real. Entre ces deux visites, je tourne un peu avant de trouver ce café qu’on m’a conseillé, La Finca. Vraiment, le meilleur café que j’ai bu de ma vie. Et le cake à la banane que j’ai pris pour l’accompagner n’était pas mal non plus !

Retour à l’appartement pour manger avant de prendre la direction de mon dernier cours de flamenco. Plus que trois aujourd’hui et plus encore qu’hier, la concentration me fait défaut.

En sortant du cours, nous tombons sur un moment suspendu. Plusieurs élèves sont réunis dans un coin, la guitare et les palmas résonnent dans l’air. Quelques pas de danse aussi. C’était très beau.

La pluie fait son apparition et j’abandonne alors l’idée d’aller me balader dans le Sacromonte. Tant pis.

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Mon séjour grenadin#2

Mardi

Je n’ai cours que les après-midis, je profite donc de ma première matinée libre pour descendre vers le centre-ville et jouer les touristes. En chemin, je m’arrête chez Llevatecafe pour prendre un café à emporter. J’y ai passé un bon moment la veille et discuté un moment avec la serveuse.

Je me laisse perdre dans les ruelles de l’Albaicín avant de descendre, vraiment, vers le centre. Rapidement, je repère un mercado où acheter viande, légumes et fruits vu que les supermarchés de l’Albaicín ne m’ont pas toujours convaincue sur ces points.

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Un des miradors, dans l’Albaicín

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Monastère de Santa Isabel la Real

Ensuite, je repère l’agence avec laquelle j’ai réservé une visite guidée le lendemain ainsi que l’office du tourisme. Très important ce dernier, j’y ai récupéré un plan de  la ville, des recommandations de lieux à visiter et surtout les toilettes. Que j’ai visité plus d’une fois pendant mon séjour et qui m’ont évité de boire des dizaines de café par jour. L’heure avance, je fais un dernier petit tour dans le centre-ville avant de rentrer manger et de me rendre aux cours.

Ceux-ci terminés, je passe prendre un frappé chez Llevatecafe et m’installe à l’étage le temps d’un ou deux chapitres de mon audiolivre. Soirée tranquille à l’appartement ensuite.

Mercredi

C’est ma journée détente et touriste aujourd’hui, j’ai un cours de moins et donc plus de temps libre.

Je me rends donc à l’agence Cicerone pour la visite guidée que j’ai réservé. Des cinq personnes qui devaient y participer, j’arrive la première. Finalement, les quatre autres n’arriveront jamais. Heureusement, ils ont payé à la réservation et je profite donc d’une visite guidée pour moi seule. Je n’ai absolument pas regretté d’avoir fait ce choix. La visite était super intéressante, la guide très à l’écoute et au-delà des explications architecturales et historiques, elle m’a aussi donné quelques bonnes adresses.

J’ai ensuite fait un petit tour dans le centre ville avant de m’arrêter sur la plaza Bib Rambla pour diner dans un restaurant bio, La Seda. J’ai pris le menu et je me suis régalée.

Le retour a été plus compliqué. J’avais bien mangé et il me fallait remonter jusqu’à l’appart’ et ensuite jusqu’à l’école pour le cours de flamenco. J’ai bien cru que je n’y arriverais jamais !

Le soir, j’avais réservé le hammam ainsi qu’un soin Kessa traditionnelle et un massage au hammam Al andalus. Et franchement, c’était juste parfait. J’ai beaucoup aimé. Une expérience que je vous recommande tout à fait.

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