Les Crèvecœur/Romain/ – Antonia Medeiros

Alors que j’avais reçu le premier tome lors d’un précédent Masse critique, voilà que lors du dernier en date, la suite me fut échue. Drôle de coïncidence ou pas, aucune idée. En tout cas, j’ai pris plaisir à en découvrir la suite…

Résumé : Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de secrets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la folie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sensualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile. Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame. (Babelio)

Mon avis : Comme pour le premier tome, j’en ai un avis mitigé. Celui-ci m’a clairement plu beaucoup plus que le premier mais ce n’est pas non plus un coup de cœur. Plusieurs pistes abordées dans le premier n’aboutissent pas dans le deuxième. Ainsi, la maison qui m’apparaissait pouvoir être considérée comme un personnage à part entière de la saga, ne l’est finalement pas du tout. Et alors que les descriptions de celles-ci dans le premier tome m’enchantaient et me laissait entrevoir un certain mystère, ici, rien. Tout au plus, la pièce secrète de Germain, qui ne fait pas rêver, c’est le moins que l’on puisse dire…

Encore une fois, si le titre semble indiquer un éclairage particulier sur un personnage, ici Romain, c’est la voix de Germain, à travers les lettres écrites à Raphaël qui nous conte son histoire. Évidemment, son père y a sa place mais on est loin d’en faire le centre du roman.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la passion de Germain pour les chaussures et tout ce qu’il entreprend pour réaliser son rêve. On se laisse emporter et l’on est vite conquis par cet amour qu’il partage à travers ses lettres.

D’autres passages, par contre, m’ont paru inutiles. Comme, par exemple, celui de la princesse chinoise. Quel épisode sordide pour sortir le personnage de Romain de l’intrigue ! Était-il vraiment nécessaire ? Apporte-t-il réellement quelque chose à l’intrigue ? Il faudra sans doute lire la suite pour y répondre…

Bref, comme pour le premier, il y a des éléments intéressants, des passages dont on questionne la pertinence, mais je crois bien que tant que la saga ne sera pas finie, toutes les pièces du puzzle ne seront pas à leur place. De plus, encore une fois, le personnage sordide de Germain m’a laissé un sentiment de dégoût, de répulsion, qui, je crois, explique en partie mon manque d’enthousiasme pour ce livre. Ce fut cependant, une fois ces chapitres passés, un agréable moment de lecture grâce à la plume de l’auteur.

Merci donc à Babelio et aux Éditions La Bourdonnaye de me l’avoir offert.

Les Crèvecœur/Edith/ – Antonia Medeiros

Comme à presque chaque fois, j’ai participé au Masse Critique de Babelio du mois de mai et comme souvent, j’ai reçu l’un des ouvrages que j’avais sélectionné. En voici donc ma critique.

Résumé : Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du xxe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets…
Tout commence en 1915, avec Édith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.

Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame. (Babelio)

Mon avis : Un résumé plus qu’alléchant, n’est-ce-pas ? J’ai cependant été déçue par le premier tome de cette saga. S’il porte bien le nom d’Edith, elle n’est au centre du roman que pour à peine la moitié de celui-ci. Les chapitres alternent des flashback dans le passé, des moments de la vie d’Edith, et ceux de la découverte de son père, maintenant mort, de Raphaël. Et il faut dire que je n’ai pas du tout accroché au personnage de Raphaël. Il semble mou, indécis, attendant on ne sait quoi.

Quant à Edith, je suis restée sur ma faim. Elle n’apparaît finalement que très peu, entre la mise en place de l’intrigue et une brève histoire familiale, mais ce sont les parties que j’ai préférées de l’histoire. C’est dommage qu’elle ne soit pas plus centrale dans le roman, car c’est un personnage à qui l’on peut s’attacher, voire s’identifier et qui a un sacré potentiel.

Je pense que cet ensemble de petites choses qui m’ont manqué est dû au fait qu’il s’agit d’une saga dont c’est le premier tome. Il faut donc en placer les acteurs et en situer l’action dans le temps et l’espace. Il faudra donc lire les tomes suivants pour se faire une idée de cette saga. Et malgré cet avis qui peut paraître très négatif, j’ai quand même passé un bon moment de lecture et j’aurais envie d’en savoir plus sur cette fameuse maison, qui semble être un personnage, ou à tout le moins un élément indispensable, de la saga.

Merci à Babelio et aux Éditions La Bourdonnaye pour ce livre.