Le Chardonneret – Donna Tartt

En voilà une belle brique, bien lourde à transporter dans son sac à main pour lire dans le métro !

Résumé : Qui est Théo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu’il soit aujourd’hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu’est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D’où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu’il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d’initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l’Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt. (Babelio)

Mon avis : Au-delà du nombre de pages, c’est une lecture assez dense et complexe. Pas le genre de bouquin qu’on lit rapidement et qu’on oublie aussi vite.

Il m’inspire des sentiments contradictoires, à l’image du personnage de Théo. Si au début du roman, on s’attache à cet adolescent qui vient de vivre une expérience traumatisante et une perte innommable, au fil des chapitres, on en vient à avoir envie de le secouer de cette torpeur dans laquelle il se laisse vivre, de ces chemins qu’il choisit d’emprunter et qui m’ont fait (presque) détester l’adulte qu’il devient sous nos yeux.

La faute à un système qui le confie à un père absent depuis des années et qui réapparaît pour tenter de profiter de lui. À ces années où, livré à lui-même, il tente comme il peut de survivre.

Et puis, il y a ce tableau et cette histoire invraisemblable.

Une lecture qui ne laisse pas indifférent même si, en en sortant, on peine à trouver les mots pour en parler.

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Outlander et Dragonfly in Amber – Diana Garbaldon

Après en avoir entendu parler un peu partout, je me suis dit que moi aussi, j’allais me lancer dans la lecture de cette série. Ni une ni deux, quand j’ai vu le prix des quatre premiers volumes en format électronique, j’ai sauté sur l’occasion. Et à l’heure actuelle, je n’en suis encore qu’à la moitié…

Résumés :

Outlander : Ancienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front…

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743.

L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain…

Un grand roman aux multiples rebondissements qui entraîne le lecteur dans le monde sauvage et baroque du XVIIIe siècle écossais, en mêlant habilement fantastique et histoire, fiction et humour. (Babelio)

Dragonfly in Amber : 1968. A la mort de son mari, le docteur Claire Beauchamp-Randall emmène sa fille en Ecosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures… Là, elle révèle à Brianna l’incroyable secret qu’elle n’a jamais dévoilé depuis qu’elle fut retrouvée inanimée auprès d’un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d’une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l’Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l’Ecosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu’elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d’Ecosse et d’Angleterre, venu solliciter l’appui de son cousin Louis XV Leur objectif : décourager ses tentatives d’accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l’Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu’on ne joue pas impunément avec la destinée humaine. (Babelio)

Mon avis : J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, le premier tome m’a donné pas mal de fil à retordre, sans doute au niveau de la langue car c’est quand même un récit assez dense, et peut-être par le fait que ma lecture a été beaucoup entrecoupée. J’ai cependant trouvé l’histoire plaisante, sans pour autant en être totalement sous le charme.

J’ai quand même poursuivi ma lecture, après une petite pause, et j’ai bien fait car j’ai nettement plus apprécié le deuxième tome (alors qu’il semble que ce soit le tome le moins prisé). Sans doute parce qu’on est un peu moins baladé par les événements qui s’enchaînaient à un rythme hyper cadencé dans le premier tome, et qu’on est là plus dans une situation où les changements de lieux et de personnages secondaires sont moins présents. Cela laisse le temps de s’en imprégner et de mieux percevoir l’intrigue. Et puis, j’ai beaucoup aimé les nombreux passages à Versailles et les descriptions de la vie de cour.

Malheureusement, ma lecture de ces deux tomes datant un peu maintenant, je n’en ai plus de souvenirs précis. Je sais juste que ce ne fut pas un coup de foudre mais que je lirais sans aucun doute l’intégralité de la série. Petit à petit, néanmoins.

J’attends maintenant de voir ce que Diana Garbaldon nous a concocté pour le troisième tome…

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Faux-semblants – Elisa Lorello

Depuis que je me suis abonnée aux offres quotidiennes K*ndle d’Am*zon, j’ai eu l’occasion de découvrir quelques petites pépites dont ce roman. D’ailleurs, si je ne me trompe pas, celui-ci faisait carrément partie d’une offre en remerciement de ma fidélité (oui, rien que ça). Bref, des trois ouvrages proposés, c’est celui-ci qui a emporté mes faveurs.

Résumé : Andi Cutrone, professeure de composition et de rédaction dans la trentaine, rompt ses fiançailles et quitte la Nouvelle-Angleterre pour rentrer à Long Island où elle est née, afin de recommencer sa vie et se consacrer à sa carrière universitaire. Lorsqu’elle fait la connaissance de Devin au cours d’un cocktail, elle est surprise par celui qu’elle découvrira être un authentique escort boy et par la fascination qu’il exerce sur elle.

Plusieurs mois après leur rencontre, Andi finit par contacter Devin sur un coup de tête, et, devant une assiette de cheesecake dans un restaurant de Brooklyn, lui propose un singulier marché qu’il accepte. Devin lui enseignera les techniques de l’amour physique et, en échange, elle lui enseignera les techniques de l’écriture et de la communication. Ensemble, ils engagent alors une étroite collaboration qui se révélera aussi instructive qu’excitante. En effet, au cours de leurs séances de formation à double voix sur les préliminaires amoureux et la rhétorique, Andi et Devin plongent dans les profondeurs des notions de vérité, de beauté et du moi, et se retrouvent confrontés à leurs propres déficiences affectives.

Faux-semblants est un roman captivant, intelligent, introspectif et plein d’humour sur deux êtres qui partent à la découverte de leur moi profond. (Babelio)

Mon avis : J’ai craint à un moment de me retrouver dans une bête histoire « romance », ce qui n’est pas trop ma tasse de thé, mais en fait, pas du tout ou en tout cas, pas trop ou pas comme on pourrait le croire.

Finalement, le marché conclu entre Devin et Andi, même si il les conduira à se rapprocher et à vivre des situations ambiguës, va les permettre de grandir et d’évoluer dans leurs vies respectives. Et c’est ça, je crois qui m’a particulièrement plu dans ce roman. Ainsi que les nombreux passages sur les techniques d’écriture et de communication que j’ai réellement trouver intéressant et qui sont un réel plus, un bonus à l’histoire, selon moi.

L’écriture est aussi très fluide et il y a un petit suspens qui fait que l’on est pressé de savoir comment toute cette histoire va se terminer.

Petit bémol peut-être, le côté trop happy end, trop facile de la fin mais c’est vraiment pour chipoter.

Bref, ce fut une chouette découverte et une lecture agréable.signature

Tales of the city : a novel (Chroniques de San Francisco) – Armistead Maupin

Et voilà donc le cinquième et dernier livre du Summer challenge. En anglais cette fois, vu que la version française n’était pas disponible en e-book.

Résumé : San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car « s’il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots ». Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l’homme de sa vie… (Babelio)

Mon avis : Je ne m’attendais pas du tout à ces très courts chapitres mais s’agissant de chroniques qui furent à l’origine publiées dans un journal, c’est somme toute logique. J’ai eu un peu de mal à m’y habituer car si la brièveté des chapitres rend sa lecture dans le métro très facile, ça m’a empêchée de m’attacher réellement aux personnages. À mon sens, on passe trop vite d’un personnage à l’autre, d’un moment à un autre sans réelle transition. C’est un peu déstabilisant et étant fan de longs romans avec de longs (ou moins longs) chapitres, j’ai été frustrée de ne pas voir chaque élément plus exploité ou explicité, parfois.

Mis à part ce souci de forme, l’histoire/les histoires sont assez agréables à lire, les personnages haut en couleur et je crois donc que je me pencherais sur les tomes suivants pour en découvrir un peu plus et tenter d’étancher ma curiosité.

Ce roman clôture donc mon summer challenge du #clublectureMS 2016 dans la catégorie Au soleil… un livre qui vous évoque l’été.

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