Americanah – Chimamanda Ngozi Adichie

Ce roman, j’en ai énormément entendu parler. Alors, cet été, lors d’un passage au Furet du Nord, quand je l’ai découvert sur une table, je l’ai emporté. D’abord en français, avant de le redéposer après avoir trouver l’ouvrage en anglais (ça tient un peu de choses, la couverture était vraiment plus belle).

Résumé : Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.

Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?

Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.

À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. (Babelio)

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Mon avis : Vu le temps dingue que je mets à lire un tome d’Outlander en anglais, j’avais un peu peur en le commençant mais finalement, c’est passé tout seul.

L’écriture est fluide et efficace, parfois poétique. Les réflexions y sont profondes et je me suis laissée emporter par l’histoire d’Ifemelu.

Pas mal de choses personnelles, d’opinions ou de visions du monde et des choses ont résonné en moi car Chimamanda Ngozi Adichie balaye de nombreux thèmes et ça en fait un récit dense et complet.

J’ai été complètement époustouflée par ce récit et je crois que c’est d’ores et déjà l’un des gros gros coup de cœur de cette année. Je ne peux que vous en recommander la lecture très chaudement et, pour ma part, j’envisage de lire ses autres ouvrages.

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Et le ciel sera bleu – Tamara McKinley

Et voilà encore un ouvrage qui a rejoint ma PAL suite à une offre K*ndle (franchement, parfois, je me dis que je devrais arrêter d’y succomber, ça n’aide pas ma PAL à diminuer).

Résumé : Angleterre, 1939. La vie n’a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux.
Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l’Angleterre.  Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru.
Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d’adoption qui lui permettra de s’épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d’uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur…
Mais la guerre et l’arrivée de Florrie à Cliffehaven menacent ce fragile équilibre…
(Babelio)

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Mon avis : J’ai beaucoup aimé l’ancrage historique de ce roman, Londres en 1939, les enfants évacués à la campagne, l’effort de guerre et la vie quotidienne malgré les bombardements allemands. C’est un autre éclairage sur cette période sombre de l’histoire.

Quant aux personnages de l’histoire, je me suis très vite attachée à celui de Sally et ensuite à ceux de Peggy et toute sa famille. La pension, tenue par cette dernière, est un véritable havre de paix, d’amour et de solidarité. Un endroit où il fait bon vivre malgré le chaos mondial.

Et puis, il y l’histoire de Sally et John, assez prévisible dans ses développements et finalement, peut-être pas assez exploitée.

Car, globalement, mon impression en refermant ce roman, a été un goût de trop peu. J’aurais voulu en savoir plus sur plein d’éléments abordés et plus encore sur ce qui survient après. Mais, il semblerait que ma soif à ce niveau pourra être étanchée car il s’agirait du premier tome d’une saga…

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Merde in Europe – Stephen Clarke

Une fois n’est pas coutume, voilà un livre en anglais (qui a été publié en français sous le titre God save le Brexit ? ) que ma petite sœur m’a mis dans les mains de force (oui oui, de force).

Résumé : La presse britannique raconte que les billets de banque en euros rendent les hommes impuissants. Que Bruxelles veut renommer le sud-est de l’Angleterre la « zone trans-Manche » et redéfinir le kilt écossais comme une jupe féminine. Pire encore, les journalistes anglais prétendent que les saucisses anglaises et les chips au bacon seraient bientôt interdites par l’administration européenne.
Face à toutes ces folles rumeurs, Stephen Clarke envoie son héros, l’Anglais gaffeur Paul West, à Bruxelles pour essayer de rétablir la vérité.
Installé dans la capitale belge, Paul découvre les vraies absurdités de ce microcosme de fonctionnaires privilégiés, tout en travaillant pour une députée européenne française qui, soi-disant, veut convaincre les Anglais de rester dans l’Europe.
Multipliant les maladresses linguistiques et diplomatiques, Paul s’interroge : les Anglais sont-ils capables de devenir d’authentiques Européens ? Ou vaut-il mieux pour tout le monde que les Britanniques restent retranchés sur leurs petites îles ? (Amazon)

Mon avis : Je suis assez partagée par ce roman. La fiction se mêle quand même à des éléments véridiques et il est difficile de savoir, parfois, où s’arrête la fiction. J’ai aussi été un peu gênée par ma difficulté à cerner l’opinion de l’auteur sur l’Union Européenne. Est-ce un livre pour ou contre ? Il y dépeint les travers des institutions et surtout de ceux qui y travaillent, parfois de manière assez virulente, et l’on peut voir là de bonnes raisons de critiquer cette bureaucratie énorme. Mais en même temps, son « héros » travaille à maintenir son pays au sein de l’Union après s’être posé la question : serions-nous, nous britanniques, mieux en dehors de l’Union, ou pas ? Et la réponse semble finalement être plutôt oui.

À côté de ça, il explore l’acharnement des médias britanniques à disqualifier l’Europe aux yeux de leurs concitoyens et le double jeu des partis pro-Brexit. Chaque chapitre s’ouvre d’ailleurs par une « citation », extraite des médias britanniques, qui vise à tourner l’opinion publique contre l’Union Européenne en transformant les textes qui en sortent.

Bref, je n’arrive pas à avoir un avis tranché à propos de ce livre. Certains points fictionnels sont too much pour moi et je crois que j’ai eu un peu de mal à entrer dans ce monde des Eurocrates qui ne m’attire aucunement, tel qu’il y est décrit et tel qu’on peut l’apprécier tous les jeudis soir Place Lux.

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