La commode aux tiroirs de couleurs – Olivia Ruiz

Ce roman, j’avais très envie de le lire. Il était d’ailleurs dans ma liste de réservation d’ebooks de la bibliothèque. La liste d’attente était longue, l’obtention du fichier était prévue pour juin, une amie s’est donc proposée de m’en prêter son exemplaire en me l’envoyant par courrier postal, vu la situation actuelle.

Résumé : À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l’exil. (Goodreads)

41pjcxpusl._sx195_

Mon avis : Et bien, je n’ai pas été déçue du voyage que nous propose Olivia Ruiz ici, en nous emmenant dans les pas de l‘abuela, Rita; de l’exil à cette nouvelle vie qu’elle se construira en France.

J’y ai retrouvé, en partie, l’atmosphère qui se dégageait dans Ines y la alegria d’Almudena Grandes. L’exil, le camp où Rita ne reste pas longtemps heureusement, la vie en « communauté » que se récrée les premiers émigrés, ceux qui font des aller-retour entre les lignes de front et ce pays qui les tolère plus ou moins.

Et puis, je me suis attachée à Rita, qui, confrontée au racisme, voudrait effacer sa différence et souhaite passer pour une véritable petite française. Avant de renouer avec ses racines et éteindre les rancœurs qui l’habitaient. J’ai vibré avec elle dans son abandon passionné auprès de cet homme, avant la perte innommable qui la poussera à retrouver sa famille. Je l’ai revu se réinventer, se (re)construire une nouvelle vie, se battre pour sa fille et pour continuer à vivre, malgré les douleurs et les pertes.

Une belle histoire qui doit beaucoup au personnage de Rita, solaire et forte, et à l’écriture délicate d’Olivia Ruiz.

signature

La maison bleu horizon – Jean-Marc Dhainaut

Une fois encore, voilà une jolie surprise, une jolie découverte qui faisait partie du pack d’ebooks offerts avec ma liseuse.

Résumé : Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ? (Babelio)

518e-2k7nrl._sx195_

Mon avis : Si une phrase du roman m’avait mise sur la piste du twist final, je ne l’avais pas entièrement vu venir. Sans doute, parce très vite j’ai à nouveau été happée par le suspense et l’envie de savoir. Même si les premières pages, lues un soir où j’étais seule dans mon nouvel appartement, m’ont fait un instant douter de l’opportunité de lire ce roman à ce moment précis, me faisant craindre une mauvaise nuit.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans cette histoire de fantômes, c’est l’ancrage territorial et historique de la maison hantée. Ces brèves incursions sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, cette critique de la gestion, du commandement de celle-ci, en font plus qu’un « simple » récit de maison hantée.

Et puis, une fois le twist retourné, l’histoire ne s’arrête pas. Et la fin m’a fortement émue. Mais pour savoir de quoi il s’agit, il vous faudra le lire…

signature

La désolation (Arkane, tome 1) – Pierre Bordage

L’un de mes objectifs cette année, c’est d’enfin terminer les ebooks reçus avec la liseuse que j’ai acheté il y a bientôt un an maintenant. Parmi les ouvrages de cette liste, certains se laissent juste lire, certains sont un peu bof et parfois, je tombe sur une pépite.

Résumé : Arkane : une ville labyrinthique, bâtie selon la légende par sept maisons toutes puissantes, et dont les luxueux niveaux supérieurs sont occupés par un pouvoir corrompu. Là, ont cours intrigues incessantes, empoisonnements, meurtres, magie noire et décadence.
Après le massacre de son clan, Oziel, fille de la maison du Drac, s’enfuit des Hauts de la ville. Elle espère gagner les Fonds afin de rejoindre son frère condamné, et de lever une armée parmi les prisonniers du terrible bagne dans les profondeurs de la cité.
Oziel rencontrera sur son chemin Renn, un apprenti-enchanteur de pierre, et Orik, guerrier venu d’une lointaine contrée… (Babelio)

51dqgzgwt5l._sx210_

Mon avis : Comme je vous le disais plus haut, j’ai plongé dans cet univers totalement par hasard. Et puis, au fil des pages, je me suis laissée happer. Totalement.

Ce premier tome pose les bases de ce monde, de cette époque, qui semble proche de notre Moyen-Âge occidental. La descente d’Oziel à la recherche de son frère nous permet de découvrir les différentes strates de cette société et l’organisation de celle-ci.

Les chapitres alternent les personnages, Oziel, Noy, issus tous deux d’une des sept maisons régnantes; Renn, paysan devenu apprenti enchanteur de pierres et Osrik le guerrier. Les embûches se dressent sur leurs chemins respectifs et le suspense monte graduellement. Quatre personnages principaux mais attachants, chacun à leur manière.

Bref, ce premier tome fut une belle surprise et je me pencherai très probablement sur les suivants.

signature

Betty Angel (tome 1) : La mort me va si bien – Louisa Méonis

Ça, c’est typiquement le genre de livres que je n’aurais jamais acheté. Mais il faisait partie d’un pack d’ebooks offerts avec ma liseuse et je n’ai pas pu me résoudre à ne pas au moins tenter une lecture…et ce fut finalement une agréable surprise.

Résumé : « Bon sang, je vais rester petite et boulotte pour l’éternité ! J’ai vraiment un karma de merde ! »

Moi, c’est Betty. J’ai passé ma vie à jouer la bonne poire dont tout le monde profitait, pour finir noyée dans mes toilettes… Ma mort est aussi naze que l’était mon existence.

Et comme si ça ne suffisait pas, je me retrouve catapultée dans une série d’épreuves terrifiantes pour devenir l’apprentie du bien trop sexy pour être honnête Ange de la Mort !

Il y a erreur sur la personne, ce n’est pas possible ! Il est où mon repos éternel ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que j’imaginais la vie après la mort plus paisible que ça. Sans compter que des anges disparaissent de manière inexpliquée… C’est quoi encore cette histoire ?! Est-ce qu’un ange peut « mourir » ? Et pourquoi ai-je l’horrible pressentiment que ces disparitions ont un lien avec moi ? (Babelio)

41lzkawwwzl._sx195_

Mon avis : Eh bien, même si les ficelles de cette comédie romantique estampillée bit-lit sont un peu grosses, l’originalité de l’univers que nous propose l’auteure m’a séduite. Et puis, on sent bien qu’il s’agit d’un premier tome où l’on sème des indices, un brin de suspense, bref de quoi appâter lecteurs et lectrices pour la suite…

Même si c’est probablement une lecture « facile », une lecture détente, j’ai passé un agréable moment en compagnie de Betty et je finirais probablement par me plonger dans la suite de ses aventures au Paradis.

signature

On la trouvait plutôt jolie – Michel Bussi

Je ne sais pas pourquoi, mais mes lectures de 2019 m’ont laissé moins d’impressions fortes que les années précédentes. Mauvais choix peut-être ? Ou un rythme de lecture moins soutenu, des lectures entrecoupées qui me demandent de tourner quelques pages avant de me replonger dans l’histoire. Quoiqu’il en soit, ce roman de Michel Bussi m’a beaucoup plu…

Résumé : Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits…
Un suspense renversant et bouleversant.

« – Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent
dans cette affaire. » (Babelio)

on-la-trouvait-plutot-jolie

Mon avis : Je me suis laissée emporter, avaler par ce suspense. Toucher aussi par cette famille,  Leyli, Bamby, Alpha et Tidiane. Et puis, derrière l’intrigue, il y a le thème de l’immigration qui revient sans cesse. Ces destins brisés, perdus. Ceux qui parviennent à franchir les frontières et doivent se battre pour se faire une place, pour eux et leur famille. Sans oublier l’hypocrisie de l’administration, les yeux fermés.

Un roman qui tient en haleine et qui ne vous laissera pas indifférent.

signature

On regrettera plus tard- Agnès Ledig

Celui-là, quand je l’ai vu dans la bibliothèque de ma Best, je n’ai pas hésité une seconde à lui emprunter. Et je n’ai pas regretter.

Résumé : L’irruption d’Éric et d’Anna-Nina un soir d’orage dans la vie de Valentine, institutrice dans un hameau du massif Vosgien, est un véritable coup de tonnerre. À la fillette brûlante de fièvre, au père brisé par la vie, Valentine va offrir plus qu’un simple toit. Avec tendresse et franchise, elle va bousculer les certitudes de ce père solitaire et modifier leur trajectoire toute tracée. (Goodreads)

agnes

Mon avis : Un petite douceur que ce roman. Il se lit vite, c’est plaisant, simple, les pages se tournent d’autant plus vite qu’on est happés par ses personnages touchants.

Si l’intrigue est assez convenue et sans surprise, je me suis laissée émouvoir par le style de l’auteure. Des phrases simples mais qui résonnent en moi.

Bref, un joli petit moment sans prise de tête et sans surprise.

signature