La compagnie des livres – Pascale Rault -Delmas

Voilà un petit ebook en promotion dont le résumé me paraissait bien alléchant. Il n’a donc pas fallu plus de quelques clics pour le retrouver sur ma liseuse…

Résumé : Annie est fille de médecin et habite à Paris, tandis que Michel est fils de fermier et vit en Auvergne, mais ils ont un point commun : ils sont tous les deux passionnés de lecture. Des événements tragiques vont amener leurs routes à se croiser, et malgré leur différence sociale, les destins de leurs familles vont s’entremêler. Grâce au grand-père d’Annie, libraire au quartier latin, ils vont finir par se rencontrer.
Entre la saga familiale et la fresque sociale, ce roman, qui se déroule en France entre 1965 et 1975, fait revivre, à travers les nombreux personnages, les principaux événements politiques et culturels de l’époque. Et sur un fond d’histoire romanesque, il met l’accent sur la condition des femmes et la place des jeunes dans cette période charnière.  (Amazon)

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Mon avis : Si j’ai beaucoup apprécié la partie un peu féministe du roman ainsi que la mise en contexte des événements politiques et culturels de l’époque, j’ai trouvé l’intrigue un peu faible. Il m’a manqué plus de substance pour réellement être emportée.

J’ai trouvé un peu dommage aussi que les livres ne soient pas plus présents dans la trame de ce roman. Il aurait pu être intéressant que cette librairie soit un peu plus qu’un point de passage, un point de rencontre. L’auteure nous met l’eau à la bouche avec la description de ce lieu et puis, l’histoire s’y déroule très peu et les ouvrages lus par Annie et Michel, parfois par la mère de celle-ci, ne sont qu’énoncés assez rapidement.

Bref, une lecture agréable mais manquant du petit quelque chose qui fait que la mayonnaise prend et d’un peu de substance.

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Les deux destins de Rose – Catherine Choupin

Encore une fois, c’est un roman qui était proposé dans les offres K*ndle et dont le résumé, mais pas la couverture, m’a séduite.

Résumé : Adrien, un jeune infirmier, rencontre en 1982 une mystérieuse jeune fille évanouie sur un banc. Elle lui remet un cahier. En le lisant, il comprend que Rose revient de l’année 2002 et que le destin lui a confié une mission extraordinaire : protéger Rose contre les pièges de l’avenir.  (Babelio)

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Mon avis : C’est un tout petit livre (126 pages) que j’ai dévoré en moins de 24h, pressée de savoir comment cette histoire allait se terminer, si Rose parviendrait à échapper à son destin.

Les chapitres sont courts et la lecture aisée et rythmée. On s’attache assez vite à Rose et, comme elle, on doute de ce « voyage dans le temps » que lui propose son amie et voisine. Et puis, nous voilà projeté vingt ans en arrière.

J’ai beaucoup aimé la vision de l’auteure par rapport à ce voyage dans le temps, cette conscience pendant laquelle Rose se souvient de son avenir pendant huit jours et le coup du cahier transmis à un tiers, en l’occurrence Adrien, preux chevalier en devenir. La construction aussi est assez agréable : c’est Rose qui nous raconte son histoire, jusqu’au moment où elle perd la mémoire de cette incroyable aventure pour ensuite être relayée par Adrien.

Si on se doute assez rapidement de l’issue, il est intéressant de voir les détails que l’auteure y apporte et comment elle nous y emmène.

Bref, une lecture très agréable que je vous conseille vivement.

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C’est où, le Nord ? – Sarah Maeght

Encore une fois, voilà un achat fait via une offre K*ndle. Et, comme la première fois, j’ai été plutôt agréablement surprise.

Résumé : Si vous commencez le roman de Sarah Maeght, vous ne le lâcherez plus… Ses phrases galopent, ses mots crépitent. Elle raconte avec rage et pleine d’espoir le quotidien d’une prof, les errances d’une fille de vingt-quatre ans qui ne sait pas très bien où elle va. C’est où, le Nord ? Elle l’ignore. Mais elle y va gaiement.

C’est le portrait d’une génération, une photographie de la France d’aujourd’hui, un verre de grenadine avec trois doigts de désespoir et quelques substances interdites. Les jeunes s’y retrouveront, les parents qui se posent des questions aussi. Des romans comme celui-là, on les ouvre et on reste planté à tourner les pages, la langue pendante…

Sarah Maeght n’a pas peur de l’émotion, elle ne triche pas, et c’est pour ça que vous allez l’adorer ! (Amazon)

Mon avis : C’est frais, pétillant, plein de vie et sans chichis. Ça me semble assez vrai et trouve un certain écho en moi. Le personne d’Ella est attachant, même si on ne peut s’empêcher d’avoir envie de lui foutre l’une ou l’autre claque de temps en temps. Et puis, on tourne les pages l’une après l’autre et l’on est surpris d’arriver, déjà, à la dernière page.

Bref, une découverte fort sympathique et une auteure à suivre, très certainement.

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Charlotte – David Foenkinos

Quand une amie me l’a passée, je me suis réjouie. J’apprécie toujours beaucoup la prose de David Foenkinos et une fois n’est pas coutume, je me suis régalée malgré une histoire plutôt dramatique.

Résumé : Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie. » Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche. (Babelio)

Mon avis : Je l’ai dévoré en à peine deux jours ! Même si un poids pèse sur tout le roman, dû au final tragique de Charlotte, je me suis une fois de plus laissée bercer par la poésie des mots de Foenkinos. C’est l’un des quelques auteurs que je lis à chaque fois avec beaucoup de plaisir anticipé et dont je suis rarement déçue. Sans compter que je me laisse à chaque fois prendre par la beauté, j’oserai ajouter la magie, avec laquelle il manie les mots pour former l’histoire qu’il nous raconte.

À lire sans hésitation !

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Une autre idée du bonheur – Marc Levy

Ça faisait un certain temps que je n’avais pas eu entre les mains un roman de Marc Levy et j’ai dévoré celui-ci, prêté par ma Best, en deux jours, totalement charmée par l’histoire.

Résumé : Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?

Dans une station-service proche du campus, elle s’invite à bord de la voiture de Milly et l’entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.

Dotée d’un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Trente ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s’éteignent pas.

Cinq jours en voiture à travers les Etats-Unis…À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d’Agatha.

Jusqu’où devons nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ? Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine. (Quatrième de couverture)

Mon avis  : À travers ce road trip et le passé d’Agatha, Marc Levy nous livre une histoire des Etats-Unis et plus particulièrement des combats menées par les mouvements étudiants dans les années 70. C’est l’un des points que j’ai particulièrement apprécié de ce roman.

Chaque ville, chaque ami rencontré et retrouvé, lève un peu du voile sur l’histoire d’Agatha et sur qui elle était et qui elle est devenue tout en tissant des liens, en laissant se développer la relation entre Agatha et Milly jsuqu’à la révélation de l’antépénultième chapitre.

Sans doute que les bouleversements qui vont se produire dans la vie de Milly à la suite de ce voyage aussi impromptu qu’inespéré sans totalement attendus et sans surprise. Mais ce n’est pas là que réside le plaisir de ce livre, c’est dans ce voyage, dans l’histoire d’Agatha et l’Histoire racontée qu’il se trouve.

En bref, il s’agit d’un roman rafraîchissant, sans prise de tête et très agréable à lire.

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Ce qui nous lie – Samantha Bailly

Le Summer Challenge avance bien, voici déjà le quatrième livre que je termine dans ce cadre ! Pioché parmi les sélections précédentes du club de lecture, c’est celui qui m’attirait le plus…et qui m’a un peu réconcilié avec ma liseuse car à l’occasion de son achat, celle-ci s’est mise à jour et franchement, même si il y a encore des choses à améliorer, la nouvelle interface me plaît plus et a rendu ma lecture plus agréable.

Résumé : « J’ai longtemps voulu être unique. Mais qu’y a-t-il de plus rassurant que le semblable? »

Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d’expliquer l’origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C’est alors qu’elle rencontre Raphaël, son nouveau manager. La voilà qui s’éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens… (Babelio)

Mon avis : Le résumé en était alléchant et intriguant et si, globalement, j’ai bien aimé l’histoire, j’aurais apprécié un peu plus de détails sur certains points (comment cela lui est-il arrivé ? pourquoi ? etc).

Les chapitres sont divisés en deux parties : présent et passé, ou futur après un certain moment. D’ailleurs, le premier où le futur est apparu, je ne m’en suis pas rendue compte et j’avais un peu de mal à comprendre où j’en étais dans l’histoire. C’est un découpage particulier mais assez intéressant pour l’intrigue. Par contre, une fois qu’on arrive au moment où les chapitres se divisent en présent et futur, on a un aperçu de qui va arriver après. C’est peut-être gâcher un peu la surprise.

L’intrigue quant à elle, nous parle d’une tranche de la vie d’Alice, d’un moment de doute où elle se sent perdue et dont elle va petit à petit sortir et régler ses comptes avec le passé pour se reconstruire. C’est assez intéressant d’ailleurs de dépeindre les relations, la vie sentimentale sous cet angle.

En résumé, ce fut donc une lecture agréable avec un goût de trop peu cependant, réalisée dans le cadre du Summer challenge #clublectureMS2016 dans la catégorie De bons souvenirs… un roman d’une sélection #clublectureMS précédente.

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Nos séparations – David Foenkinos

Ah, David Foenkinos… Je l’ai découvert avec « La délicatesse » que j’avais adoré et ensuite « Les souvenirs« , encore plus beau. C’est tout naturellement que « Nos séparations » a donc fait partie de mon butin « Foire du Livre 2015 » (oui, je sais, ça date).

Résumé : Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d’autres prénoms dans d’autres pénombres, mais c’est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité.

 » Alice et Fritz s’aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons: la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d’enfance, deux Polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr. (Babelio)

Mon avis : Et bien, je n’ai absolument pas retrouvé tout ce qui fait que j’aime passer un bon et beau moment entre les pages écrites par David Foenkinos. L’écriture ne m’a pas semblée douce et tendre comme d’habitude. Le personnage principal, Fritz, n’a pas réussi à s’attacher ma sympathie et le côté un peu redondant, un peu cyclique de cette/ces relation(s) avec Alice m’ont légéremment fatiguée voire agacée.

Je n’ai pas non plus, contrairement à ses autres titres, trouvé des échos en moi, dans mon histoire personnelle, de cette narration un peu trop aride, trop vide à mon sens. C’est sans doute que le côté romance un peu cliché ne me convient pas.

Par contre, même si c’est loin d’être un coup de cœur, comme vous l’aurez déjà compris, la lecture se révèle quand même agréable. Si je n’y ai pas retrouvé la poésie que j’aime tant chez cet auteur, le style reste fluide et plaisant avec une pointe d’humour qui relève un peu le tout.

Bref, un livre sans prise de tête, agréable mais qui ne vous laissera sans doute pas un souvenir impérissable.

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Une année dans la vie d’une femme – Guillemette de La Borie

Deux Masses Critiques privilégiés de Babelio à quelques jours d’intervalle, ce n’est déjà pas courant. Ça l’est encore moins quand je suis sélectionnée pour les deux. Voici donc le deuxième roman reçu ces dernières semaines.

Résumé : Alia est une Parisienne des beaux quartiers, la cinquantaine, deux grands adolescents déjà embarqués dans la vie, un ex-mari pas trop dérangeant, un cercle d’amies qu’elle retrouve pour un dîner chaque premier lundi du mois, un boulot enthousiasmant, un tempérament optimiste. Que du bonheur.
Son souci, c’est Campniac, la grosse maison périgourdine familiale où personne ne va jamais et qui se dégrade. Pas d’autre solution que de la vendre.
Quand des examens médicaux décèlent chez Alia une grave maladie d’origine génétique, elle éprouve dès lors le besoin de se ressourcer au Périgord. Plus elle y passe de temps, plus elle s’attache à la maison et à la région. Elle se laisse rattraper par ses souvenirs, nombreux, qui rejaillissent. Et Alia comprend bientôt que derrière les murs de la bâtisse, sa famille ne dessine pas les contours qu’elle imaginait… (Babelio)

Mon avis : Si j’ai passé d’agréables moments en compagnie d’Alia, j’ai quand même ressenti un arrière-goût de trop peu…

Tous les ingrédients étant pourtant réunis : l’aube d’une nouvelle vie, d’un recentrage sur l’essentiel, un secret de famille, une vieille maison dans le Périgord à retaper et des liens d’amitié forts. Et pourtant, il m’a manqué de la profondeur, aller plus au fond d’émotions, d’histoires. J’aurais voulu découvrir la vie des personnages secondaires au-delà de la proximité immédiate d’Alia et pas juste quelques éléments glissés de ci de là, qui donnent envie d’en savoir plus, une soif qui ne pourra être comblée.

J’ai aussi trouvé la découpe de l’intrigue en douze chapitres, à l’instar des douze mois de l’année, artificielle et surtout inégale. Artificielle, car j’ai eu, à plusieurs reprises, la sensation que certains événements racontés dans un chapitre, dans un mois, se trouvaient à cheval sur deux mois, voire avaient eu lieu le mois passé. Inégale, parce que les chapitres sont loin d’avoir la même longueur, le plus court compte moins de 10 pages et le plus long, soixante. Et je n’ai pas l’impression que cela soit réellement justifié quand on suit l’évolution de l’intrigue. À moins que cette découpe ne soit calée sur le rythme et l’importance et le contenu des diners-copines, mais alors, je trouve que cela aurait pu être exploité un peu plus.

Cela étant, j’ai quand même passé un agréable moment et j’appréciais de retrouver Alia au creux des pages. Reste que j’aurais voulu en savoir plus, beaucoup plus sur tout un tas de chose…

Bref, une lecture plaisante mais sans plus, pour laquelle je remercie Babelio et les éditions « Presses de la Cité ».

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Le journal d’une femme de chambre – Octave Mirbeau

Quand le film est sorti en début d’année, je n’ai pas eu l’occasion de le voir. Alors, quand je l’ai vu parmi les classiques gratuits sur ma K*ndle, je n’ai pas hésité. En quelques clics, il est allé rejoindre ma PAL.

Résumé : On se rappelle du sublime Journal d’une femme de chambre de Luis Bunuel, dont le personnage était lumineusement interprété par Jeanne Moreau. On a un peu vite oublié peut-être que le film était une adaptation, après celle de Renoir, d’un livre non moins remarquable d’Octave Mirbeau, publié en 1900. Ce journal d’une femme de chambre est celui de Célestine, au Mesnil-Roy, en Normandie. Elle est nouvellement engagée, acceptant la place dans l’espoir de se reposer des turbulences parisiennes. Les événements ne manqueront pas pour colorier son quotidien. Un quotidien qu’elle consigne avec « toute la franchise qui est en elle et quand il le faut toute la brutalité qui est dans la vie ». C’est donc là un journal de femme en province, au bas de l’échelle sociale, et le prétexte pour Mirbeau de brosser au scalpel une étonnante galerie de portraits, dans une violente satire des moeurs provinciales et parisiennes de la Belle Époque. Autopsie de la bonne bourgeoisie, ce Journal dresse en petites touches, parfois en larges aplats, les travers d’une humanité mesquine, hypocrite, et condamne tous les débordements nationalistes et antisémites. Le roman connut un vif succès à sa parution, il est aussi le plus célèbre de Mirbeau. –Céline Darner (Amazon)

Mon avis : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, sans doute quelque chose d’un peu difficile à lire et à aborder. Et finalement, il n’en fut rien. Nous avons donc là le journal de Célestine, lors de sa dernière place en tant que femme de chambre. Elle décrit bien évidemment son quotidien, ses maîtres, le voisinage et de temps en temps, se plonge dans son passé. Son enfance, d’autres maisons, d’autres maîtres, d’autres caprices.

Si certains passages sont moins légers, la plupart du temps, la lecture s’avère divertissante. Mais, plus que d’amuser le lecteur, l’auteur y dresse aussi un portrait au vitriol de la bourgeoisie et de la société de l’époque. C’est ça aussi que j’y ai apprécié, ce plongeon dans une autre époque, d’autres mœurs.

Bref, une lecture que je vous conseille.

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Figurante – Dominique Pascaud

Et voilà le tout dernier ouvrage arrivé dans ma boite aux lettres grâce à Babelio et ses opérations Masse Critique. Parmi les titres que j’avais sélectionné, il faisait partie du top 3, ce fut donc une bonne surprise de le recevoir.

Résumé  : Employée dans un hôtel de province, une jeune fille a le sentiment de ne pas exister. Face à un père qui ne lui parle de rien et des patrons qui la dégoûtent, Louise se réfugie dans ce qu’elle sait faire : servir les petits déjeuners, débarrasser les tables, récurer les chambres.

Pour se sentir un peu vivante, il y a les caresses de Marc et puis, pendant ses pauses, la fumée des cigarettes qui la remplit. Elle n’est pas de ceux qui s’épuisent à rêver leur vie, ou plutôt elle a des rêves modestes, des espoirs de chambres d’hôte, avoir un hôtel à soi près de la colline aux mimosas.

Mais un jour, une équipe de tournage s’installe à l’hôtel. Il se passe enfin quelque chose. Sans savoir pourquoi, Louise va plonger dans un rêve de gloire qui n’était pas le sien et sa vie va s’en trouver bouleversée. (Babelio)

Mon avis : C’est un récit court, une histoire qui se lit vite. L’intrigue en est assez simple et finalement, elle peut résonner en chacun de nous. Qui n’a pas un jour endossé un rêve, un espoir qui n’était pas le sien, poursuivi cette chimère et se rendre compte que, même, si il est à portée de main, il ne nous correspond pas.

C’est ce que Dominique Pascaud nous raconte à travers la voix de Louise et il le fait magnifiquement bien. L’écriture est belle et à la fois simple, le style délicat et ses mots ont souvent résonné en moi.

Un récit dans lequel il est agréable de se plonger et que je ne peux que vous conseiller ce plongeon…

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