Sapiens, une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari

Ce livre, j’en avais eu de bons échos. Alors, à quelques jours de mes vacances et prévoyant un loooong voyage en bus (4h aller-4h retour), j’ai sauté sur une promo de livres audio pour en faire l’acquisition. Et je ne l’ai pas regretté.

Résumé : L’histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s’achèvera quand ils deviendront des dieux.

Cette Brève histoire de l’humanité déroule notre histoire globale, des premiers hominidés à aujourd’hui et interroge l’avenir qui nous attend. Comment l' »Homo Sapiens » a-t-il réussi à dominer la Terre ? Quelle singularité nous a permis de s’unir pour créer villes et empires, l’idée de religion, les concepts politiques de nation ou plus récemment des droits de l’homme ? Pourquoi cette dépendance et cette croyance que notre bonheur dépend de l’argent et de la possibilité de consommer ? Que voulons-nous pour ce troisième millénaire ?

Mêlant Histoire et Science, cet essai provocateur, érudit et audacieux déconstruit les idées reçues à l’aube d’une nouvelle révolution cognitive de l’humanité qu’Harari voit pointer dans le développement des neurosciences et de l’intelligence artificielle, entre autres. Quel sera notre dessein ?

Sapiens, un essai brillant et provocateur sur notre histoire globale, qui interroge chacun de nous sur notre avenir et nos choix, à l’aube d’une révolution cognitive décisive qui touchera le monde entier. (Audible)

bm_184036_aj_m_260

Mon avis : J’ai beaucoup aimé. C’est plein de références, allant de l’histoire à l’économie, de la biologie à la sociologie, en passant par la politique… autant dire que ça ratisse large. Et ce n’est pas du tout pesant. Ça se laisse écouter, dans mon cas, et on y trouve même quelques traits d’humour. Je devais avoir l’air fine à laisser échapper un petit rire, à l’écoute de ces derniers, ou hocher de la tête pour marquer mon accord avec l’une ou l’autre idée développée. C’est donc à la fois intelligent et intéressant mais aussi divertissant, une belle gageure.

Plus que d’interroger notre histoire, ce livre porte aussi des questions de choix de société totalement actuels qu’il pose à l’aune de toute cette histoire, justement. J’ai beaucoup aimé cet aspect-là aussi. Il ne s’agit pas uniquement de s’intéresser au passé de l’humanité mais d’éclairer aussi des pistes de réflexion concernant son futur, notre futur.

Je n’ai pas regretté mon choix. Peut-être juste le format. 15h de lecture, ça fait un paquet d’heures quand même. D’autant plus qu’en train ou en bus, j’ai parfois l’esprit qui vagabonde et j’ai perdu le fil à plusieurs reprises (quand je ne suis pas tombée endormie, merci le bus !).

Bref, si le format ne me correspond peut-être pas, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette « lecture » et j’envisage de me procurer la version ebook ou poche dans un futur plus ou moins proche. Histoire de prendre plus le temps d’intégrer l’ensemble du propos.

Une lecture que je vous conseille ab-sol-lu-ment !

signature

Terminus Tel-Aviv – Liad Shoham

Alors que l’édition 2017 se profile, voilà que je viens enfin à bout de mon butin de la Foire du Livre 2016.

Résumé : Quand Michal Poleg, la plus acharnée des activistes à défendre les droits des demandeurs d’asile, est retrouvée assassinée dans son appartement, les soupçons se portent immédiatement sur les réfugiés du camp du square Lewinsky, au sud de Tel-Aviv. Et quand l’un d’eux passe aux aveux, l’affaire semble entendue.
Au commissariat de police, le cas échoit à l’inspectrice novice Anat Nahmias. Convaincue que le présumé coupable est victime d’un complot, elle décide, envers et contre sa hiérarchie, de tout mettre en œuvre pour prouver son innocence.
Commence alors une vertigineuse plongée dans le monde trouble des immigrés clandestins en Israël, entre ONG, mafia, kidnappings et trafic d’armes. (Babelio)

Mon avis : Il s’agit là d’un roman assez complexe, où l’auteur nous balade entre plusieurs univers qui se recoupent. Tout à son importance dans cet immense puzzle et la lumière ne se fera sur toute l’affaire que dans les dernières pages.

Autant dire que j’ai été surprise en découvrant l’identité du coupable, à aucun moment il ne me serait venu à l’idée de le soupçonner. Et là, le pari est plutôt réussi.

Pour le reste, j’ai beaucoup apprécié la critique de la société israélienne sous-jacente à l’intrigue et la psychologie des personnages, même si parfois, je n’ai pu m’empêcher de me poser la question si les péripéties des réfugiés n’étaient pas parfois un peu trop. Trop sordide, trop sensationnel sans toujours apporté un éclairage sur leur comportement ou l’intrigue.

Bref, un thriller intéressant à découvrir.

signature

Une nuit, Markovitch – Ayelet Gundar-Goshen

Voilà une fois encore une belle découverte grâce aux opérations Masse Critique de Babelio ! Si le résumé plutôt intriguant avait piqué ma curiosité, au fil de ma lecture, j’ai été charmée par l’écriture et le style d’Ayelet Gundar-Goshen.

Résumé : 1939. Zeev Feinberg et Yacoov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l’Allemagne, où ils ont pour mission d’épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l’intention de retrouver la femme qu’il aime et son enivrant parfum d’orange, Yacoov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella,  » la plus belle femme qu’il ait vue de sa vie « . Cette dernière est pourtant déterminée à s’en séparer… (Babelio)

Mon avis : Les personnages qui peuplent ce roman sont entiers, avec leurs peurs et leurs faiblesses et « vivants » et j’ai tout particulièrement été séduite par le couple formée par Sonia et Zeev qui ne connaissent pas la demi-mesure. Quant à Markovitch, on a parfois l’envie de le secouer, mais cela s’estompe au fil des pages et de l’assurance qu’il va prendre en lui, même si on ne peut pas toujours s’en réjouir.

J’ai à chaque fois retrouvé avec beaucoup de plaisir les pages de ce roman et le style agréable de l’auteur. L’humour et la sincérité, l’absence de faux-semblants et l’amour sont présents entre chacune des lignes. Ayelet Gundar-Goshen parvient à rendre ses personnages tellement vivants qu’on a l’impression de les voir apparaître sous nos yeux et nous raconter leur histoire au creux de l’oreille.

J’ai aussi beaucoup apprécié le contexte historique dans lequel se déroule cette intrigue même si ma curiosité et mon intérêt pour ce thème m’ont fait regretté l’absence d’un contexte plus politique, plus détaillé de certains événements (mais en même temps, ce n’est clairement pas l’objet et l’objectif recherché ici).

Bref, une belle palette de personnages attachants pour une jolie fresque de vie. Merci à Babelio et aux éditions Presse de la Cité.

signature