[Madrid] Où manger végétarien/bio/macrobiotique ?

Ce fut un peu par hasard que nous nous sommes retrouvés le jeudi de San José à La Biotika. Mon amie souhaitait m’emmener ailleurs, du côté de l’arrêt de métro Sevilla mais l’endroit choisi ne permettait pas de réserver et il était plein. Changement de plan donc…et surtout, coup de fil rapide pour réserver. L’endroit était lui aussi plein à craquer mais nous avons réussi à obtenir une table pour 15h30.

La Biotika, c’est à la fois un magasin bio et un restaurant. Au choix, plusieurs types de menu végétarien et/ou macrobiotique. Pour 13.5€ les weekends et jours fériés (c’est moins cher en semaine), vous avez un menu avec une soupe miso ou un velouté de légumes, une salade, le plat composé de trois plats (cette semaine-là, c’était : gâteau de viande végétarienne, aubergines aigre-douces et couscous curry-ananas), un dessert et un thé. Et bien, je me suis régalée malgré les propositions un peu particulières parfois.

Pour un repas végétarien et à petit prix, vous avez aussi la possibilité de vous diriger vers le centre Hare Krishna dans Malasaña. Mon amie y est arrivée un peu par hasard, en accompagnant une amie qui fait de la méditation. Tous les jours de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés, vous avez la possibilité d’y manger pour 6€. L’endroit est évidemment un peu particulier, vous êtes d’ailleurs invités à vous déchausser à l’entrée et il faut arriver tôt si vous ne voulez pas manger assis par terre sur un coussin. Pour 6€ donc, vous avez un plateau avec une salade, du riz et des légumes, des boulettes de légumes sauce tomate, un dessert et un thé (enfin, c’était le menu du jour, très bon et d’ailleurs l’un des meilleurs que mon amie ait eu l’occasion de goûter). À savoir que pour 6€, vous pouvez vous resservir et la nourriture en trop est distribuée aux personnes dans le besoin du quartier.

Les adresses :

La Biotika : Calle Amor de Díos, 3.

Centre Hare Krishna : Calle del Espiritú Santo 9.

[Madrid] : où manger (cuisine espagnole et internationale)

Durant les cinq jours de mon séjour, nous n’avons mangé « à la maison » que deux fois. Bref, autant dire que j’ai eu l’occasion de tester les adresses préférées de mon amie.

Un grand classique si l’on veut être dépaysé, c’est d’aller manger indien dans la calle de Lavapiés. Attention, par contre, si il y a de nombreux restaurants indiens dans cette rue, tous ne se valent pas. Comme je n’ai absolument pas fait attention au nom de celui où nous sommes allées, je vous partagerais donc le conseil de mon amie quand vous ne savez pas où aller : faites confiance au nombre de clients déjà attablés. Un restaurant vide ou presque vide est plutôt mauvais signe (mais tout dépend de l’heure aussi, si vous vous présentez à 19-20h, c’est bien évidemment trop tôt pour que l’affluence soit un indice de la qualité du restaurant). Le bon plan, c’est aussi de choisir le menu : entrée, un plat, un accompagnement, le dessert et une boisson pour un peu plus de 10€. Qui dit mieux ?

Envie de cuisine plutôt européenne et méditerranéenne ? Dirigez-vous vers Callao et le Maricastaña. Là, la fourchette de prix tournera plutôt autour des 20€ mais la présentation des plats est plutôt recherchée. N’hésitez pas à partager une entrée, ça se fait beaucoup en Espagne et ça épargnera un peu votre estomac (les portions sont souvent conséquentes au restaurant) et votre portefeuille. Pour ma part, j’avais donc pris des croquettes jambon et gorgonzola (il me semble) que nous avions partagées et un confit de canard. Première fois que je mangeais de ce volatile et je me suis laissée tenter car mon amie m’a assuré que la cuisson était top. C’était effectivement très bon. D’autres plats à la carte comme des hamburgers, des quiches et d’autres plats plus espagnols.

Pour les amateurs de viande, rien de tel qu’un restaurant argentin. Sous les conseils d’un collègue, mon amie nous avait donc emmenées au Por una cabeza, du côté de la Calle Mayor et du mercado San Miguel. Autant dire qu’on a bien mangé, et copieusement. En entrée, nous avons partagé des champignons à l’aioli. Ensuite, chacune sa pièce de viande et des pommes de terre au four au roquefort que nous avons partagées. Pour ma part, j’avais choisi une escalope napolitaine et autant dire que le morceau de viande que tu reçois dans ton assiette prend vraiment toute l’assiette et est deux à trois fois plus gros (au moins) que ce que tu peux avoir dans un restaurant italien par ici ! Je n’ai clairement pas pu finir mon assiette, à regret, j’ai dû renoncer à un peu plus de la moitié. Bien repues, nous avons évidemment zappé le dessert mais nous sommes vues offrir, à l’instar des autres clients, une coupe de sorbet agrume-champagne. Un délice qui fait passer le repas plus que copieux !

Et enfin, pour de la cuisine espagnole, entre les tapas et un « vrai » plat, Según Emma. Des raciones à partager, en général, on en commande autant que de convives et chacun pioche dans toutes les assiettes. Nous avions choisi le gazpacho et les raviolis à la citrouille, un régal. Sans oublier le yaourt grec maison, une tuerie tout en douceur. En mode plus restaurant, la même chaîne, propose aussi Emma cocina; les deux du côté du Mercado San Miguel.

Les adresses :

Maricastaña : Calle Corredera baja de San Pablo 12, métro Callao.

Por una cabeza : Plaza Comandante las Morenas 3, à proximité du mercado de San Miguel, au bout de la Calle Mayor.

Según Emma : Plazuela del Conde de Miranda 4, à proximité du mercado de San Miguel, au bout de la Calle Mayor.

Emma cocina : Plaza de San Miguel 4, à proximité du mercado de San Miguel, au bout de la Calle Mayor.

Impressions madrilènes

Si la météo n’a pas été au beau fixe, c’est d’ailleurs bien le cas de le dire, mon séjour madrilène a été des plus satisfaisants. Hébergée chez une amie, nous avons donc eu l’occasion de passer pas mal de temps ensemble. Et c’était bien là le but du séjour.

De plus, j’ai eu la chance qu’une amie de Logroño vienne passe le weekend dans la capitale espagnole…juste pour passer du temps avec moi. Pas mal quand on sait qu’il y ait pas loin de 400 km entre les deux villes et donc 4h de bus.

Si le temps ne s’est donc pas prêté à de longues balades dans le centre ou dans les parcs, il fut l’occasion de belles découvertes. Le microthéâtre tout d’abord. Un concept auquel j’ai vraiment accroché. Enfin, comme pour toute pièce de théâtre, forcément, si elle est bonne, on est séduit… Côté culture toujours, j’ai enfin franchi la porte du « Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia » où j’ai donc pu voir « en vrai » le Guernica de Picasso. Impressionnant. Et puis, on ne peut pas le louper, c’est la salle où il y a un attroupement dingue…et le bruit de fond qui va avec. J’allais d’ailleurs éviter cette salle avant de me rendre compte du joyau qu’elle contenait. Et puis, j’ai aussi visité le « Museo de Arte Thyssen-Bornemisza » que j’ai d’ailleurs préféré au Reina Sofia, souvent trop contemporain pour moi.

Sans oublier le carnet de bonnes adresses que je me suis créé. Hop, cartes de restaurants et de bars empochées pour ne pas en oublier le nom et l’adresse (je vous en reparle tout bientôt). Des restaurants végétariens, des restaurants « exotiques », des bars mignons, branchés ou un brin décalé, du bio aussi parfois.

Et alors, la chose qui m’a un peu perturbée et sur laquelle j’ai eu beaucoup de mal à mettre un mot, c’est le métro. Dès mon premier voyage, je me suis rendue compte qu’il y avait quelque chose de différent. Mais quoi ? Et c’est en lisant « Madrid ne dort pas », roman d’un auteur belge, que j’ai mis le doigt dessus : le métro arrive dans l’autre sens qu’à Bruxelles (en gros, à Bruxelles, il arrive du côté gauche et à Madrid, du côté droit) ! Perturbant. D’ailleurs et contrairement à mes souvenirs, je ne l’ai pas trouvé très agréable, ce métro madrilène. Des wagons étroits, avec peu de places assises; une opinion contrastée avec celle que j’en avais gardée lors de mon séjour en 2010. Mais bon, à l’époque je n’avais pas vraiment de point de comparaison.

Vuelta

Quatre jours que je suis rentrée de Madrid. Madrid où il a plu tout le long de mon séjour, l’escapade à Tolède n’ayant pas dérogé à ce triste état météorologique.

Qu’à cela ne tienne ! Si quelques rayons de soleil auraient été fortement appréciés, la pluie ne m’a pas empêché de profiter. Visiter deux musées, me promener un peu dans le Retiro et dans le centre de Madrid bien sûr, faire un peu de shopping, découvrir le microthéâtre, bien manger (j’ai d’ailleurs quelques adresses à vous faire partager) et bien sûr passer du temps avec mes amies.

Des vacances réussies somme toute, vu que j’ai bien déconnecté. Mais peu de photos en souvenir, la pluie m’ayant souvent découragée de m’arrêter, d’extirper l’appareil de sa pochette et d’immortaliser les recoins les plus agréables de Madrid… Et puis d’ailleurs, des photos de la ville, j’en ai quelques unes, prises sous un ciel de mars plus clément il y a cinq ans.

En tout cas, si il y a bien une chose que j’ai découverte durant ces cinq jours, c’est que j’ai particulièrement peu profité des trois mois que j’y ai passé début 2010 et j’en aurais même presque des regrets tardifs. Mais il n’est jamais trop tard…