Les fiancés de l’hiver (La Passe-Miroir, tome 1) – Christelle Dabos

Après avoir vu passé de nombreux avis positifs sur le premier tome de cette saga, je l’avais mis dans une liste de pense-bête. Et puis, au hasard d’une vente de livres de seconde main, j’ai eu l’occasion de me le procurer en grand format…avant de le recevoir en poche via le swap organisé par Armalite. Autant dire que Sybille avait visé juste. Qu’à cela ne tienne, j’ai gardé le poche et offert le grand format à l’une de mes collègues qui a été ravie de le découvrir à son tour.

Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant. (Babelio)

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Mon avis : J’ai beaucoup aimé découvrir cet univers un peu magique et ceux qui l’habitent. Le personnage d’Ophélie est très attachant et sa fragilité apparente n’est qu’apparence, justement.

La relation qui se tisse petit à petit entre Ophélie et Torn paraît assez intéressante. Vivement les deux tomes suivants pour voir comment tout cela va évoluer. Et surtout, comment Ophélie va s’adapter à sa nouvelle vie faite d’intrigues, de complots et de manigances où les ennemis semblent plus nombreux que les alliés.

Petit bémol pour ma part : il ne se passe pas grand chose dans ce tome. On découvre le monde d’Ophélie et puis on découvre avec elle celui dans lequel elle est amenée à vivre à partir de maintenant. Bref, ce monde s’avérant complexe et les éléments à mettre en place et à expliquer pour pouvoir poursuivre l’intrigue nombreux, j’ai terminé ce tome sur un sentiment de frustration. Autant dire que je ne vais pas tarder à me procurer la suite !

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Le miroir des illusions – Vincent Engel

Voilà un auteur que je prends plaisir à lire. Que ce soit ses romans ou ses opinions, c’est toujours bien écrit (et après quelques lectures « faciles », cette différence de style se note et se savoure).

Résumé : Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d’un petit village de Toscane, apprend le décès de Don Carlo, son protecteur de toujours. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits. C’est le legs d’un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d’une mission : venger don Carlo par-delà la mort, en assassinant, selon un protocole strict, tous ceux qui ont empoisonné son existence.
Quarante-neuf ans plus tôt, dans un palais du Grand Canal, Alba vient au monde. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n’entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias don Carlo.
Mais une nuit, au coin d’une rue mal famée, surgit Wolfgang. L’Allemand s’éprend aussitôt d’Alba. Entre eux, pourtant, il s’agira moins d’adultère que de crime…
De Venise à San Francisco, en passant par Milan, Berlin et New-York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l’obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de l’amour et, peut-être, de leur vie.
(Goodreads)

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Mon avis : J’ai tout d’abord beaucoup apprécié de retrouver la plume et le talent de Vincent Engel. C’est un vrai plaisir de lire lorsque l’auteur maîtrise à la perfection les mots et l’art de les marier.

Pour en venir à l’intrigue, c’est une histoire assez sombre qu’il nous livre ici. Une histoire de vengeance, de faux semblants et de personnages hantés par des désirs qui les font se perdre dans les dédales de l’âme humaine. Plusieurs scènes provoquent d’ailleurs un sentiment de malaise, comme les scènes « d’éducation » d’Atanasio par Don Carlo.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages et je crois qu’aucun n’a vraiment bénéficié de ma sympathie. À part peut-être Lætitia et Raphaël dont on ne sait que finalement peu de choses.

Il n’en reste pas moins qu’on se laisse balader du début à la fin, jusqu’à la révélation finale des liens qui unissent réellement ces personnages et des motivations qui les animent.

Bref, si l’histoire est assez sombre et ne m’a pas emballée, je ne peux que saluer le brio avec lequel Vincent Engel se joue de nous et de ses héros.

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Les Intéressants – Meg Wolitzer

Je ne sais plus où ni par qui j’en avais entendu parler, mais c’est la raison pour laquelle il a rejoint mon butin lors de mon dernier passage au Fur*t du N*rd.

Résumé : Durant les années 1970, Julie, 16 ans, passe une partie de son été à Spirit in the wood, une colonie de vacances. Elle y fait la connaissance d’un groupe de cinq jeunes adolescents qui se sont baptisés « Les Intéressants », par défi vis à vis des autres pensionnaires: Ethan, un surdoué des films d’animation, Goodman et sa soeur Ash, ainsi que Jonah, le fils d’une célèbre chanteuse folk icône de la contre culture, et enfin Cathy, une très belle fille qui rêve de devenir danseuse.

Julie – rebaptisée Jules par les Intéressants – est fascinée par ces jeunes gens de son âge, cultivés, ironiques, talentueux et sûrs d’eux.

Le roman suit l’évolution des Intéressants pendant près de quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront le succès, même si Ethan reste profondément amoureux de Jules. Goodman, lui, devra faire face à la justice. Ash sera détourné de la musique. Et Jules… Jules se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

Que deviennent les talents et les aspirations de chacun ? Un don de jeunesse peut-il constituer le socle de toute une vie ? Et comment peut-on y rester fidèle malgré les choix qu’impose la vie adulte ? Chacun trahira à sa manière l’adolescent qu’il fut.

Une fresque impressionnante, à la fois réaliste et sensible. Le roman d’un écrivain au sommet de son art. (Babelio)

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Mon avis : D’habitude, je suis plutôt fan de ce genre de roman où l’on suit une sélection de personnages sur plusieurs années et là, au moment de tourner la dernière page, mon avis était plutôt mitigé.

Si on s’attache assez vite à Julie, en manque de repères à son arrivée au camp, Jules, à la fin du séjour et dans tout le reste du roman, m’a nettement moins touchée. Très vite, j’ai trouvé assez irritant cette obsession pour les Intéressants, pour rentrer absolument dans leur petite bulle et y rester et surtout, cette manie qu’elle a de garder comme mètre-étalon de sa vie, celle de son amie Ash et de ces étés à Spirit-in-the-Woods.

Spirit-in-the-Woods, cet espèce de paradis perdu pour certains et dont leur dernier été là-bas marquera la fin de cette période dorée. Car ensuite, il y aura l’agression de Cathy par Goodman et la disparition de celui-ci et rien ne sera plus jamais pareil.

Si il est indéniable que ce roman est réaliste, on est loin de la vie de personnages parfaits pour qui la vie se déroule sans anicroche, c’est peut-être ce côté un peu trop réaliste qui m’a empêché de me laisser emporter. Ça et le côté ronchon de Jules qui peine parfois à mesurer la valeur de ceux qui l’entourent et de la vie qui est la sienne. Et puis, le traitement de l’agression de Cathy m’a aussi un peu dérangée : on parle principalement de la vision de Goodman, qui s’en défend, et finalement, on parle très peu de Cathy, comme si tout cela était banal et sans importance.

Après, les rebondissements sont légions : l’entrée de Jonah dans une secte, l’enfant autiste d’Ethan et Ash, la dépression de Dennis, etc sont autant d’événements probables au cours d’une vie. Et puis, il est intéressant de voir le contexte autour, cette petite histoire contemporaine de l’Amérique en filigrane de celles des personnages.

Bref, j’ai plutôt apprécié ma lecture, mais je n’ai pas été plus emballée que ça.

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Et le ciel sera bleu – Tamara McKinley

Et voilà encore un ouvrage qui a rejoint ma PAL suite à une offre K*ndle (franchement, parfois, je me dis que je devrais arrêter d’y succomber, ça n’aide pas ma PAL à diminuer).

Résumé : Angleterre, 1939. La vie n’a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux.
Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l’Angleterre.  Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru.
Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d’adoption qui lui permettra de s’épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d’uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur…
Mais la guerre et l’arrivée de Florrie à Cliffehaven menacent ce fragile équilibre…
(Babelio)

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Entrer une légende

Mon avis : J’ai beaucoup aimé l’ancrage historique de ce roman, Londres en 1939, les enfants évacués à la campagne, l’effort de guerre et la vie quotidienne malgré les bombardements allemands. C’est un autre éclairage sur cette période sombre de l’histoire.

Quant aux personnages de l’histoire, je me suis très vite attachée à celui de Sally et ensuite à ceux de Peggy et toute sa famille. La pension, tenue par cette dernière, est un véritable havre de paix, d’amour et de solidarité. Un endroit où il fait bon vivre malgré le chaos mondial.

Et puis, il y l’histoire de Sally et John, assez prévisible dans ses développements et finalement, peut-être pas assez exploitée.

Car, globalement, mon impression en refermant ce roman, a été un goût de trop peu. J’aurais voulu en savoir plus sur plein d’éléments abordés et plus encore sur ce qui survient après. Mais, il semblerait que ma soif à ce niveau pourra être étanchée car il s’agirait du premier tome d’une saga…

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Outlander et Dragonfly in Amber – Diana Garbaldon

Après en avoir entendu parler un peu partout, je me suis dit que moi aussi, j’allais me lancer dans la lecture de cette série. Ni une ni deux, quand j’ai vu le prix des quatre premiers volumes en format électronique, j’ai sauté sur l’occasion. Et à l’heure actuelle, je n’en suis encore qu’à la moitié…

Résumés :

Outlander : Ancienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front…

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743.

L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain…

Un grand roman aux multiples rebondissements qui entraîne le lecteur dans le monde sauvage et baroque du XVIIIe siècle écossais, en mêlant habilement fantastique et histoire, fiction et humour. (Babelio)

Dragonfly in Amber : 1968. A la mort de son mari, le docteur Claire Beauchamp-Randall emmène sa fille en Ecosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures… Là, elle révèle à Brianna l’incroyable secret qu’elle n’a jamais dévoilé depuis qu’elle fut retrouvée inanimée auprès d’un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d’une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l’Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l’Ecosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu’elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d’Ecosse et d’Angleterre, venu solliciter l’appui de son cousin Louis XV Leur objectif : décourager ses tentatives d’accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l’Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu’on ne joue pas impunément avec la destinée humaine. (Babelio)

Mon avis : J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, le premier tome m’a donné pas mal de fil à retordre, sans doute au niveau de la langue car c’est quand même un récit assez dense, et peut-être par le fait que ma lecture a été beaucoup entrecoupée. J’ai cependant trouvé l’histoire plaisante, sans pour autant en être totalement sous le charme.

J’ai quand même poursuivi ma lecture, après une petite pause, et j’ai bien fait car j’ai nettement plus apprécié le deuxième tome (alors qu’il semble que ce soit le tome le moins prisé). Sans doute parce qu’on est un peu moins baladé par les événements qui s’enchaînaient à un rythme hyper cadencé dans le premier tome, et qu’on est là plus dans une situation où les changements de lieux et de personnages secondaires sont moins présents. Cela laisse le temps de s’en imprégner et de mieux percevoir l’intrigue. Et puis, j’ai beaucoup aimé les nombreux passages à Versailles et les descriptions de la vie de cour.

Malheureusement, ma lecture de ces deux tomes datant un peu maintenant, je n’en ai plus de souvenirs précis. Je sais juste que ce ne fut pas un coup de foudre mais que je lirais sans aucun doute l’intégralité de la série. Petit à petit, néanmoins.

J’attends maintenant de voir ce que Diana Garbaldon nous a concocté pour le troisième tome…

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Les Crèvecœur/Romain/ – Antonia Medeiros

Alors que j’avais reçu le premier tome lors d’un précédent Masse critique, voilà que lors du dernier en date, la suite me fut échue. Drôle de coïncidence ou pas, aucune idée. En tout cas, j’ai pris plaisir à en découvrir la suite…

Résumé : Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de secrets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la folie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sensualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile. Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame. (Babelio)

Mon avis : Comme pour le premier tome, j’en ai un avis mitigé. Celui-ci m’a clairement plu beaucoup plus que le premier mais ce n’est pas non plus un coup de cœur. Plusieurs pistes abordées dans le premier n’aboutissent pas dans le deuxième. Ainsi, la maison qui m’apparaissait pouvoir être considérée comme un personnage à part entière de la saga, ne l’est finalement pas du tout. Et alors que les descriptions de celles-ci dans le premier tome m’enchantaient et me laissait entrevoir un certain mystère, ici, rien. Tout au plus, la pièce secrète de Germain, qui ne fait pas rêver, c’est le moins que l’on puisse dire…

Encore une fois, si le titre semble indiquer un éclairage particulier sur un personnage, ici Romain, c’est la voix de Germain, à travers les lettres écrites à Raphaël qui nous conte son histoire. Évidemment, son père y a sa place mais on est loin d’en faire le centre du roman.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la passion de Germain pour les chaussures et tout ce qu’il entreprend pour réaliser son rêve. On se laisse emporter et l’on est vite conquis par cet amour qu’il partage à travers ses lettres.

D’autres passages, par contre, m’ont paru inutiles. Comme, par exemple, celui de la princesse chinoise. Quel épisode sordide pour sortir le personnage de Romain de l’intrigue ! Était-il vraiment nécessaire ? Apporte-t-il réellement quelque chose à l’intrigue ? Il faudra sans doute lire la suite pour y répondre…

Bref, comme pour le premier, il y a des éléments intéressants, des passages dont on questionne la pertinence, mais je crois bien que tant que la saga ne sera pas finie, toutes les pièces du puzzle ne seront pas à leur place. De plus, encore une fois, le personnage sordide de Germain m’a laissé un sentiment de dégoût, de répulsion, qui, je crois, explique en partie mon manque d’enthousiasme pour ce livre. Ce fut cependant, une fois ces chapitres passés, un agréable moment de lecture grâce à la plume de l’auteur.

Merci donc à Babelio et aux Éditions La Bourdonnaye de me l’avoir offert.