Vernon Subutex (tomes 1, 2 et 3) – Virginie Despentes

Cette série, c’est une amie qui m’en a prêtée les trois tomes, enthousiaste. Moi, j’étais plutôt perplexe. Mais ça, c’était avant d’entamer la lecture.

Quatrième de couverture (tome 1) :

QUI EST VERNON SUBUTEX ?

Une légende urbaine.

Un ange déchu.

Un disparu qui ne cesse de ressurgir.

Le détenteur d’un secret.

Le dernier témoin d’un monde disparu.

L’ultime visage de notre comédie inhumaine.

Notre fantôme à tous.

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Mon avis : J’ai eu du mal à me laisser prendre par l’histoire dans les 50 premières pages du tome 1. Il faut dire que le personnage de Vernon Subutex, anti-héros total, ne suscitait en moi aucune sympathie. Et puis, au fil des pages, se sont mis à graviter autour de cet individu singulier toute une galerie foisonnante de personnages. De chapitre en chapitre, on passe de l’un à l’autre, on revoit parfois les mêmes événements sous différents éclairages et surtout on finit par s’attacher à certains d’entre eux.

On est face là à une œuvre complexe qui brosse un certain portrait de notre époque, de notre société. L’auteure balance entre critique et tendresse envers ceux qu’elle décrit et fait vivre sous sa plume.

Le premier tome est un peu comme une introduction. Présentation des personnages et du contexte, critique de notre société actuelle et de comment elle exclut certains de ses éléments.Le deuxième nous lance dans une expérience un peu folle, un peu dingue mais à laquelle on a envie de croire. Une folie douce dans laquelle on se laisse entraîner avec plaisir.Le troisième s’achève de manière violente et dramatique, de manière assez inattendue. Une véritable claque qui laisse sous le choc.

Malgré ma perplexité du départ, c’est une série que j’ai beaucoup aimé. Pour la plume de son auteure, tout d’abord. Pour l’émotion, la tendresse et l’humour qui se dégage de son récit enfin.

Bref, je ne peux que vous en conseiller la lecture !

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Sapiens, une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari

Ce livre, j’en avais eu de bons échos. Alors, à quelques jours de mes vacances et prévoyant un loooong voyage en bus (4h aller-4h retour), j’ai sauté sur une promo de livres audio pour en faire l’acquisition. Et je ne l’ai pas regretté.

Résumé : L’histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s’achèvera quand ils deviendront des dieux.

Cette Brève histoire de l’humanité déroule notre histoire globale, des premiers hominidés à aujourd’hui et interroge l’avenir qui nous attend. Comment l' »Homo Sapiens » a-t-il réussi à dominer la Terre ? Quelle singularité nous a permis de s’unir pour créer villes et empires, l’idée de religion, les concepts politiques de nation ou plus récemment des droits de l’homme ? Pourquoi cette dépendance et cette croyance que notre bonheur dépend de l’argent et de la possibilité de consommer ? Que voulons-nous pour ce troisième millénaire ?

Mêlant Histoire et Science, cet essai provocateur, érudit et audacieux déconstruit les idées reçues à l’aube d’une nouvelle révolution cognitive de l’humanité qu’Harari voit pointer dans le développement des neurosciences et de l’intelligence artificielle, entre autres. Quel sera notre dessein ?

Sapiens, un essai brillant et provocateur sur notre histoire globale, qui interroge chacun de nous sur notre avenir et nos choix, à l’aube d’une révolution cognitive décisive qui touchera le monde entier. (Audible)

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Mon avis : J’ai beaucoup aimé. C’est plein de références, allant de l’histoire à l’économie, de la biologie à la sociologie, en passant par la politique… autant dire que ça ratisse large. Et ce n’est pas du tout pesant. Ça se laisse écouter, dans mon cas, et on y trouve même quelques traits d’humour. Je devais avoir l’air fine à laisser échapper un petit rire, à l’écoute de ces derniers, ou hocher de la tête pour marquer mon accord avec l’une ou l’autre idée développée. C’est donc à la fois intelligent et intéressant mais aussi divertissant, une belle gageure.

Plus que d’interroger notre histoire, ce livre porte aussi des questions de choix de société totalement actuels qu’il pose à l’aune de toute cette histoire, justement. J’ai beaucoup aimé cet aspect-là aussi. Il ne s’agit pas uniquement de s’intéresser au passé de l’humanité mais d’éclairer aussi des pistes de réflexion concernant son futur, notre futur.

Je n’ai pas regretté mon choix. Peut-être juste le format. 15h de lecture, ça fait un paquet d’heures quand même. D’autant plus qu’en train ou en bus, j’ai parfois l’esprit qui vagabonde et j’ai perdu le fil à plusieurs reprises (quand je ne suis pas tombée endormie, merci le bus !).

Bref, si le format ne me correspond peut-être pas, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette « lecture » et j’envisage de me procurer la version ebook ou poche dans un futur plus ou moins proche. Histoire de prendre plus le temps d’intégrer l’ensemble du propos.

Une lecture que je vous conseille ab-sol-lu-ment !

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No smoking, please !

Vendredi soir, ma Best ayant congé, nous sommes sorties dans une petite boîte dans le namurois. Une bonne soirée dans l’ensemble. Mais, il y a un énorme mais…
Ce n’est pas la première fois et moi, ça me dérange fortement. Depuis 2011 il me semble, il est désormais interdit de fumer dans de tels lieux. Sauf que là-bas, ce n’est pas respecté. Soit. J’imagine qu’il est difficile de mettre quelqu’un derrière chaque client pour surveiller qu’il ne fume pas dans la salle et que les serveurs et videurs ne peuvent pas les voir tous.
Reste que l’absence criante de signes « Interdit de fumer » dans la salle même me gêne. Une certaine tolérance, quand un couple change de place au bar pour aller fumer « plus discrètement » mais commande un deuxième verre. Clope à la main sous le bar, halo de fumée et paquet de cigarette bien en évidence devant eux. Et ce n’est qu’un des nombreux exemples vus…
Alors, je peux comprendre qu’ils n’aient pas envie de sortir fumer. Mais bon, peut-être éviter d’en griller trois ou quatre par heure, ce n’est pas trop demander, si ?
Ce qui me gêne, c’est tout d’abord la gorge qui pique à cause de la fumée et puis l’odeur qui reste accrochée aux cheveux. J’ai sans doute énormément de mal à le supporter alors qu’en Espagne, presque plus personne ne fume dans les bars et discothèques !
Et puis, surtout, c’est le manque total d’attention aux gens à côté. J’ai des amis fumeurs que j’accompagne parfois dehors lorsqu’ils veulent fumer et je les ai toujours vus faire attention à expulser la fumée dans une direction opposée à moi… Et ça, c’est quelque chose qu’on ne voit pas en boîte. Pas de chance si tu te retrouves à côté d’un fumeur compulsif, tu vas en prendre plein le nez !
Bref, en fin de soirée, ça m’a complètement énervée…