Rebecca – Daphné du Maurier

Je cherchais depuis un moment à lire un roman de cette autrice et j’ai finalement réussi à dégoter celui-ci en ebook à emprunter à sur le portail des bibliothèques belges francophones. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai été assez surprise par le déroulement de l’histoire.

Résumé : Une longue allée serpente entre des arbres centenaires, la brume s’accroche aux branches et, tout au bout, niché entre la mer et les bois sombres, un château splendide : Manderley, le triomphe de Rébecca, la première Mme de Winter, belle, troublante, admirée de tous. Un an après sa mort, le charme noir de Rébecca tient encore en son pouvoir le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse de Maxim de Winter, jeune et timide, pourra-t-elle échapper à cette ombre inquiétante, à son souvenir obsédant qui menacent jour après jour de plonger Manderley dans les ténèbres ? Le chef-d’oeuvre de Daphné du Maurier, immortalisé au cinéma par Alfred Hitchcock, a fasciné depuis sa parution plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Comme Les Hauts de Hurlevent ou Jane Evre, Rebecca est devenu un des plus grands mythes de la littérature mondiale. (Lirtuel)

Mon avis : Les premiers chapitres, retraçant la rencontre de Maxim de Winter avec sa nouvelle épouse dont le nom n’est jamais divulgué, m’ont passablement ennuyée. Où était Rebecca ? Et puis, l’arrivée à Manderley opère un changement notable. L’atmosphère devient pesante et sombre malgré le charme du domaine. On sent la nouvelle Mme de Winter écrasée par le souvenir de cette fameuse Rebecca. 

L’ensemble de l’intrigue se base sur une incompréhension entre les époux de Winter qui ne se sont jamais ouverts de leurs pensées l’un à l’autre. Petit à petit, des indices semés de ci, de là, permettent au lecteur d’envisager qui était vraiment Rebecca. Jusqu’à la révélation finale à laquelle les jeunes époux feront face ensemble. Je ne puis en dire plus pour ne pas spoiler l’intrigue à ceux qui ne l’auraient pas lu. 

Si j’ai eu un peu de mal sur le début du roman, la maîtrise de l’intrigue, de la psychologie de ses personnages et de l’écriture par l’autrice a fini par me happer totalement. À lire absolument si vous ne l’avez pas encore fait.

signature

Et les vivants autour – Barbara Abel

Ce roman, je ne savais pas trop quoi en attendre. Je savais juste qu’il n’avait pas été trop au goût de l’amie qui me l’a prêté.

Résumé : Voilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux.
Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux.

Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Après Je sais pas et Je t’aime, le nouveau thriller de Barbara Abel dissèque à la perfection la psychologie et les émotions en montagnes russes des personnages qui gravitent autour du corps de Jeanne, inerte et si présent à la fois. (Babelio)

cvt_et-les-vivants-autour_3856

Mon avis : Le début de l’intrigue est assez lent. On plante le décor, on découvre ceux qui gravitent autour de la chambre de Jeanne et de son corps, abandonné. 

Et puis, tout bascule. Un événement inattendu et passablement perturbant, dérangeant se produit. La famille de Jeanne, son père, sa mère, sa sœur et son mari, tous, sont renvoyés à leurs croyances, à leur passé avec celle-ci et à ce qu’il leur reste d’attentes.

Arrive enfin le dernier tiers du roman. Et là, tout explose, le rythme s’accélère, le suspens nous tient en haleine et la mort frappe là où l’on s’y attend le moins.

Ce roman, c’est une plongée dans une histoire familiale, dans ses secrets, dans la noirceur et la complexité de certains sentiments, le déballage de choses pas toujours reluisantes. Rien ne nous sera épargné. 

Un roman dont on sort un peu groggy, remué par son dénouement.

signature