The Woman in White – Wilkie Collins

Je ne sais plus trop comment je me suis décidée à me lancer dans ce classique de la littérature anglaise. Je crois que j’en ai lu de bonnes critiques sur plusieurs blogs, que je l’avais mis en pense-bête et que j’ai finalement passé le pas de l’acheter.

Résumé : Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger…
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…(Amazon)

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Mon avis : Si j’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, suite à certaines longueurs en début de roman et au style employé, je me suis peu à peu laisser prendre au suspense habillement distillé par Wilkie Collins.

La première partie, qui place peu à peu les protagonistes principaux de l’intrigue, m’a de prime abord semblée un peu longue… Je ne comprenais pas trop vers où l’histoire allait nous emmener, ce que l’auteur cherchait à nous raconter. La rencontre de William Hartright avec la Dame en Blanc, son emploi à Limmeridge et l’attachement qui va le lier peu à peu aux deux femmes de la maison, tout ça, je n’en voyais pas la finalité… Et puis, l’annonce du mariage à venir et le personnage que l’on sent antipathique au possible de Percival Glyde précipite un peu le tout… Le mariage aura-t-il lieu ? Que va-t-il advenir ensuite ?

De péripéties en péripéties, de narrateur en narrateur, on se laisse prendre au jeu de cette manipulation et on a hâte d’en voir venir le dénouement.

Un roman passionnant dont je vous conseille la lecture.

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Testament of youth (Mémoires de jeunesse)

Quand je ne suis pas les critiques et les avis d’amis pour choisir le prochain film que je verrai au ciné, je me fie parfois aux affiches (et même sans lire les synopsis) ou encore aux trailers. Ce fut le cas pour ce film-ci et je n’ai pas été déçue, il a tenu toutes ses promesses, voire plus.

Synopsis : Printemps 1914. Jeune femme féministe à l’esprit frondeur, Vera Brittain est résolue à passer les examens d’admission à Oxford, malgré l’hostilité de ses parents particulièrement conservateurs. Décidée à devenir écrivain, elle est encouragée et soutenue par son frère et sa bande d’amis – et notamment par le brillant Roland Leighton dont elle s’éprend. Mais les rêves de Vera se brisent au moment où l’Angleterre entre en guerre et où tous les jeunes hommes s’engagent dans l’armée. Elle renonce alors à écrire pour devenir infirmière. Tandis que la jeune femme se rapproche de plus en plus du front, elle assiste avec désespoir à l’effondrement de son monde. (Allociné)

Mon avis : J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale du film, adoré le personnage de Vera Brittain et suis passée par tout un florilège d’émotions tout au long de la projection. La Grande Guerre est bien sûr au cœur de ce film, sans pour autant qu’on soit aux premières loges dans les tranchées. Les horreurs de la guerre y sont présentées tout en y apportant une touche d’humanité.

Je me sens un peu sans mot pour vous en parler. Toujours est-il que je compte bien mettre la main sur le livre de Vera Brittain qui a inspiré ce film, c’est vous dire la grande impression qu’il m’a faite.

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Let it snow (Flocons d’amour) – John Green, Maureen Johnson, Lauren Myracle

Ce petit recueil de nouvelles, c’est Choupette qui me l’a passé. Comme d’hab’, je l’ai lu sans avoir lu la quatrième de couverture. Et finalement, j’ai passé un bon moment même si  les romances adolescentes ne sont le genre qui a ma préférence… D’ailleurs, je découvre juste à l’instant son titre français et franchement, ça, ça m’aurait fait fuir !

Résumé : C’est le réveillon de Noël et Gracetown est sous la neige. Mais la météo est plus qu’un simple désagrément. Quand une jeune fille descend inopinément d’un train coincé par la neige, elle va déclencher une série d’événements qui vont bouleverser des vies.

Bientôt, quatorze pom-pom girls gonflées à bloc vont entrer dans le Waffle House local, la soirée DVD de « The Duke » sera brutalement interrompue pour une mission Twister et une barista en plein chagrin d’amour aura le sort d’un cochon américain (teacup pig) entre ses mains…

Alors que ces trois histoires se croisent, des inconnus voient leurs chemins converger et la romance fleurit avec des conséquences qui font chaud au cœur. (Essai de traduction de la quatrième de couverture)

Mon avis : Il s’agit de nouvelles, donc c’est assez court. Comme dit dans le quatrième de couverture, les histoires se recoupent, les personnages se retrouvent d’une histoire à l’autre et pour moi qui ne le savais pas, ça a été une découverte plutôt plaisante même si parfois légèrement compliqué à appréhender car les histoires et certains personnages se ressemblent un peu. C’est peut-être parce que je l’ai lu en anglais, mais je n’ai pas vraiment ressenti de différences flagrantes de style entre les trois auteurs et j’ai trouvé que c’était quand même une sacrée prouesse ou en tout cas une bonne entente entre les trois auteurs pour faire intervenir les mêmes personnages d’une nouvelle à l’autre.

J’avouerais ma préférence pour la première et la dernière nouvelles, celles de Maureen Johnson et Lauren Myracle, respectivement. La première, pour cette histoire où une jeune fille finit par comprendre que la relation dans laquelle elle se trouve ne la satisfait plus, qu’elle est inégale et elle y met fin. Et la dernière pour ce final où se retrouve l’ensemble des protagonistes, qui lui donnait un caractère assez agréable, presque festif, du fait du plaisir de retrouver des « visages » connus.

En gros, ce fut une lecture assez plaisante, même pour moi qui ne raffole ni des nouvelles ni des romances.

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One day (Un jour) – David Nicholls

Et on continue dans la série des livres que j’ai reçus de Xel0u le l0up. Encore une fois, je n’ai pas été déçue de mon choix, même si j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Sans doute parce que je l’ai commencé dans une période où j’étais fatiguée et que parfois, certains mots en anglais m’échappaient un peu.

Résumé : A Londres et à Edimbourg, mais aussi dans le Yorkshire, en Inde, en Italie, en Grèce et même à Paris, de 1988 à 2007. Après la fête de fin d’année, Emma et Dexter passent une nuit ensemble. Lui, issu d’un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant, frivole, dilettante ; elle, d’origine modeste, charmante qui s’ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions politiques.Commence alors une amitié improbable, une drôle d’histoire d’amour sur près de vingt ans. Dexter voyage et collectionne les aventures ; Emma travaille comme serveuse dans un mauvais tex-mex. Dexter devient animateur télé et court les soirées branchées ; Emma renonce à ses ambitions artistiques et enseigne l’anglais et le théâtre dans un collège difficile. Dexter se marie avec Sylvie, beauté froide et ambitieuse et lui fait un enfant ; Emma finit par vivre avec Ian, aspirant humoriste qui ne fait rire personne… Dexter et Emma mènent des vies séparées alors que tout les ramène l’un à l’autre. A moins que le destin, encore une fois, ne se joue d’eux… (Babelio)

Mon avis : Malgré quelques difficultés au début, je me suis laissée emporter par l’histoire. Encore une fois, la faute à une certaine barrière de la langue, conjuguée à un peu de fatigue. Mais après quelques chapitres, la lecture se fait plus aisée et l’intrigue prend les pas sur tout le reste.

Si j’ai beaucoup aimé le Dexter des premiers chapitres, celui de tout le milieu du livre, je l’ai détesté. Et même si l’on sent qu’il n’est pas heureux dans cette vie qu’il s’est construit, son attitude absolument imbuvable, le rend insupportable. Tout au long des chapitres du milieu, on a l’impression qu’il accumule erreur sur erreur, à la limite de l’auto-destruction qu’il finira d’ailleurs par frôler.

De son côté, Emma, si elle n’a pas su éviter certains écueils, est un personnage nettement plus attachant. Pleine d’idéalisme et de rêves, alors qu’on la voyait se perdre à la sortie de l’univ’, elle trouve peu à peu sa voie et s’y épanouit.

Tout au long des années, Emma et Dexter vont se croiser, se frôler, s’éloigner, s’attirer et se déchirer. Jusqu’à trouver une certaine stabilité, le dénouement que l’on attendait tous. Jusqu’à ce qu’arrive l’imaginable…

Au-delà de l’intrigue, le fait de retrouver Dex et Em tous les ans à la même date crée à la fois un sentiment de frustration, de ne percevoir que quelques fragments de leur vie, mais aussi une dynamique et une ambiance particulière. Une certaine attente peut-être aussi… Est-ce que l’année prochaine… ? Quand vont-ils enfin…?

Et puis, il y a de nombreux moments plein d’émotion et d’humour entremêlés dans cette histoire d’amour pas banale et pas mièvre pour deux sous.

Bref, encore une fois, si j’ai eu du mal à démarrer, j’en ai dévoré les derniers chapitres avec énormément de plaisir.