Ce sera moi – Lyla Lee

À l’annonce de ce Masse Critique privilégié organisé par Babelio, c’est la curiosité qui m’a poussée à m’inscrire. L’univers de la K-pop m’est totalement inconnu et l’héroïne paraissait atypique, j’ai donc sauté sur cette opportunité qui m’était donnée.

Résumé : Skye Shin a tout entendu. « Les filles grosses ne devraient pas danser. Elles ne devraient pas porter de couleurs vives. Elles ne devraient pas attirer l’attention sur elles. »

Pourtant, Skye rêve de devenir une star de K-pop, quitte à briser toutes les règles que la société, les médias et même sa propre mère ont établies pour des filles comme elles.

Quand elle se présente à un concours télévisé, Skye est prête à tout pour remporter la victoire. Mais rien ne l’avait préparé à la grossophobie des membres du jury, aux haters sur les réseaux sociaux et, encore moins, à un rapprochement avec un de ses concurrents… (Quatrième de couverture)

Mon avis : Je l’ai dévoré en une paire d’heures. C’est frais, le personnage de Skye est hyper attachant, il y a de l’humour et j’avais vraiment envie de savoir si elle allait ou non gagner ce concours.

L’intrigue est totalement ancrée dans le monde et la société actuels et en aborde donc certaines problématiques comme le rapport à l’image et au poids, la grossophobie, les réseaux sociaux, l’homophobie, les différences générationnelles et culturelles qui peuvent se poser dans une famille quand parents et enfants ont grandi dans des pays, des milieux, des cultures différentes. Ce dernier point est ici plutôt centré sur la communauté coréenne de Californie mais peut à mon avis être transposée à d’autres réalités.

Contrairement à beaucoup de romances adolescentes où l’héroïne ne rentre pas dans le moule imposé par la société, Skye ne subira aucune transformation entre le début et la fin du roman. Pas de mécanique du vilain petit canard qui se transforme en cygne. Par contre, elle acquiert un regard plus bienveillant sur son corps et apprend à l’accepter un peu plus. C’est une dynamique qu’il me semble importante de souligner.

J’ai beaucoup apprécié aussi le fait que le happy end soit un peu nuancé. Je trouve ça plus réaliste que quand le héros ou l’héroïne gagne sur absolument tous les tableaux à la fin. Mais je ne vais pas pour autant vous dire si elle gagne ou pas ce concours, il vous faudra lire le roman pour le savoir.

En bref, je ne peux que vous conseiller ce roman qui, sous ses airs de légèreté et de fraîcheur, n’en aborde pas moins des thèmes importants et vous propose de vous plonger dans la culture coréenne et la K-pop. Certains pourraient peut-être trouver que certains aspects manquent de profondeur, mais on aurait alors perdu ce peps, cette énergie qui en ressort et donc ce n’est pas gros manque pour moi. Merci donc à Babelio et aux Editions Hachette.