Charlotte – David Foenkinos

Quand une amie me l’a passée, je me suis réjouie. J’apprécie toujours beaucoup la prose de David Foenkinos et une fois n’est pas coutume, je me suis régalée malgré une histoire plutôt dramatique.

Résumé : Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C’est toute ma vie." Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche. (Babelio)

Mon avis : Je l’ai dévoré en à peine deux jours ! Même si un poids pèse sur tout le roman, dû au final tragique de Charlotte, je me suis une fois de plus laissée bercer par la poésie des mots de Foenkinos. C’est l’un des quelques auteurs que je lis à chaque fois avec beaucoup de plaisir anticipé et dont je suis rarement déçue. Sans compter que je me laisse à chaque fois prendre par la beauté, j’oserai ajouter la magie, avec laquelle il manie les mots pour former l’histoire qu’il nous raconte.

À lire sans hésitation !

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Petit bout de ciel rose

Bon, novembre est passé comme une flèche et, je ne sais ni comment ni pourquoi, j’ai à peine trouver le temps de poser mes doigts sur le clavier et de les laisser s’agiter sur celui-ci ces dernières semaines. Pourtant, mes journées ne se sont pas alourdies, mon agenda ne s’est pas rempli plus que de coutume. Le mystère restera donc entier.

Deux bien belles semaines ont pourtant clôturé cet avant-dernier mois de l’année.

Tout d’abord, il y a eu ce lundi, où n’ayant pas eu le temps d’aller faire mes courses le weekend, j’ai reporté cette tâche au lendemain, après le boulot. Déjà, en rejoignant l’arrêt de bus pour rentrer chez moi, j’ai profité de cette magnifique couleur de ciel rose avant de courir jusqu’au parc du Cinquantenaire , histoire d’immortaliser ce dernier bout de ciel coloré avant la tombée de l’obscurité. La distance à parcourir était courte (moins de 100 mètres, je dirais) mais il n’en restait vraiment plus grand chose quand j’ai atteint le parc.

Dernier bout de ciel rose avant que l'obscurité ne s'étende sur le Parc du Cinquantenaire

Dernier bout de ciel rose avant que l’obscurité ne s’étende sur le Parc du Cinquantenaire

Bon, par contre, le temps passe tellement vite, qu’en fait, ça date déjà d’il y a trois semaines, bientôt quatre… (hum hum).

Il y a eu ce lundi férié, passé en diverses petites courses et rendez-vous. Et alors que j’aurais voulu profiter de cette journée pour écrire, je n’ai pas trouvé de temps suffisant à y accorder.

Le Black Friday qui m’a permis d’avancer un peu dans mes cadeaux de Noël en économisant un peu et de m’offrir par la même occasion un calendrier de l’avent de thés. Sans oublier, oh surprise, de croiser ma sœur à la fin de son shopping alors que j’allais commencer le mien. Rencontre inattendue, elle m’a d’ailleurs surprise.

Et puis ce mercredi où la prof de néerlandais était absente, ce qui m’a fait une semaine toute light.

Un cheese and wine organisé par mon coloc’ où le pain aux figues et noisettes ainsi que celui noix et abricots de mon boulanger ont fait sensation. Moi qui espérais qu’il en reste l’une ou l’autre tranche pour le lendemain, j’ai déchanté. Très bonne soirée ensuite à jouer à Time’s Up.

Une fondue savoyarde et une soirée jeux chez des amis le weekend passé. Vraiment, les jeux de société, c’est toujours une bonne idée à dégainer.

Une semaine relativement calme au boulot alors qu’on est à cheval entre deux mois et que c’est normalement beaucoup plus animé.

J’ai finalement accepté une proposition pour le réveillon, que je pensais faire chez mes parents en pijama comme l’année dernière. Je pense que la soirée promet d’être agréable, là on discute menu et organisation.

Un souci avec le gaz qui fait que pour cuisiner, il faut d’abord descendre au sol rouvrir la vanne et descendre dès la cuisson terminée la refermer. Assez rock’n’roll. Résultat, je saute sur toute occasion pour manger dehors (mais pas trop non plus, faut faire gaffe au porte-monnaie quand même) et utilise le four plus que d’habitude. Quiches, pizzas et lasagnes sont donc les bienvenues.

Ce qui fait que je suis retournée chez mes parents ce weekend, histoire d’éviter le dilemme "que cuisiner aujourd’hui ?" et me suis régalée de toasts aux champignons et béchamel ainsi que de patates farcies. Trop bon !

Et puis, cet après-midi, marché de noël avec une amie et ballet, Casse-Noisette, au programme. Plutôt sympa pour clôturer la semaine, donc.

Et chez vous, ça s’est passé comment ?

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Trois petits tours et puis s’en vont…

Et bien, et bien, ça fait un bail que je ne suis pas venue par ici. Et pourtant, ce n’est pas que cette première moitié de mois ait été tellement remplie (quoique). Juste pas le temps ou pas l’envie de prendre le temps pour écrire. Sans compter un manque d’inspiration flagrant, des films moyens vus au cinéma et un gros blocage sur le premier tome de l’e-book de "Guerre et Paix" de Tolstoï qui fait que de ce côté-là non plus, je n’avais pas grand chose à raconter…

Bref. Ces trois dernières semaines ont donné lieu à deux-trois petits restos entre amis, on reprend une certaine régularité et j’apprécie ces moments passés ensemble qui s’était fait plus rares ces derniers mois.

Il y a aussi eu un weekend en famille, ça fait toujours du bien.

Le souper des témoins en vue du mariage de ma sœur. Jusqu’à l’annonce de ce qu’ils attendent de nous pour le grand jour, c’était plutôt relax et sympa. Bon, j’exagère, c’est moi qui me met la pression d’être à la hauteur. Faut dire aussi que ma sœur est méga organisée avec son bouquin organisateur/planning/conseils. Rien que la liste des questions pour le dj était impressionnante et pleine de sens.

En mode un poil frivole, il y a cette nouvelle robe étrennée cette semaine pour laquelle j’ai reçu quelques compliments. Ça fait toujours plaisir.

Un marathon cinéma, si on peut appeler ça comme ça, avec les 70 ans de la Cinémathèque Royale (à ne pas confondre avec la Cinemathek) plutôt sympa et en bonne compagnie.

Après avoir tourné la dernière page virtuelle de "Guerre et Paix", être déjà dans mon deuxième bouquin en moins d’une semaine. Changement de rythme total à tout niveau.

Et puis, petite ombre au tableau, une grosse contrariété et un contentieux avec mon abonnement cinéma. J’espère que ça se réglera de manière satisfaisante, sinon, je crois que j’y mettrais fin.

Et chez vous, quoi de neuf ?

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Quelques adresses de mode éthique à Bruxelles

Cet été, alors que je n’avais pas trouvé mon bonheur à Louvain-la-Neuve, j’ai cherché si il y avait d’autres points de vente de ce pantalon en chanvre bio que j’aime tant. Et oui, il y en avait deux à Bruxelles. Aussitôt dénichés, aussitôt visités !

La première boutique est une coopérative dont le "projet est de promouvoir le commerce équitable et la consommation responsable". Il s’agit d’Ozfair. On y trouve un peu de tout, de l’alimentaire, des cosmétiques, de la papeterie, des accessoires, une table d’hôtes et des vêtements. Je ne m’y suis rendue en période de soldes et n’ai malheureusement pas trouvé mon bonheur ce jour-là, je n’ai pas encore eu l’occasion d’y retourner. L’endroit est agréable, je dirais peut-être en bémol que le fait d’avoir un éventail aussi large de types de produits fait que le choix est parfois réduit sur certains produits. En vêtements, il y avait lors de mon passage des pièces Marie Cabanac, Braintree et Up rise (la marque que je cherchais) parmi d’autres.

L’endroit est agréable et vaut très certainement une petite visite si vous êtes du côté du parvis de Saint-Gilles ou de Porte de Halle.

Le deuxième magasin est situé dans les Marolles, pas loin de Porte de Halle non plus. Il s’agit d’Ethika, shop bio-éthique et créateurs. Pas mal d’accessoires et des vêtements donc. J’y ai déjà acheté deux jeans de la marque Kuyishi, que j’aime beaucoup. J’ai aussi craqué lors de ma dernière visite sur des chaussettes et un top Braintree, super confortables ! Petit point plus, comme il s’agit d’une toute petite boutique, en cas de retouche, c’est effectué dans la demi-heure sous réserve du passage d’éventuels autres clients. Sans oublier que la vendeuse est super agréable. Bref, à ne pas louper si vous êtes dans le coin !

Et vous, vous avez des bonnes adresses de mode éthique/bio/éco-responsable à me conseiller ?

Les adresses :

Ozfair : Avenue Jean Volders 9, Saint-Gilles.

Ehtika : Rue Blaes 128, Bruxelles.

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Cette semaine, beaucoup de petites choses planifiées d’ici à décembre prennent forme, c’est sympa.

Je commence aussi tout doucement à sortir de ma léthargie récupération-post vacances. Et ça, c’est cool, parce que je mets un peu plus le nez dehors et que ce sont donc des bons moments partagés.

Comme ce souper avec des amis, jeudi, après mon cours de yoga. On est retournés au Vieux Spijtigen Duivel, à Uccle, j’ai à nouveau commandé un vol-au-vent et il a juste été aussi sublime que la première fois. Dommage que ce soit si loin de chez moi…

Mon coloc’ est parti quelques jours et j’ai donc pu profiter de l’appart’ pour moi toute seule durant cette période. J’aime bien, de temps en temps, occuper le lieu seule et ça d’autant plus depuis cet été où j’ai été la moitié du temps seule à l’appart’.

Samedi, après un passage en salles obscures, je suis partie faire un tout petit peu de shopping. J’en suis revenue bredouille mais avec l’info que l’enseigne dans laquelle j’avais repéré une pièce, plus dans ma taille évidemment, ouvrait plusieurs boutiques le lendemain. Et alors qu’en général, je suis contre le shopping du dimanche, j’ai craqué.. et suis repartie avec une robe au lieu du pull repéré la veille.

Quelques parties de Time’s Up et d’Aventuriers du Rail aussi cette semaine, c’est toujours chouette. Et comme d’hab’, qu’est-ce qu’on a rigolé au Time’s Up !

Et vous, votre semaine ?

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[El camino] Arcahueja – León

Though we travel the world over to find the beautiful, we must carry it with us or we find it not

Moral : La nuit fut courte, mais le moral est bon.

Physique : Mes pieds vont nettement mieux, quelques courbatures.

Réveil plus que matinal pour cette dernière matinée et les huit kilomètres qui me séparent encore de mon objectif. Il faut dire que l’ensemble de ma chambrée a sauté hors du lit vers 5h du matin et j’ai suivi le mouvement avec une bonne demi-heure de décalage. Le petit déj’ n’était franchement pas terrible : deux tranches de pain de mie et un croissant industriel, de ceux qui ne ressemblent que de très loin à un croissant, par personne. Bof bof. J’ai donc abandonné le croissant sur la table.

C’est vers 6h15 que je me suis mise en route. Lampe frontale obligatoire, vu qu’ici le soleil ne se lève que vers 8h. Et comment dire, ce ne fut pas la meilleure idée que j’ai eue… Parce que mes compagnons de chambrée ayant pris pas mal d’avance, je me suis retrouvée absolument seule, au milieu des champs, avec pour seule source de lumière ma lampe frontale. Mise à part les trois jeunes filles de l’Est qui ont été derrière moi pendant la première heure, ce fut deux heures de solitude totale. Ça ferait presque un pitch de film d’horreur. Bref, ce fut un peu angoissant par moment.

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L’entrée dans le centre historique de León, un peu avant 8h, via la puerta moneda et la muraille romaine qui ceignait la ville.

Sans compter les quelques intersections sans indications, j’ai cru à plusieurs reprises avoir fait fausse route, jusqu’à ce qu’une petite flèche jaune me rassure.

Je suis entrée dans Léon un peu avant 8h et le centre ville m’a semblé loin, mais loin. J’ai pris le temps de faire quelques photos et un petit déj en attendant l’ouverture des portes de la Cathédrale pour le cachet. Par contre, je n’ai pas vraiment visité, mais bon, je reviendrai ! Vu la mauvaise surprise de mon arrivée et avec ce bus, que je voulais prendre, complet, cette fois, j’avais pris les devants et pris un billet pour le León-Madrid de 10h30 et j’étais un peu talonnée par le stress. D’autant que la distance centre-ville – gare routière semblait assez conséquente dans mon guide (en fait, j’ai mis moins de 10 minutes… en taxi).

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La Cathédrale de León

Donc, vers 10h30, bien installée dans un bus supra (plus de place, boissons et collations comprises), les trois heures de voyage sont passées hyper vite. Il faut dire aussi que dans les bus espagnols, chacun a maintenant un petit écran intégré dans l’appuie-tête du siège de devant avec un choix de films et séries à visionner. Autant dire que j’en ai profité avant de passer quelques heures chez une amie avant de reprendre l’avion le lendemain.

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Et bien, elle était belle, la semaine passée !

Une fois encore, j’ai séché mon cours de salsa (fallait pas déplacer le lieu du cours) et j’ai donc profité d’une soirée tranquille à l’appart’ et surtout d’une longue nuit de sommeil.

Il y a eu aussi un petit shopping en soirée avec ma mère et une de mes sœurs, en semaine. Comme mercredi, je voyais ma Best du côté de chez mes parents, j’en ai profité pour rentrer chez eux après le boulot et pendant que Chouka allait à son cours de sport, on a passé le temps dans un centre commercial. Une soirée en famille donc, qui fut bien chouette.

Bizarrement et contre toute attente, j’ai assez mal dormi cette nuit-là et à chacun de mes réveils, j’étais étonnée de retrouver le chaton à mes pieds, elle n’a quasi pas bougé de toute la nuit.

Mercredi donc, super journée. Deux heures de relax total entre piscine chauffée à 32°C, sauna, hammam et salle de relaxation avec fauteuils chauffants et thé à volonté, le tout en papotant allégrement et avant un petit massage du dos aux ballonnets de sable chaud. Divin ! Par contre, comme à chaque fois, j’étais vidée après, qu’est-ce que ce fut dur de tenir le coup en cours de néerlandais !

Le lendemain, la pédicure que j’avais réservée depuis mon retour (première date dispo) m’a aussi fait beaucoup de bien. Il faut dire que mes pieds étaient dans un de ces états ! Par contre, trop juste pour arriver à l’heure pour mon cours de yoga, j’ai dû zapper…

Vendredi, j’ai retrouvé un ami autour d’un verre et on a terminé la soirée au resto, à trois. Vraiment très très chouette soirée. On a pas mal rigolé, bien mangé (des tapas, évidemment) et bu un petit rioja pour accompagner tout ça. En sortant, on était tous d’accord : ça vaudrait la peine d’y retourner en réservant (là, on s’est retrouvé à manger a la barra, typique) et on devrait faire ça plus souvent !

Et puis, diner en famille chez mes parents le dimanche pour l’anniversaire de ma mère. Comme toujours, ce fut une après-midi délicieuse…

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[El Camino] Reliegos- Arcahueja

Your life is made up of the memories that you choose to make, so, go make a memory !

Moral : bon

Physique : bien reposée, état stationnaire pour les pieds.

Auberge : La torre, privée.

Je n’aurais clairement pas dû boire autant de thé (quatre tasses !) hier après-midi. Résultat, je me suis réveillée trois fois cette nuit pour aller aux toilettes.

Le réveil fut plus matinal que la veille, évidemment et j’ai pris un petit déjeuner copieux vers 7h , tostadas et yaourt, avec les français et la japonaise.

La journée fut plutôt agréable, notamment parce que j’ai bien choisi les endroits où je me suis arrêtée pour faire une pause et boire un cola-cao.

À Mansilla de las Mulas, premier arrêt de la matinée, j’ai eu droit à un chupito de jus d’orange pour accompagner mon cola-cao. Ce fut encore mieux lors de ma deuxième pause, à Puente Villarente. Je me suis arrêtée dans une panadería qui fait aussi salon de thé, El horno de Eladia, et alors que je me demandais ce que j’allais commander à grignoter avec mon cola-cao, celui-ci m’a été servi accompagné d’un morceau de gâteau. Vraiment, la journée commençait sous de bons auspices.

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La passerelle à traverser pour entrer dans Puente Villarente…

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…et le pont, parallèle à celle-ci, qui enjambe le rio Porma et où passent les voitures

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Le morceau de gâteau qui m’a été offert pour accompagner mon verre de Cola Cao à El Horno de Eladia

Et puis, alors que je n’étais plus qu’à 4 km de ma destination du jour, ceux-ci m’ont semblé très très long. D’autant qu’à l’entrée du village d’Arcahueja, il y a une immense côte (c’est peut-être un poil exagéré, mais à ce moment de la journée, c’est l’impression qu’elle donnait)

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C’est par là !

L’auberge où je me suis arrêtée est un peu basique. Enfin, c’est moi qui ai pris l’option basique et économique du dortoir de dix personnes avec lits superposés, le classique sur le chemin. Des chambres privées sont aussi disponibles, mais après tout ce que j’avais déjà dépense en taxi depuis le début du voyage et sachant que c’est ma dernière nuit, je ne l’ai même pas envisagée.

Par contre, la tortilla au jambon et au fromage que j’ai dévoré pour le diner était juste délicieuse. Un vrai régal. On verra pour le souper…

Dernière journée demain et pourtant, je tenais à faire une lessive. Histoire d’avoir des vêtements propres pour demain et après-demain à Madrid. Et comme l’année passée à Atapuerca, malgré deux passages au séchoir, pas moyen d’arriver à sécher mes vêtements. Ils sont sortis chauds, mais humides. Je les ai donc étendus dehors une paire d’heure, avant que la pluie ne se présente.

J’ai passé l’après-midi dans le café de l’auberge, encore une fois, mais ce fut moins animé qu’il y a deux jours. J’ai ensuite rejoint mes compagnons de chambrée dans le réfectoire et vu que nous étions peu nombreux, j’ai changé de place. L’hospitalero m’avait assignée un lit en haut et franchement, je ne m’y sentais pas à l’aise du tout. Vu les lits disponibles cette nuit, je suis donc redescendue vite fait.

Dans la partie auberge, nous ne sommes donc que 7 : trois jeunes filles de Tchéquie et Slovaquie et trois hommes plus âgés. Pas de grandes amitiés en vue donc, mais la soirée fut divertissante. Le souper par contre, n’était franchement pas terrible, tant en qualité qu’en quantité. Heureusement, que j’étais en relative bonne compagnie !

Comme toujours, après le souper, tout le monde rejoint la chambre et l’extinction des feux ne tarde pas. Demain, j’entrerai dans León…

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Nujeen, l’incroyable périple – Nujeen Mustafa avec Christina Lamb

Ça faisait un certain temps que je n’avais pas participé à une opération Masse Critique de Babelio mais j’ai quand même hésité lors de cette édition. Je n’étais pas sûre d’avoir envie de me plonger dans ce genre d’histoire à ce moment précis. Et puis, j’ai quand même cliqué et je n’ai pas été déçue du voyage.

Résumé : À 16 ans, elle a fui la Syrie ravagée par la guerre en fauteuil roulant. Le témoignage exceptionnel et poignant d’une jeune fille qui a choisi la voie de l’espoir.

En 2015, Fergal Keane, journaliste à la BBC, repère dans la foule des migrants une adolescente en fauteuil roulant. Ému et admiratif devant tant de cran, il recueille son témoignage. Aussitôt, les médias et les réseaux sociaux s’enflamment…
Avec la collaboration de Christina Lamb, Nujeen raconte comment elle a trouvé le courage de s’engager dans ce dangereux périple de 6 000 kilomètres, depuis la Syrie jusqu’à l’Allemagne en passant par la Grèce et la Hongrie…

Un récit porté par l’incroyable détermination de Nujeen et le principe auquel elle n’a pas dérogé : ne pas être une victime. (Quatrième de couverture)

Mon avis : Malgré les événements terribles auxquels elle a été confrontée, Nujeen garde l’espoir et sa joie de vivre et nous les transmet tout au long de son récit.

À la fois, carnet de bord de ce périple, journal intime et réflexions sur l’histoire, l’humanité et cette tragédie qui se déroule à la fois sous nos yeux et dans l’ombre, on ne sort pas indemne de cette lecture.

Tout au long de ce récit, on s’attache à Nujeen et sa personnalité pétillante et on est touchés par le recul qu’elle peut avoir sur les événements. Ses remarques sont toujours justes et frappent parfois là où ça fait mal. C’est sans doute la force de ce témoignage : plus qu’un simple récit personnel d’une tragédie, il acquiert une valeur universelle et transforme cette litanie de chiffres qu’on entend aux JT en personnes bien réelles. Tu as sans doute réussi là ce que tu souhaitais, Nujeen, donner à cette tragédie un visage, une réalité.

Une lecture que je vous conseille, donc, et pour laquelle je remercie Babelio et les éditions Harper Collins France.

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[El Camino] San Nicolás del Real Camino – Reliegos

Bizarre travel plans are dancing lessons from God

Moral : bien bien meilleur.

Physique : j’ai passé la meilleure nuit que j’ai connue sur le chemin ! J’ai par contre toujours mal aux pieds mais ça s’améliore !

Auberge : Ada, privée, végétarienne.

Comme prévu, ce fut donc la meilleure nuit que j’ai passée ! C’était prévisible vu que nous n’étions que trois pèlerins dans l’auberge et deux à partager cette chambre. Bref, à part un rapide réveil à 5h du matin et à 6h quand Chris s’est levée, j’ai ensuite dormi jusque 7h30 ! Pas de réveil programmé, je pensais me lever comme "d’habitude" vers 6h-6h30, ou au plus tard 7h, vu que de toute façon, le petit déj’ n’était servi qu’à partir de 7h30. Après le "Oh, mon dieu, déjà ! ", je me suis préparée en vitesse avant de descendre déjeuner. Résultat, je n’ai commencé cette journée que vers 8h30…

Encore une fois, les paysages sont assez semblables et l’étape m’a paru assez longue. D’autant plus que je me suis trompée de chemin et que j’ai bien dû faire 2 à 3 km en plus des 17 prévus aujourd’hui. C’était avant Sahagún, à hauteur d’un pont. Il y avait trois flèches qui indiquaient de tourner à droite, une avant le pont, une autre au milieu et la dernière après le pont. Sauf que je n’ai vu que la première et suivi le brésilien devant moi, qui m’a donc induite en erreur…

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Avant d’entrer dans Sahagún, centre géographique du Camino

Une fois de plus, les derniers kilomètres m’ont paru interminables. Et puis, arrivée à Bercianos, la destination prévue du jour, j’ai eu une très mauvaise surprise… L’auberge privée, qui compte une dizaine de lits, était complète et la municipale, fermée pour cause de punaises des lits. Résultat : pas d’autre option que de marcher jusqu’au village suivant, Burgos El Ranero, à 7km. Mais ça, c’était juste impossible pour moi. Et puis, comme dans l’étape du lendemain, il y avait un tronçon de 10km que je pensais déjà sauter avec l’aide d’un taxi, j’ai carrément zapper les deux. Le temps de diner dans un bar à Bercianos et d’appeler un taxi et zou, j’ai fait un bond de 17km. C’est un peu râlant encore une fois, mais là, physiquement je n’aurais pas pu… Adieu les bonnes résolutions de la veille, donc. En attendant le taxi, j’ai feuilleté mon guide et porté mon choix sur l’auberge végétarienne de Reliegos, Ada.

Le hasard ou le chemin font sans doute bien les choses. Sans ce coup du sort, je ne me serais probablement pas arrêtée à Reliegos et je serais passée à côté de cet havre de paix qu’est l’auberge Ada. Repas végétarien, salle de yoga-méditation, installations récentes et thé à volonté dans le séjour avec de la musique relax en fond sonore, ce fut une véritable bulle de sérénité avant de repartir.

Si les gens sont arrivés au compte-gouttes tout l’après-midi, nous sommes finalement une petite dizaine à y passer la nuit et seulement six à avoir décidé de manger là. Autour de la table donc, un couple de français, Chris la canadienne de la veille, une turque et une japonaise. Dépaysement total donc. La soirée sera donc sous le signe de l’échange et chacun aura sa petite anecdote sur le chemin, de ces histoires qui vous laissent un sourire sur les lèvres…

Le menu était lui aussi à la hauteur : salade de crudités du village, soupe de courgettes et gratin de légumes. Copieux et délicieux, ça fait plaisir. Bref, ces deux dernières journées m’ont fait beaucoup de bien et sont l’essence de ce que je recherche sur le chemin…

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