[El camino] Rabé de las Calzadas – San Antón

All journeys have secret destinations of which the traveller is unaware

Moral : mais qu’est-ce qui m’a pris d’envisager de marcher 24 km??? Très chouette auberge par contre.

Physique : fatiguée, pleine de courbatures et oh joie, des ampoules à la plante du pied.

Auberge : San Antón – dons.

La première nuit, c’est toujours la pire, j’ai mal dormi et le réveil est un peu difficile. D’autant que ça s’agite dès 5h30-45, bref, il faut vraiment avoir un sommeil de plomb pour parvenir à profiter un peu de sa nuit. Bref, un peu avant 6h, je suis sortie de mon sac de couchage. Une demi-heure plus tard, attablée devant mon petit-déjeuner composé de tostadas et de galletas M*ría, j’ai papoté un peu avec les américaines à côté de moi et les espagnols d’en face. Le chemin est à peine commencé que je saute déjà d’une langue à l’autre et je m’emmêle un peu les pinceaux parfois…

Vers 7h15, je me mets en route. Le soleil n’est pas encore levé mais la visibilité est suffisante. C’est un peu difficile au début, le temps que les muscles se dérouillent et puis, une fois le bon rythme trouvé, c’est tout de suite plus facile.

Le soleil se lève sur la meseta, quelque part entre Rabé de las Calzadas et Hornillos del Camino

Comme la veille, un long tronçon avant de traverser un village, 8 km, ça me semble si long ! D’autant que contrairement à d’autres années, les gens sont moins bavards. Un Buen camino ou Buenos días et c’est à peu près tout quand on se dépasse. Enfin…

Une offrande sur le chemin, gage d'arriver à Santiago de Compostella ?

Une offrande sur le chemin, gage d’arriver à Santiago de Compostella ?

Hornillos del Camino. Première pause. J’achète des fruits secs, des fruits et une bouteille d’eau avant de m’arrêter plus loin pour prendre un C*la-Cao. Petite pause bienvenue, j’en profite pour me tartiner de crème solaire, le soleil est bien haut dans le ciel maintenant.

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La meseta et ses champs de blé

Une nouvelle étape de 8-10 km avant d’arriver à Hontanas. Des champs de blé à perte de vue, le paysage semble se répéter à l’infini et pas un coin d’ombre. Le temps d’un petit encas et hop, je reprends ma route.

Et là, mauvaise préparation, j’avais en tête que l’arrêt suivant était à 2 km et je me suis plantée. Il y en avait un peu plus de 5 ! Bref, je ne voyais pas la fin de ces 2 km, j’ai même eu un doute sur l’unité de mesure employée par mon guide en anglais. Je trouvais ça long mais j’étais prête à tirer les 3.5 km en plus jusqu’à Castrojeriz (ce qui m’aurait fait un total de 27 km) mais mes pieds m’en ont empêchés.

Si j’avais bien senti venir une ampoule en m’arrêtant à Hontanas, j’avais pris les devants en dégainant les Comp*ed. Sauf que ceux-ci m’ont lâchée à quelques centaines de mètres de San Antón, impossible d’avancer plus loin. Je me suis donc contentée de ces 24 km pour ce deuxième jour…et j’ai bien fait.

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San Antón depuis la route

San Antón, ce sont les ruines d’un ancien couvent. Autant dire que le lieu est particulier. L’auberge compte 3 pièces, la cuisine-salle à manger, le dortoir et une salle de bain. Pas d’électricité ni d’eau chaude (heureusement, j’avais acheté une batterie externe avant mon départ) et elle est tenue par deux volontaires par période de deux semaines. Et ce jour-là, c’étaient Kerri et Sandra, une californienne et une sud-africaine. Super sympathiques et serviables, en arrivant, j’étais déjà sûre d’y trouver ce que je cherchais.

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San Antón, de l’intérieur

Après une douche (froide), me voilà donc partie pour soigner mes pieds et déjà, ça commence mal, je suis à court de comp*ed (l’année passée, je n’en avais presque pas eu l’usage, je n’en ai donc pas racheté cette année, pensant le faire sur le chemin). Évidemment, ce n’est pas ici que je vais en trouver, il n’y a que ces ruines et rien d’autres alentour. Pas de 4G non plus, les murs seraient trop épais. Une fois tout cela accompli, je me dirige vers la pièce commune, histoire de commencer à retranscrire ma journée. Il y aura du passage, tant ceux qui jettent un œil aux ruines avant de continuer leur chemin que ceux qui s’y arrêtent. Sans oublier quelques touristes espagnols. Et vers 16h, Kerri nous a préparé des pop corn. Ça semble un peu improbable mais c’était vraiment inattendu et moi, ça m’a plu.

Vers 18h, ouverture exceptionnel du petit bar en face, nous avons été un petit groupe à nous y rendre. Une petite bière avant le souper, accompagnée de chips offertes par Ángel, propriétaire de ce petit local improvisé. Un très chouette moment en tout cas.

Quant au souper… Que dire ? Les tables étaient sorties, histoire de profiter du décor dans lequel nous étions. Des pâtes préparées par un chef italien qui se trouvait parmi nous ce soir-là, une soupe (malheureusement trop épicée pour moi) préparée par les hospitaleras et de la pastèque en dessert. Bonne ambiance et cerise sur le gâteau, un guitariste de passage a proposé de jouer pour nous ce soir (bon, concert sur base donative quand même, et il avait quelques cds à vendre avec lui). Très chouette, d’autant plus que son instrument très particulier, permet de tirer des sonorités de la guitare classique mais aussi de la harpe et du luth, c’est assez magique… Pour vous en donner une idée :

Et en plus d’être musicien, James Kline est aussi sculpteur. J’ai eu l’occasion de voir l’album de photos de son travail et je dois dire que j’aime assez.

Oh, j’allais oublier, en fin de repas, Kerrie nous a offert un petit souvenir de notre séjour à San Antòn. Une carte postale avec une photo des ruines d’un côté et des citations sur le voyage de l’autre. Un cadeau qui a énormément de sens car chacune de ces citations, plus ou générales, peuvent refléter un jour sur le chemin… et je vous en partage d’ailleurs quelqu’unes en introduction de mes aventures sur le chemin.

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Bref, des moments précieux dans un cadre extraordinaire. Cela valait bien la peine de se passer d’eau chaude et d’électricité !

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Moka

Ce dimanche, j’avais envie de me faire une toile. Mais pas trop tard. Résultat, j’ai jeté mon dévolu sur ce film, une séance en milieu d’après-midi mais surtout, mon coloc’ me l’avait conseillé.

Synopsis : Munie de quelques affaires, d’un peu d’argent et d’une arme, Diane Kramer part à Evian. Elle n’a qu’une obsession : retrouver le conducteur de la Mercedes couleur moka qui a renversé son fils et bouleversé sa vie. Mais le chemin de la vérité est plus sinueux qu’il n’y paraît. Diane devra se confronter à une autre femme, attachante et mystérieuse… (Cinénews)

Mon avis : Ouf, difficile de définir ce film ou mon avis tellement celui-ci est complexe. À plusieurs moments, je me suis demandée comment cela allait finir, où on voulait nous emmener et j’ai été surprise par la tournure des événements.

C’est un film qui est, peut-être, un peu difficile à aborder aussi. Tellement de choses semblent s’y mélanger et les a priori fondent comme neige au soleil, rien n’est évident.

Il n’en reste pas moins qu’il dépeint la douleur d’une mère face à une perte insurmontable et la voie qu’elle se choisit pour continuer à vivre malgré tout. Mais finalement, si tout semble si évident dans l’absolu, il reste un dernier pas qu’il est difficile de franchir.

Un film intéressant et troublant que je vous recommande !

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[El camino] Burgos – Rabé de las Calzadas

It’s your road, and yours alone. Others may walk with you, but no one can walk it for you.

Moral : succession de hauts et de bas, fatigue.

Physique : mais qu’est-ce qu’il fait chaud !

Auberge : Liberanos Domine, privée.

Avant de commencer mon "périple" sur le chemin de Saint-Jacques, cette année, il m’a fallu arriver à Burgos. Pas très compliqué en soi : avion jusque Madrid, arrivée au terminal 4 d’où partent pas mal de bus vers d’autres villes espagnoles et juste un bus pour Burgos une petite heure après l’heure d’atterrissage prévue. Bref, ça semble faisable. Mais quand même, dans le doute et au cas où il y aurait un imprévu, je n’achète pas mon billet à l’avance.

Résultat, quand j’arrive, les seules places disponibles pour un départ depuis le terminal 4 sont pour un départ à 19h45. Soit dans huit heures. Gros pic de stress. Je me dirige vers le guichet (oui, je ne l’avais pas repéré tout de suite, j’ai foncé sur la machine) et là, soulagement, le premier départ pour Burgos est à 12h30 depuis Avenida de America et j’ai franchement le temps d’y arriver tranquille en bus. Ouf. Mon timing est un peu bousculé (une bonne heure de retard :s ) mais je pourrais quand même commencer à marcher aujourd’hui.

Arrivée à Burgos un peu après 15h, il me faut maintenant rejoindre le centre-ville. Easy. Je suis devant la Cathédrale, vais faire tamponner ma credencial et avant de me mettre en route, petit arrêt toilettes. Ouf, les toilettes publiques sont tout à fait praticables, c’est déjà ça. Il est 15h30, il me faut maintenant trouver mon point de départ, c’est à dire retomber sur le chemin. Et là, j’ai bien tourné une bonne demi-heure avant de me souvenir qu’il passait DERRIÈRE la cathédrale et pas devant. Ahem. Bon, c’est parti ! (Enfin !)

Bref, il est 16h bien faites, il fait chaud mais ça y est, je suis en route ! Évidemment, je commence quand tout le monde s’est déjà arrêté pour la journée, ce sera solitude totale. Et ça, ça fout parfois un peu la trouille quand tu es seule au milieu des champs ou à longer une nationale peu fréquentée (tant mieux, c’est plus facile à traverser quand le chemin continue de l’autre côté).

Avec mes déboires de timing, un peu de stress de ne pas atteindre mon premier objectif, je n’ai absolument pas pris la peine de faire des photos. Pourtant, Burgos et sa cathédrale l’aurait mérité (d’autant que l’année passée, sous la pluie et avec cette mauvaise nouvelle qui avait écourté mon séjour, le cœur n’y était pas) ainsi qu’un troupeau de moutons au loin, repérés par le son de la cloche à leurs cous.

Et bien, ce premier tronçon d’un peu plus de 10 km avant le village Tardajos, qu’est-ce qu’il m’a semblé long ! J’en profite pour faire une brève pause dans un petit magasin et me désaltérer avec un bifrutas (boisson lactée aux fruits, j’en raffole) avant de remplir ma gourde à la fontaine toute proche. Allez, plus que 2 km avant l’objectif !

J’arrive enfin à Rabé de las Calzadas, épuisée (le réveil a été plus que matinal ce matin) et assez tard. Même pas le temps de prendre une douche pour le diner servi à 19h…enfin, si, finalement, vu que deux espagnols ont demandé à manger à 20h, je me joindrais à eux.

L'église Santa Mariña et l'autre auberge du village, juste en face de la terrasse d'où j'ai tenu mon journal de la journée en attendant le souper

L’église Santa Mariña et l’autre auberge du village, juste en face de la terrasse d’où j’ai tenu mon journal de la journée en attendant le souper

Installation dans le dortoir, quelques mots échangés sans plus, une douche et puis quelques instants installée sur la terrasse devant l’auberge à transcrire cette journée. Le diner a été plutôt agréable et, si il était très simple (soupe, salade, tortilla, dessert), c’était plus que correct (surtout comparé à d’autres plus loin dans l’aventure). De retour dans ma chambre, les lumières sont déjà éteintes, mes compagnons de chambrée couchés, il ne me reste plus qu’à en faire de même…

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Eh bien, qu’est-ce que c’est dur de reprendre le rythme après les vacances ! Surtout quand on se charge toutes ses soirées ou presque. Résultat, ce weekend, j’ai à peine mis le nez dehors…

Lundi, retour de vacances oblige, ce fut la journée des courses pour remplir les placards et le frigo. Heureusement, petite pause massage et gommage du dos pour récupérer de la rando, ça m’a fait un bien fou !

Sans compter ce stress alors que je ne parvenais pas à retirer des sous aux distributeurs. Apparemment, c’est plutôt que les deux banques dans lesquelles je suis allée au début ne disposait plus de petites coupures (mais le message était pas clair, j’ai cru à un souci avec ma carte).

Mardi aprèm, manif contre le TTIP et je m’étais proposée comme steward pour l’ong dans laquelle je suis volontaire. Chouette manif’, comme souvent, mais je n’ai pas tenu jusqu’au bout. Une bonne heure de retard sur le programme prévu, une fois à court d’autocollant à distribuer pour le flashmob, j’ai rendu mon matériel et je suis rentrée à la maison (après avoir piétiné dans les rues pas loin de 3h, un sac de matériel à l’épaule, je n’en pouvais plus !).

Mercredi, profitant que les cours de néerlandais n’ont pas encore recommencés, je suis allée à la zumba avec ma sœur. Chouette cours et puis ça faisait longtemps, ça m’a fait du bien. Malheureusement, néerlandais oblige, je ne crois pas y retourner avant l’année prochaine minimum😦 .

Jeudi, visite de l’ADAM dans le cadre des nocturnes de musées. Ouverture en soirée et entrée à prix réduit, une chouette formule. La visite s’est révelée intéressante et a été suivi d’une soirée en terrasse en bonne compagnie, que demander de plus ? Quelques heures de sommeil en plus, sans doute, car je suis rentrée très tard pour l’heure à laquelle je dois m’extirper de mon lit et le réveil fut douloureux le lendemain.

Semaine "je prends soin de moi", après le massage lundi, ce fut pédicure vendredi. Et j’en ai profité pour aller pousser la porte d’un magasin de cosmétiques bio pas très loin. Franchement, l’adresse est intéressante, je vous en reparlerai.

Et puis, un weekend tranquille mais vraiment super tranquille… Je suis à peine sortie de chez moi. Juste pour aller faire les courses, aller au concert sur la Grand-Place (et uniquement parce que mes parents et ma sœur y allait et qu’ils sont passés me prendre) et un petit ciné cet aprèm. Moment sympa au ciné, d’ailleurs. Nous n’étions que deux dans la salle et nous avons papoté de cinéma et d’autres petites choses avant le début de la séance (et l’arrivée de trois autres spectateurs).

Et vous, votre semaine ?

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Semaine très intense que celle qui a pris fin hier…

Cinq jours de marche sur le Camino, parfois difficiles, parfois plus légers, dans de chouettes endroits ou moins bien, j’ai encore beaucoup appris cette fois.

Fin de mon périple vendredi vers 8h du matin avec l’arrivée à León et direction Madrid, histoire de passer 24h avec une amie avant de rentrer à la maison.

Une conférence intéressante et un resto entre filles, tel fut le programme du vendredi soir et ce fut très agréable.

Un petit tour dans le parc Madrid Rio et le Matadero avant de me rendre à l’aéroport samedi matin, vraiment ce sont des endroits à voir, le parc est juste génial !

Un gros stress avant d’arriver à l’aéroport suite au retard du bus, les aléas du trafic dans une grande-ville.

Et enfin, une fin de weekend tout cool chez mes parents avant d’attaquer la semaine qui vient…

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L’attentat – Yasmina Khadra

Avant de partir avaler les kilomètres à pied et me "contenter" des ouvrages achetés pour ma liseuse, je me suis dépêchée de finir un dernier livre papier.

Résumé : Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme.
Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien… (Babelio)

Mon avis : Un roman puissant que j’ai préféré au précédent que j’avais lu de l’auteure.

Encore une fois, le point de vue ici est masculin. Il s’agit de celui d’Amine, chirurgien israélien d’origine bédouine. Ses études l’ont mené loin des siens et de leurs préoccupations, presque dans un autre monde où les brimades et les soupçons ont peu à peu disparu…

Alors, après le terrible geste de sa femme, il est perdu, ne comprend plus. Le choc passé, il revient en arrière, à la recherche d’un signe, d’un début d’explication. Et il va peu à peu redécouvrir les humiliations quotidiennes qui sont le lot des siens. Il y a là une terrible description de ce qu’est vivre en Palestine.

La fin, tragique, est toute aussi forte que le reste du roman.

En bref, lisez-le !

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Pole dance, mon bilan

Cet été, j’ai donc suivi une session de cours de pole dance, niveau débutantes. Eh bien, malgré les quelques cours ratés, j’en ai un avis mitigé.

Mitigé, parce que la discipline en soi n’est pas faite pour moi. Enfin, il y a des petits blocages personnels que je devrais surmonter pour y arriver et pour pleinement en profiter. Il faut dire que j’ai beaucoup de mal à lâcher prise. Je ne supporte pas de ne pas avoir le contrôle sur mon équilibre, ma sécurité ou de ne pas me sentir suffisamment safe. Et il faut croire que je n’ai pas confiance en mes capacités à m’éviter d’atterrir brutalement sur le sol. Ce qui avait pour résultat de me freiner dans chacune de mes tentatives et par là, de me rendre l’exercice plus compliqué.

Mon opinion vient aussi en partie de la prof que j’ai eue et dont la manière de donner cours, d’envisager la discipline ne me convenait pas. Dès le premier échauffement, j’ai senti que ça ne collait pas. Et cette impression s’est confirmée lors des deux cours où elle s’est fait remplacer, à chaque fois par une personne différente. Ce fut flagrant, ces deux cours furent les deux que j’ai préféré.

Si, entre le pole dance et moi, ça n’a pas collé, j’ai quand même beaucoup apprécié ces séances. Tout d’abord, le côté complet qui fait que l’on travaille aussi bien musculairement (abdos, pompes, fessiers et cuisses) qu’en souplesse (étirements divers et soin particulier pour le dos). Et puis, surtout, c’est l’ambiance dans les cours entre les élèves. J’ai souvent eu l’impression d’être la moins bonne élève mais personne ne me l’a fait ressentir. Je me suis sentie soutenue et aidée à chaque fois par mes compagnes de cours. Et ça, c’est quand même fantastique ! Elles étaient presque aussi contentes et fières que moi de chacun de mes petits progrès. Au niveau des profs, les deux remplaçantes m’ont fait me sentir plus soutenue et encadrée que l’habituelle et m’ont prodigué plus d’encouragements, ce qui a, là aussi confirmé ma première impression.

Bref, si ce n’est sans doute par un sport qui me convienne, en tout cas, pas de la manière dont il m’a été dispensé cet été, la découverte valait le coup, indéniablement !

Et vous, vous êtes déjà laissées tenter par le pole dance ?

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Une semaine qui se termine, probablement, sur le chemin de Saint-Jacques, quelque part entre Burgos et León (comme ce message est planifié, je ne sais pas où je serais quand il sera publié). J’espère en tout cas que ces premiers jours sur le chemin auront été agréables et riches en rencontres.

Par contre, au boulot, la semaine a été rude. Affluence record et un léger manque de personnel. J’avoue avoir été soulagée de franchir les portes du bureau mercredi et de savoir que je n’y reviendrai pas avant presque deux semaines.

Pour le reste, la semaine a été très agréable. Mardi soir, deux amies de mon coloc’ sont venues manger à la maison. Un chouette moment qui s’est terminé par une partie d’Aventuriers du rail.

Mercredi, lessivée, j’ai reposé mes neurones devant la télé et franchement, de temps en temps, ça fait du bien.

Et puis jeudi, préparation du sac à dos et petit interlude shopping avec Choupette l’après-midi. Rapide pour une fois, elle a en plus trouvé son bonheur.

Et vous, votre semaine ?

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Camino 2016, J-1

Et voilà, demain matin c’est le grand départ. Je pense être relativement prête, en tout cas, plus que lors de mes précédentes étapes.

Le sac à dos, déjà, j’ai l’impression d’avoir nettement mieux géré. Il est nettement moins lourd que la dernière fois. Reste à savoir si j’ai réussi à me délester des choses non essentielles et que rien ne me fera défaut sur la route… (enfin, si, pas moyen de remettre la main sur mes pastilles pour le mal des transports :-s je les avais pourtant ce matin !)

Par contre, contrairement aux autres années, je n’ai pas potassé les étapes avant de partir. J’emmène mon guide avec mon moi, avec un descriptif de chaque étape, histoire de savoir à quoi m’attendre, et un plan des villes étapes ainsi qu’une application dans laquelle j’ai préparé mon itinéraire. Il est un poil ambitieux, une moyenne de 22-23km/jour avec deux jours à 26km et le dernier jour à 18km et ne sera réalisable que si j’arrive à sauter dans le bus de 11h15 pour Burgos en sortant de l’avion demain. Sinon, j’arriverais sans doute trop tard pour marcher mes 13 premiers kilomètres.

Et puis, si mon parcours est si ambitieux, c’est que j’aimerai beaucoup passer une nuit à Madrid et en profiter pour voir une amie avant de reprendre l’avion. Et c’est sans doute cette "carotte" qui m’aidera à mettre un pied devant l’autre.

Verdict à mon retour !

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Une autre idée du bonheur – Marc Levy

Ça faisait un certain temps que je n’avais pas eu entre les mains un roman de Marc Levy et j’ai dévoré celui-ci, prêté par ma Best, en deux jours, totalement charmée par l’histoire.

Résumé : Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?

Dans une station-service proche du campus, elle s’invite à bord de la voiture de Milly et l’entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.

Dotée d’un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Trente ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s’éteignent pas.

Cinq jours en voiture à travers les Etats-Unis…À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d’Agatha.

Jusqu’où devons nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ? Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine. (Quatrième de couverture)

Mon avis  : À travers ce road trip et le passé d’Agatha, Marc Levy nous livre une histoire des Etats-Unis et plus particulièrement des combats menées par les mouvements étudiants dans les années 70. C’est l’un des points que j’ai particulièrement apprécié de ce roman.

Chaque ville, chaque ami rencontré et retrouvé, lève un peu du voile sur l’histoire d’Agatha et sur qui elle était et qui elle est devenue tout en tissant des liens, en laissant se développer la relation entre Agatha et Milly jsuqu’à la révélation de l’antépénultième chapitre.

Sans doute que les bouleversements qui vont se produire dans la vie de Milly à la suite de ce voyage aussi impromptu qu’inespéré sans totalement attendus et sans surprise. Mais ce n’est pas là que réside le plaisir de ce livre, c’est dans ce voyage, dans l’histoire d’Agatha et l’Histoire racontée qu’il se trouve.

En bref, il s’agit d’un roman rafraîchissant, sans prise de tête et très agréable à lire.

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