ça sent la fin…

La fin du mois d’août, la fin de l’été. C’est ce que j’ai pensé lundi soir, dans ce tram qui me ramenait chez moi. Il n’était pas si tard, pas même 22h et déjà l’obscurité m’a semblée plus intense que quelques jours plus tôt. Et c’est la même chose le matin, la lumière change déjà.

Rien de tel qu’une courte semaine pour se reposer. Ou pas. Parce que plus le weekend est long, plus l’on trouve des choses à faire et moins on se repose. Après une chouette parenthèse chez des amis, mardi, j’ai enchaîné sur un après-midi jeux avec mon ancien coloc’ et ses amis. La dernière, ou peut-être pas. Un très bon moment en tout cas. Avant de retrouver ma sœur à notre rendez-vous hebdomadaire du mardi.

Mercredi, il a fallu reprendre la route du boulot et c’était sans envie. La journée n’a, cependant, pas été aussi terrible que ça.

Semaine plus tranquille à nouveau, histoire de récupérer de ce long weekend et puis surtout, ça y est, dernière ligne droite, le mariage est dans deux semaines. Autant dire que je vais réduire mes activités pour être au top de ma forme et assurer dans mon rôle de témoin.

Samedi, dernier essayage de la robe pour ma sœur…et préparation théorique à ce qui nous attend, nous, les deux témoins, ce jour-là… L’habiller, checker la robe à chaque fois qu’elle s’assied, et surtout l’accompagner aux toilettes. Je crois que la journée sera longue. En parlant robe, je pense d’ailleurs à changer de robe pour la cérémonie. J’ai réessayé la robe achetée il y a un mois et que je (de)vais aller porter en retouches demain et finalement, je ne suis pas sûre. Pas sûre d’être à l’aise dedans une journée entière. Donc petite séance shopping demain après-midi, on verra si je fais avec celle que j’ai ou pas.

Et puis, après l’essayage, petit resto avec les futurs mariés et la mère du marié. C’était un moment sympa, encore une fois. Avant de faire un petit crochet chez mes parents. Samedi en famille donc.

Aujourd’hui, ce sera 100% cocoon, à moins que je ne me motive pour aller danser un peu tout à l’heure. On verra.

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L’ombre sur la lune – Agnès Mathieu-Daudé

C’est bien la première fois que, participant à un Masse Critique, je reçois un roman de la Rentrée Littéraire et qu’on me demande de respecter une date bien précise pour la publication de ma critique, au-delà des trente jours après réception. Mais bon, c’est loin d’être contraignant donc je m’y plie de bonne grâce.

Résumé : L’ombre sur la lune aurait prouvé à Magellan que la terre était ronde : tableaux de maîtres, footballeurs ou mafieux en parcourent la surface dans une circumnavigation infinie. À la croisée de ces univers en apparence éloignés, la passion de la Giganta, une Chinoise de deux mètres, pour une œuvre de Goya, réunit Attilio, un Sicilien qui a tué sa femme le jour de leur mariage, et Blanche, une discrète employée de musée qui se croit le sosie d’un célèbre footballeur. Depuis leur rencontre dans les tribunes d’un stade madrilène, la relation mouvementée d’Attilio et de Blanche les mènera jusqu’en Andalousie, le lieu de toutes les rédemptions et de tous les possibles. (Babelio)

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Mon avis : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et finalement, ce fut une agréable découverte. J’ai beaucoup aimé le style et l’écriture d’Agnès Mathieu-Daude, on sent une véritable maîtrise des mots.

L’ombre sur la lune, c’est l’histoire d’une rencontre improbable qui déjoue tous les pronostics. Deux mondes qui se collisionnent, celui de l’art et des musées, celui de la violence et des trafics. Deux âmes esseulées qui se trouvent, se repoussent, se cherchent.

C’est une histoire qui fait la part belle à l’art, la peinture en particulier, à l’Espagne, l’Andalousie et leurs cultures au sens large. Des éléments qui ne pouvaient que me parler et me toucher.

Et puis, surtout, c’est un roman qui nous présente deux personnages plutôt touchants, même si, à la lecture des premières pages, on aurait jamais cru s’attacher autant à leur destinée, à leur sort.

Bref, une belle parenthèse. Merci à Babelio et aux Éditions Gallimard pour cette découverte.

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Summer 1993

C’est un film dont le trailer m’avait intriguée. Résultat, alors qu’une amie venait d’annuler notre sortie ciné pour un autre film pour cause de retard de train, je me suis dit que c’était l’occasion.

Synopsis : Suite à la mort de ses parents, Frida, 6 ans, quitte Barcelone et part vivre à la campagne chez son oncle et sa tante et leur petite fille de 3 ans. Le temps d’un été, l’été 93, Frida apprendra à accepter son chagrin, et ses parents adoptifs apprendront à l’aimer comme leur propre fille. (Cinenews)

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Mon avis : C’est un film plutôt complexe que nous avons là.

Il y a tout d’abord le deuil de sa mère que vit Frida, petite fille de six ans, pourrie gâtée par ses grand-parents et à qui son oncle et  sa tante tentent de fixer des limites.

Il y a la relation compliquée entre Frida et sa cousine. On sent de l’envie, de l’admiration, de la jalousie, un brin de cruauté aussi parfois. Frida cherche sa place dans cette nouvelle famille et teste les adultes qui l’entourent maintenant.

Et puis, aussi, en filigrane, on devine à travers de petits indices disséminés de-ci de-là que la mère de Frida est morte du SIDA avant cette confirmation alors que Frida pose des questions sur la mort de sa mère à sa tante et que celle-ci lui explique. Il y a donc aussi ce secret de polichinelle et les réactions des gens vis-à-vis de cet enfant dont la mère était séropositive au début des années 90.

Bref, c’est un film intéressant et profond.

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Cocoon

C’est dingue comme en été, malgré certaines activités qui s’arrêtent, les semaines filent, l’agenda se remplit et on a vite l’impression de courir dans tous les sens. Après ces dernières semaines assez intenses, j’ai ressenti le besoin et la nécessité de ralentir le rythme, de passer des soirées relax chez moi, tranquille.

Ça ne m’a pas empêchée de commencer la semaine par une sortie ciné avec une amie. Nous avons été voir « The Nile Hilton Incident » et j’en suis sortie plutôt dubitative.

Mardi, j’ai eu droit à un chouette moment inattendu au boulot avec une affiliée. Qui m’a remerciée des infos données et de ma bienveillance avec une petite phrase totalement inattendue, on était deux à rire au bout du fil.

Et puis, j’ai profité de mes nouveaux coussins pour passer des soirées bien installée dans mon canapé. Rien à dire, c’est top confort maintenant.

Un petit stress concernant ma robe pour le mariage de ma sœur. Je dois la faire légèrement raccourcir mais le mois d’août ne semble pas être la bonne période. Enfin, j’ai contacté une couturière, actuellement en vacances, qui m’a assurée qu’en lui amenant ma robe le 21, je l’aurais à temps. J’espère que ça sera effectivement le cas, car la marge est assez étroite.

Assez contente aussi d’avoir dégoté un roman dont j’ai entendu beaucoup de bien en seconde main. Il ne reste plus qu’à le lire.

Et puis, dernière réunion de préparation pour le mariage avec les mariés et les autres témoins. Ça se concrétise de plus en plus et franchement, je serai contente quand ce sera derrière nous ! Et je dois dire que si, à la base, je n’étais pas une inconditionnelle du mariage, là, je le suis encore moins. En tout cas, de préparer une « fête » comme ça.

Aujourd’hui, journée plutôt casanière avec du ménage au programme avant d’aller me mettre au vert pour 24h chez des amis et profiter de ce looong weekend.

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Ce qui nous lie

Alors ça, c’était un film que je voulais vraiment vraiment vraiment voir. Celui-là, ça m’aurait fait mal de le louper en cinéma. J’ai bien cru d’ailleurs que ça allait être le cas, les programmations des cinémas de semaine en semaine sont tellement aléatoires parfois.

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette et son frère, Jérémie.
Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. (Cinénews)

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Mon avis : Alors, comment dire ? J’avais pas mal d’attente avant d’aller le voir et elles ont été rencontrées. C’est sans doute l’un des meilleurs films que j’ai vu cette année et le genre qui, en plus de la satisfaction d’avoir vu un bon film, vous laisse un sourire au coin des lèvres.

Il faut dire qu’il mêle à merveille les moments d’émotion, de tension et les pointes d’humour. Le cocktail est parfait.

Le pitch est relativement simple mais particulièrement bien traité et abordé : le père meurt, les enfants doivent décider quoi faire de cet héritage énorme, voir encombrant. C’est le moment pour chacun de faire le point sur ce qu’il veut, attend de sa vie, sur ses projets et ses envies. Le tout, rythmé par la vie de l’exploitation vinicole et du travail de la vigne. Autant dire que c’est un élément important, presque un personnage à part entière du film. Ces paysages magnifiques sous le charme desquels, à l’instar de Jean, je suis tombée. Paysages qui me rappellent La Rioja, où j’ai vécu quelques années.

C’est intelligent, bien dosé, sensible. À plusieurs moments, on aurait même envie de traverser l’écran et de les rejoindre autour de ce verre de vin ou de cette célébration de la fin des vendanges.

Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez !

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El corazón helado (Le cœur glacé) – Almudena Grandes

Depuis que j’ai commencé à lire ses Episodios de una guerra interminable, Almudena Grandes fait partie des auteurs que je prends plaisir à lire. Énormément. El corazón helado, même si il ne fait pas partie de ce cycle des Episodios de una guerra interminable, traite lui aussi de ce thème de la guerre civile espagnole. Même si c’est doute un peu moins direct.

Résumé : Le jour de sa mort, Julio Carrión, prestigieux homme d’affaires qui a acquis son pouvoir durant la dictature de Franco, lègue une fortune considérable à ses enfants. Il leur laisse également un passé incertain, caché, chargé de culpabilité, qui remonte à ses années dans la division azul, durant la guerre civile espagnole. À son enterrement, en mars 2005, son fils Álvaro, le seul à ne pas avoir voulu travailler dans les affaires familiales, est étonné par la présence d’une belle jeune femme que personne ne reconnaît et qui fut peut-être la dernière maîtresse de son père. En revanche, Raquel Fernandez Perea, fille et petite-fille de républicains exilés en France, n’a jamais oublié le mystérieux épisode de son enfance, quand, après la mort de Franco, elle avait accompagné son grand-père chez des inconnus qui lui semblaient étrangement liés à l’histoire de sa famille.

Aujourd’hui, le hasard réunit Álvaro Carrión et Raquel Fernández, irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Dans une quête passionnante et douloureuse, ils vont découvrir l’influence dramatique d’anciennes histoires familiales sur leurs propres vies.
Le Cœur glacé est un roman magistral qui entraîne le lecteur dans son histoire comme un fleuve déchaîné. (Babelio)

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Mon avis : J’ai adoré ! Et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal au début avec la relation naissante entre Álvaro et Raquel, je ne voyais pas ce qu’elle venait faire au milieu des flash back de la guerre civile, de l’exil, de la deuxième guerre mondiale, du retour… Et puis, petit à petit, chaque pièce du puzzle trouve sa place.

C’est une fresque magnifique de l’Espagne du XXe siècle que nous offre là Almudena Grandes. Une histoire, des mots qui résonnent encore moi, alors que j’ai refermé cette brique énorme il y a quelques jours déjà. C’est une plongée dans cette ambiance feutrée de non-dits, de secrets et ces tensions qui ont traversés toutes les familles espagnoles et qui les traversent peut-être encore.

Personne n’est oublié. Ceux qui ont choisi le clan des « gagnants », ceux qui ont choisi de partir et ceux qui sont restés, par défaut. Ceux qui ont été braves, ceux qui ont été lâches, ceux qui ont souffert, ceux qui ont profité des « opportunités ».

Une histoire qui prend aux tripes pour ces visages, ces petites histoires que donne, avec beaucoup de tendresse, Almudena Grandes à cette partie sombre de l’histoire, pas si ancienne, d’Espagne.

À lire, sans aucun doute !

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