Retour à la réalité

Après deux semaines de mariage et de rythme estival, cette fois, ça y est, on reprend le chemin des cours de néerlandais, de danse et de yoga. Si mes soirées ont donc été bien occupées, tout ça s’est quand même fait en douceur.

Par contre, au boulot, c’était full full full. Du genre, à peine arrivée, tu as déjà envie de repartir…

Sinon, qu’est-ce que c’était bon ce petit cours d’une demi-heure de salsa (ben oui, portes ouvertes=cours gratuit=amuse-bouche plutôt que vrai cours). N’empêche, c’est comme la macarena, le da alegria al cuerpo.

Mardi, découverte de mon nouveau cours de néerlandais. Le prof est plutôt sympa et le groupe aussi. Par contre, pas d’examen pour ce module d’un quadrimestre, il s’agira d’évaluation continue. On verra à l’usage si c’est mieux… ou pas.

Jeudi, retour du cours de yoga et, mon dieu, qu’est-ce que ça fait du bien ! L’impression de mesurer quelques centimètres de plus en sortant du cours, comme toujours. Et surtout, cette sensation de relaxation totale.

Vendredi, une avant-première avec des amies, Le Redoutable. Petite déception, l’acteur principal, Louis Garrel, n’ayant pas pu faire le déplacement, comme cela était annoncé. Petit verre de débrief du film ensuite. Un moment bien agréable comme à chaque fois.

Ma sœur a reçu les photos du photographe et j’ai eu la chance de pouvoir les visionner avec les mariés. Elles sont justes magnifiques !

Et puis, comme toujours, la semaine a été pleine de ces toutes petites choses qui font le bonheur : un arc-en-ciel au loin après des trombes d’eau tombées du ciel, un café avec une amie sur le temps du midi, ces viennoiseries apportées par deux collègues, sans s’être concertés, car la semaine a été difficile, un petit message qui fait plaisir ou encore d’apprendre que Choupette a réussi ses examens et que mon autre sœur vient d’obtenir son permis.

Et chez vous, c’était comment cette semaine ?

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Danse de la vie brève – Hubert Antoine

Voilà un livre dont, comme souvent, je ne savais pas quoi attendre. Le plaisir d’en tourner les pages n’en aura été que plus grand.

Résumé : «Je regarde ce clochard étalé au centre de la pièce. Son sommeil lui donne un air de bâton. J’ai l’impression qu’il se changerait en poussière si je le fixais trop longtemps. Le soleil et la terreur ont dû le momifier. Tout son être pue à des kilomètres à la ronde ou peut-être est-ce l’odeur même des kilomètres quand on les prend de face. L’odeur de la fuite, l’odeur de l’épuisement. Le peu qu’il m’a raconté de son histoire ressemble à un jeu de cache-cache avec le vent.»

C’est à travers son journal intime que nous découvrons Melitza, une jeune Mexicaine de vingt-trois ans. Trois carnets posthumes datant de 2006 – retrouvés et commentés par son père – retracent sa cavale avec Evo, un «bel indigent» au charme énigmatique. Ensemble, ils partageront tout : expérience hallucinogène, barbarie policière, amour fou et insurrection populaire. Dans ce premier roman, qui doit autant au goût de l’aventure qu’à une écriture aux images décalées, chaque événement, du plus sensuel au plus tragique, possède son pas de danse. (Babelio)

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Mon avis : Tout d’abord, j’ai été surprise, et très agréablement surprise, par la plume de Hubert Antoine. Je me suis laissée emportée, envoûtée, emmenée par ces mots chuchotés, susurrés à l’oreille.

Et pourtant, un drame se produira dans les premières pages du roman. Mais malgré, l’innommable, Melitza continue tant bien que mal de vivre. Comme elle peut. On se laissant porter par les événements, par les vagues avant de reprendre les rênes de sa vie.

J’ai été séduite par la poésie, presque la musique, qui se dégage des mots de Hubert Antoine. J’ai beaucoup aimé aussi découvrir le Mexique, ses us et coutumes à travers ces personnages. On sent l’intérêt et la passion de l’auteur pour ce pays.

Un livre difficile à résumer, à décrire. Lisez-le. Un point, c’est tout.

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Seven Sisters

Profitant d’un jour de congé, j’ai filé voir ce film dont j’avais vaguement entendu parler et je n’ai pas été déçue.

Synopsis : 2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement… (Cinenews)

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Mon avis : Et bien, j’ai beaucoup aimé ce film. Franchement. Il y a de l’action, un poil de projection dans un futur qui glace le sang, une pincée de prise de conscience de la manière dont nous vivons et de son impact sur notre planète, un brin d’humour et beaucoup d’émotions.

D’emblée, on est projeté dans un scénario catastrophe. Le réchauffement climatique n’était pas une élucubration de quelques illuminés et il a eu des conséquences telles qu’une politique de l’enfant unique est mise en place. Et elle est plutôt musclée, trop même (mais chut, je ne voudrais pas vous spoiler).

Si j’ai beaucoup aimé cette partie « réflexion sur notre futur », le film se concentre ensuite sur les sept sœurs. Leur vie partagée où elles incarnent une seule et même identité chacune leur tour. La façon dont chacune gère ou pas cette « vie » et les tensions inhérentes à celle-ci. Les choses auxquelles chacune doit renoncer pour permettre la survie de la fratrie.

Et puis, l’une d’entre elle disparaît et tout bascule. Leur secret semble éventé et, parties à la recherche de Monday et engagées dans une lutte pour leur vie, elles finiront par changer le monde dans lequel elles vivent.

Un film très intéressant, qui pose aussi la question des limites à poser à la survie de notre espèce, notamment via les déclarations de la présidente, Nicolette Cayman. J’aurais juste voulu en découvrir et en savoir plus sur ce monde en 2078 et être parfois un peu moins centrée sur les sept sœurs.

À voir, donc.

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Semaine de mariage

Et voilà, cette fois, ça y est, cette page peut enfin se tourner. Ils se sont mariés civilement la semaine passée et hier on a célébré ça.

Jolie semaine que celle qui s’achève ici, même si j’ai eu l’impression de ne pas avoir arrêté de courir.

Pour bien commencer la semaine, lundi soir, c’était danse orientale. Un cours de 2h30 d’initiation, ça m’a beaucoup plu. Et cerise sur le gâteau, j’y ai croisé une fille qui était à l’univ’ avec moi. Petit moment mise à jour. Bref, maintenant, il ne me reste plus qu’à choisir : salsa, bachata ou danse orientale cette année ? (parce qu’avec les cours de yoga et de néerlandais, je dois faire un choix).

Belle journée que celle de mardi, côté météo, et surtout une envolée des températures qui nous a permis de nous échapper des bureaux plus tôt. Chouette soirée en compagnie des jeunes/futurs mariés, en terrasse, un verre à la main, une frite dans l’autre.

Mercredi, c’était un peu la folie… Entre programmer un diner avec une amie, faire le ménage dans l’appart (c’était plus que nécessaire) et tester les vidéos et powerpoint pour le mariage, je ne savais presque plus ou donner de la tête…

Le lendemain, ma journée de congé a été plus que rentabilisée. Elle a commencé par un test de niveau en néerlandais, vu que je change à nouveau d’école. Et ouf, je maintiens le niveau acquis précédemment, ça fait plaisir. Petite déception poru ma comparse qui, elle, a été descendue de niveau… Leur test commençant par l’oral, où elle ne se sent pas à l’aise, elle a perdu ses moyens et ça a dirigé la suite du test.

L’après-midi fut plus cool avec la pause manucure et pédicure avant une petite séance de ciné avec 120 battements par minutes. Juste magnifique.

Vendredi, veille du « mariage ».  J’ai retrouvé une amie et son petit bout en fin de matinée. Petite balade dans le parc Duden avant d’aller manger un bout. N’étant pas habituée aux si petits (pas encore deux mois), j’ai été impressionnée par la facilité avec laquelle s’est passée notre matinée.

Et puis, aprèm’ préparation de la salle et de la déco avant le grand jour. Une journée qui a filé à la vitesse de la lumière. Beaucoup de stress du côté des témoins et beaucoup moins pour les mariés mais tout s’est passé parfaitement et ce fut une belle cérémonie.

Aujourd’hui, drôle de journée, un peu hors du temps chez mes parents avant un concert tout à l’heure. Une semaine bien remplie, donc.

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Les fiancés de l’hiver (La Passe-Miroir, tome 1) – Christelle Dabos

Après avoir vu passé de nombreux avis positifs sur le premier tome de cette saga, je l’avais mis dans une liste de pense-bête. Et puis, au hasard d’une vente de livres de seconde main, j’ai eu l’occasion de me le procurer en grand format…avant de le recevoir en poche via le swap organisé par Armalite. Autant dire que Sybille avait visé juste. Qu’à cela ne tienne, j’ai gardé le poche et offert le grand format à l’une de mes collègues qui a été ravie de le découvrir à son tour.

Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant. (Babelio)

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Mon avis : J’ai beaucoup aimé découvrir cet univers un peu magique et ceux qui l’habitent. Le personnage d’Ophélie est très attachant et sa fragilité apparente n’est qu’apparence, justement.

La relation qui se tisse petit à petit entre Ophélie et Torn paraît assez intéressante. Vivement les deux tomes suivants pour voir comment tout cela va évoluer. Et surtout, comment Ophélie va s’adapter à sa nouvelle vie faite d’intrigues, de complots et de manigances où les ennemis semblent plus nombreux que les alliés.

Petit bémol pour ma part : il ne se passe pas grand chose dans ce tome. On découvre le monde d’Ophélie et puis on découvre avec elle celui dans lequel elle est amenée à vivre à partir de maintenant. Bref, ce monde s’avérant complexe et les éléments à mettre en place et à expliquer pour pouvoir poursuivre l’intrigue nombreux, j’ai terminé ce tome sur un sentiment de frustration. Autant dire que je ne vais pas tarder à me procurer la suite !

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Compostelle, le Chemin de la Vie

Alors, ça, c’est un documentaire que je ne voulais absolument pas rater sur grand écran ! Et je n’ai pas été déçue…

Synopsis : Le pèlerinage de Compostelle est une expérience qui attire de plus en plus chaque année. Le pèlerin est amené à dépasser ses limites et se confronter à lui-même et à son environnement. Les épreuves sont physiques mais surtout intérieures. Le réalisateur a suivi pendant 3 ans le parcours de plusieurs pèlerins. Aucun de leur chemin n’est identique. Etape après étape un nouveau rythme de vie s’installe, le chemin offre de nouvelles perceptions. Les contacts répétés avec la nature, les éléments et les autres pèlerins replacent chaque personnalité à juste place. L’alchimie du chemin opère peu à peu. (Cinenews)

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Mon avis : J’ai adoré. Les images sont magnifiques et même si elles représentent en majorité la partie du Chemin en France, j’ai retrouvé des paysages que j’ai eu l’occasion de traverser. Et puis, surtout, l’écho des mots de ces pèlerins avec ma propre expérience m’a (re)donné l’envie de continuer mon Chemin l’année prochaine. Et plus encore, de poursuivre au-delà de Compostelle, jusque Fisterra.

Ce qui ne gâche rien à l’atmosphère du Chemin parfaitement retransmise, ce sont les petites citations inspirantes qui s’intercalent entre les témoignages.

Bref, c’est juste un moment magique qui m’a ramené à toutes ces belles rencontres, ces difficultés et ce surpassement de soi qui sont le quotidien du chemin.

Caminante, no hay camino

El camino se hace al andar

Antonio Machado

 

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