Las tres bodas de Manolita (Les trois noces de Manolita) – Almudena Grandes

Après chaque nouveau roman, je suis encore un peu plus fan de cette auteure. Et, évidemment, cette fois-ci n’a pas dérogé à la règle.

Résumé : Madrid, à la fin de la guerre civile. Survivre est un travail quotidien et difficile. Surtout pour Manolita qui doit se charger de sœur Isabel et de ses trois frères et sœur plus jeunes car son père et sa belle-mère sont incarcérés et son frère Antonio vit caché dans un « tablao » de flamenco. Il viendra à l’idée d’Antonio une manière désespérée de prolonger la résistance : utiliser des polycopieurs que personne ne sait faire fonctionner pour imprimer de la propagande clandestine. Et il parviendra à ce que sa sœur Manolita, la demoiselle « Ne comptez pas sur moi » rende visite à un prisonnier qui pourrait leur donner la clé de leur fonctionnement. Manolita ne sait pas que ce jeune homme timide et  peu attirant va devenir un homme déterminant dans sa vie et qu’elle voudra lui rendre visite à nouveau, après différents périples, au détachement pénitentiaire de la « Valle de los Caídos ». Mais avant cela elle doit découvrir qui est le délateur qui erre dans le quartier. (Quatrième de couverture, traduit par mes soins plus ou moins correctement…)

Mon avis : Il s’agit ici du troisième tome des « Épisodes d’une guerre interminable », tomes qui peuvent tout à fait se lire séparément. On entre ici, comme dans « Inés y la alegría » dans les tous débuts de la guerre civile, la résistance et puis l’oppression et la dictature. Et l’on suit les héros jusqu’à la fin des années 70 et la fin de ce régime totalitaire. Les conditions de vie à Madrid, le climat pesant, la peur mais aussi la résistance et ses dangers, la vie pénitentiaire et les trafics alentours, les excès d’un régime qui fait payer jusqu’aux enfants des « rouges ». Bref, rien n’y manque. Et malgré tout cela, l’espoir et la joie de chaque petite victoire sont présents tout au long du récit. On se laisse prendre, on tremble pour Manolita et tous les autres, on rit aussi parfois.

Et comme toujours, c’est magnifiquement écrit, malgré ces chapitres interminables où aucun espace entre les lignes ne permet de prendre une pause (et a, une fois encore, été la cause de quelques heures de lectures nocturnes et des levers difficiles qui en découlent).

À lire, sans aucune hésitation. Ne fusse que pour découvrir ces épisodes de l’histoire européenne que l’on connaît souvent assez mal.

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